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L'exemple
américain...
Outre-Atlantique,
les grandes surfaces cultivent déjà depuis longtemps le service
au client. Une philosophie qui fait aussi école en Europe.
Les Américains
ont un credo : "Aucune idée n'est saugrenue lorsqu'il s'agit de
satisfaire le client."
Là où les Français raisonnent en termes de charges immédiates, les
Américains se projettent dans l'avenir. L'enjeu est simple : souhaite-t-on
gagner ou perdre des clients ? D'où une surenchère de services,
gratuits en apparence, mais le plus souvent générateurs de consommation.
Ainsi, K-Mart installe aujourd'hui dans 200 de ses discount-stores
à vocation non alimentaire des "pantries", (garde-manger), un nouveau
service placé à l'entrée du magasin et destiné à retenir le client.
Bilan : une augmentation des ventes de 20 à 30 %.
Un achat
"divertissement"
De son côté, Toys'R'US décline aussi cette stratégie du "service
à vocation commerciale" dans sa nouvelle enseigne en test, Kids
World.
Acheter devient "accessoire". Selon la formule des parcs d'attractions,
les enfants peuvent "se faire prendre en photo avec leurs jouets
préférés", "se faire faire un shampooing éléphant" ou "une coupe
BD", écouter les histoires drôles des "amuseurs" déambulant dans
les rayons... pendant que les parents achètent jouets, meubles, vêtements.
Un état "d'esprit de service" que les Américains exportent dans
le monde entier. Dans les McDonald's comme dans les boutiques Disney,
sourire et amabilité font partie intégrante de l'acte de vente.
Une recette efficace que les Européens tentent aujourd'hui d'adapter
en proposant de nouveaux services dans les galeries commerciales
: pressing, ramassage du courrier... |