| Hard-discount
:
plus de 20%
des supermarchés hexagonaux
Lumière crue,
alignement de cartons en guise de rayons, queue garantie aux caisses...
le hard-discount mène la vie dure à ses clients. Un concept qui
a peut-être ses limites en dépit de l'atout prix.
En avance sur
son temps, l'enseigne ED L'Epicier est restée longtemps seule sur
ce créneau du hard-discount. Le temps d'habituer les consommateurs
à une démarche d'achat "strictement utilitaire", dénuée de tout
confort. Aujourd'hui – marché porteur oblige ! –, elles ne sont
pas moins de treize (Aldi, Lidl, Le Mutant, l'As des Prix, Norma...)
à se partager ce nouveau segment des "courses à bas prix". Toutes
ont spéculé sur une croissance "champignon" des ménages acheteurs.
Une démarche
d'achat utilitaire
Celle-ci a été effective entre 1989 et 1994, atteignant des taux
records de l'ordre de 40 % par an. Malheureusement, cette courbe
exponentielle n'a eu qu'un temps, 1995 sonne déjà le glas d'un retour
à la normale, avec seulement 2 % de clients supplémentaires. Parallèlement
pourtant, le nombre de magasins poursuit sa progression : 331 ouvertures
en 1994, 128 en 1995. Un dynamisme qui a encore largement soutenu
la croissance en unités de la grande distribution : le maxidiscompte,
selon le terme français consacré, est responsable de 64 % des créations.
Et ce n'est pas fini, semble-t-il, puisque les projections à l'horizon
2000 prévoient quelque 2 500 à 3 000 points de vente.
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1613
supermarchés hard-discount (toutes enseignes
confondues).
• 681 m2
: surface moyenne d'un magasin hard-discount.
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