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Le
commerce
de demain vivra-t-il totalement à l'heure électronique ?
Après le
succès du télé-achat et du Minitel, les boutiques électroniques
marquent une nouvelle avancée, avec l'apparition de galeries marchandes
sur Internet.
Les réseaux America On Line ou Infonie avaient déjà leur boutique
virtuelle.
Depuis mai dernier, France Télécom Interactive a ouvert la sienne...
Le shopping
virtuel est-il vraiment vendeur ? Sans doute, à en croire ses résultats.
Lancé en 1986, le télé-achat compte aujourd'hui plus de 2 millions
de clients, et les ventes par Minitel sont une manne pour les vépécistes,
qui réalisent ainsi plus de 15 % de leur chiffre d'affaires.
La Redoute obtient 16 % de ses ventes par Minitel, 2 % sur la boîte
vocale Redoutel et déjà 2 % sur Internet après quelques mois d'existence.
Créé par France Télécom Interactive (filiale de France Télécom),
Wanadoo donne accès à Internet sur abonnement. Au programme : messageries,
informations, animations, mais aussi une véritable galerie commerciale
car faire son shopping sur Wanadoo, c'est découvrir, page après
page, les vitrines de plus de 80 enseignes : Nouvelles Frontières,
les Trois Suisses, la SNCF, Degriftour, La Redoute, Décathlon...
Seul bémol, le paiement sécurisé est aujourd'hui encore difficile
sur Internet. Quelques initiatives très intéressantes ont déjà vu
le jour (KLELine). Conséquence, la plupart des enseignes n'offrent
encore actuellement qu'une vitrine sans possibilité d'achat en ligne.
Pour certaines, il est cependant possible de payer par carte bancaire
en utilisant la "passerelle Minitel" de Wanadoo. Les banques étudient
pour 1997 la mise en place de systèmes de paiement sécurisé sur
Internet.
Simple d'accès et d'utilisation, le shopping électronique comporte
des avantages certains pour le promeneur du Web : rapidité de consultation,
découverte des produits en détail, grâce à des séquences animées
ou à des catalogues interactifs. Côté fournisseurs, on apprécie
l'économie de documents, la possibilité de réactualiser l'offre
en permanence et le raccourcissement des délais.
Guy de Comeiras, responsable de la communication chez FTI/Wanadoo,
explique : "Notre galerie accueille chaque semaine cinq ou six nouveaux
fournisseurs. Ils sont à la fois séduits par les potentialités du
commerce électronique et conscients de l'enjeu qu'il représentera
dans quelques années.
"Aujourd'hui, nous en sommes aux prémices mais, à terme, s'il n'est
pas là pour remplacer le commerce traditionnel, le commerce électronique
sera un outil supplémentaire à ajouter à la palette des moyens de
distribution."
Sophie Mouton-Brisse
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