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Fidélité
:
la liberté
de choisir
Le capital d'une enseigne repose autant sur ses clients que sur
ses marques.
Une
enseigne sans programme de fidélisation est considérée comme dépassée
et peu dynamique. Preuve qu'aux yeux du consommateur, la prime au
bon client, sorte de retour sur consommation, fait désormais partie
intégrant de l'acte d'achat. Cette composante nouvelle bouleverse
le mécanisme traditionnel de l'offre et de la vente. La marque et
le distributeur doivent apporter ce "quelque chose en p1us" - comme
le souligne l'0bservateur Cetelem 99 - qui déterminera la préférence
et la régularité.
Les actions
de fidélisation sont incontournables
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Stratégie
de conquête ou de fidélisation ?
Cet arbitrage qui taraudait les entreprises à la fin
des années 80, n'est plus à l'ordre du jour. Aujourd'hui
les programmes de fidélisation sont au cœur de la démarche
commerciale.
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"Quelque
chose en plus", mais pas n'importe quoi ! Un client principal (voir
notre encadré) ne s'achète pas avec un gadget "aumône" bas de gamme,
des objectifs points inaccessibles ou des collections de codes barres.
La fidélité est aujourd'hui le résultat d'une stratégie imaginative
- le programme de fidélisation - assortie de vrais avantages, prouvant
au consommateur la reconnaissance de l'enseigne. Cartes de fidélité,
cumuls de points, bons d'achat, clubs, coupons de réduction, magazines,
offres réservées... Tous les outils sont permis, à condition de
pratiquer aussi l'esprit de service. L'amabilité des caissières,
le professionnalisme des vendeurs, l'accueil des enfants, la livraison
gratuite... restent les meilleurs piliers de la fidélité. Incontournable
la fidélisation ? Unanimes, les entreprises interrogées par Ernst
& Young pensent que mettre en place un programme de fidélisation
avant les concurrents, procure un réel avantage compétitif. Signe
que les états-majors passent progressivement d'une culture produit
à une culture client, et admettent que le capital de l'entreprise
repose au moins autant sur ses clients que sur ses marques.
La montée
en puissance de "marketing de communauté"
Fidéliser ses clients coûte moins cher que d'en recruter de nouveaux.
86 % des enseignes approuvent cette analyse. Mais il ne suffit plus
pour autant de bombarder de mailings ou d'offres spéciales les clients
les plus fidèles. Les regroupements de consommateurs par socio-styles
ont fait place au marketing de communauté, plus ciblé, qui détermine
des groupes de consommateurs ayant un besoin commun: les voyageurs,
les accros du téléphone mobile, les passionnés d'informatique...
Nouvelles Frontières aurait ainsi multiplié par quatre la consommation
de ses 25 000 meilleurs clients (plus de trois voyages par an).
La fidélisation version an 2000 passe donc par une individualisation
de la relation enseigne/client, dont l'aboutissement serait le "one-to-one",
une offre personnalisée pour chaque client ! Un objectif ambitieux
qui révolutionne cinquante ans de marketing. Reste que ce type d'offre
individuelle, si idéale soit-elle en termes de fidélisation, est
encore difficile à mettre en œuvre.
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Augmenter
ses clients principaux
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Selon
la Sofres, chaque foyer fréquente pour ses achats courants
trois types de magasins :
- un "principal" dans lequel il dépense en moyenne 1 941
francs par mois,
- un "secondaire" auquel il consacre 616 francs par mois,
- un "occasionnel" à hauteur de 160 francs par mois.
Autre constat: un magasin est d'autant moins rentable
que la part des clients occasionnels est élevée.
L'objectif des programmes de fidélisation est d'augmenter
progressivement le nombre de clients principaux. |
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