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Web, mégabases,
téléachat,
la VPC
se la joue techno !
Agée de deux
cents ans, la vente par correspondance ne désarme pas. Certes, elle
a connu des crises, mais aujourd'hui, en possession de nouveaux
outils, elle s'apprête à affronter le défi du XXIe siècle : le commerce
virtuel.
Née en Europe
comme l'imprimerie, la vente par correspondance apparaît avec les
premiers catalogues qui étaient en fait des listes d'ouvrages que
les éditeurs adressaient à leurs acheteurs potentiels : lointains
notables de province, seigneurs isolés dans leurs castels ou rares
libraires des grandes cités. Vinrent ensuite les premiers journaux
et leurs abonnés.
1771
Edition du premier catalogue de la VPC
En 1771, la maison Vilmorin édite le premier catalogue français
de vente par correspondance. En 1865, Aristide Boucicaut, le fondateur
du Bon Marché, édite un catalogue de cinquante pages présentant
1 500 articles et leurs prix.
C'est la fin de l'isolement des campagnes : le plus fameux des grands
magasins parisiens allait à elles par la poste et la voie ferrée.
En 1885, la société Manufrance fait son apparition avec son célèbre
catalogue d'armes, de cycles et de machines à coudre.
1922
La laine à tricoter est vendue par correspondance
En 1922,
subissant une grave crise économique, la filature de La Redoute
tente avec succès la vente par correspondance de la laine à tricoter.
1923
Le textile est acheminé par la poste
En 1923, les usines textiles de La Blanche Porte s'engagent à leur
tour dans l'aventure. En 1932, c'est au tour des 3 Suisses.
Jusqu'en 1960, la VPC française poursuit son chemin. Encore relativement
limitée et artisanale, elle est essentiellement destinée à une population
rurale au budget réduit et aux exigences restreintes, à qui elle
vend essentiellement des habits de travail.
Au cours des années suivantes, l'élévation générale du niveau d'information
du consommateur, l'accélération du rythme de vie des citadins, la
dépersonnalisation du commerce de détail et l'implantation croissante
des grandes surfaces font exploser la vente par correspondance.
1975
Grâce au Minitel, les délais sont plus courts
La diversification de l'offre et des moyens de vente, l'arrivée
du Minitel en 1975, le raccourcissement des délais puis l'apparition
des premiers catalogues virtuels, sur le Web en 1994, relancent
chaque fois le débat : quel avenir pour la vente par correspondance
?
Pourtant, elle affiche un chiffre d'affaires de 46,8 milliards de
francs en 1996. En renforçant l'image de la vente par correspondance
en tant que secteur de pointe occupant le terrain des médias innovants,
avec le développement du téléachat et surtout du shopping sur Internet,
la vente par correspondance démontre, une fois de plus, sa formidable
capacité de rebondissement.
Plus que tout autre, cette forme de commerce est un observatoire
du comportement et des évolutions sociologiques des consommateurs.
Plus que tout autre enfin, elle est directement liée à l'évolution
des technologies. La VPC n'a pas dit son dernier mot... |