|
Equipement
et positionnement / 1998
Les nouveaux
concepts de magasins
Comment
attirer un consommateur qui ne se contente plus de remplir son Caddie
au meilleur prix, dans des linéaires anonymes...
Les études sont
formelles, "une boutique refaite, c'est 20 à 30 % de chiffre d'affaires
en plus"... pour un coût moyen de 6 000 à 7 000 francs le mètre carré".
Yves Rocher sur les Champs-Elysées a augmenté son résultat de 46
% après rénovation. L'hyper Leclerc d'Argentan a passé le cap des
90 000 clients par mois, soit 10 à 15 % de plus, pour un coût de
12 MF. Les tendances qui plaisent ? Un design sobre aux lignes contemporaines
chaudes, l'alternance de matériaux (bois, verre, jeux de miroir...),
un éclairage étudié. Le point de vente des années 2000 se veut aéré,
chaleureux, et ouvert sur l'extérieur... C'est le concept Maxi-Livres
ou Sephora. Pas de porte à pousser, l'offre est plus accessible.
Même démarche dans la parapharmacie (Euro-Santé-Beauté, Parashop...)
qui tourne résolument le dos à l'ambiance aseptisée de l'officine
pour un concept valorisant le "bonheur de s'occuper de soi"... Là
encore de plus en plus de boutiques sans portes, ouvertes sur une
galerie commerciale, avec mobilier en bois, musique d'ambiance,
accessibilité des produits et cabines de soins... La revalorisation
esthétique serait-elle une recette miracle ? Oui, à condition d'être
menée de concert avec une réflexion approfondie de l'enseigne sur
ses cibles, son positionnement, son offre... Un aménagement intérieur
réussi, générateur de trafic supplémentaire, est généralement le
reflet d'une remise en question globale.
Le
spectacle est dans le magasin
Les foires aux prix ronds et les opérations prix bas n'attirent
plus... Bon an, mal an, la vie d'un hyper est rythmée par une quarantaine
d'événements promotionnels : de Noël à la Saint-Valentin en passant
par Halloween et la Chandeleur... Des opérations devenues classiques
qui ne suffisent plus à interpeler un consommateur saturé de prospectus
et de semaines exceptionnelles... Comment sortir de cette banalisation
qui génère une "consommation utile" ? Quelle est la recette idéale
pour réintroduire la convivialité et faire rêver les clients ?...
Réponse : concevoir l'animation autrement, non plus autour des prix,
mais dans un esprit purement festif et événementiel. "L'animation-spectacle"
a le vent en poupe. Durant l'opération Festimagic de Carrefour,
plus de 850 troupes d'artistes de rue se sont produites dans les
117 magasins de l'enseigne. Leclerc, de son côté, a préféré jouer
l'exotisme avec une fête des Antilles : groupes folkloriques, jeux,
fleurs fraîches livrées par avion, sélection de produits (250) digne
d'une boutique spécialisée...
Le
confort d'achat
Selon une enquête de Points de vente, les consommateurs réclament
des garderies pour enfants (même payantes), des chariots de tailles
multiples, des bornes indiquant les promotions, des fontaines à
eau, des machines à café, des rayons sans odeur, des toilettes propres,
des aides pour ensacher, des espaces repos pour les personnes âgées..."
Au-delà de la recherche d'un cadre esthétique et dédié à l'animation-spectacle,
le confort, la propreté et l'humanisation sont aujourd'hui trois
vœux forts des consommateurs.
|