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La
"niche" au top
César
règne sur vos fêtes !
Installé sur
la niche très porteuse de la fête, le groupe César, qui fabrique
et vend des masques, déguisements et cotillons, "implante" depuis
plusieurs années les festivités d'halloween en France. En 1998,
le succès a répondu présent à l'invitation des sorcières et des
citrouilles. Le point avec Michel Petit, directeur commercial de
César.
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Un
rayonnement renforcé
Né
du rachat de César France en 1991, le groupe César a acquis,
en quelques années, Dekkertoys et Hook & Franks en Grande-Bretagne,
Josman en Espagne, Disguise et César Inc. aux USA, France Cotillons
en France... Le groupe a aussi créé une unité en Italie, César
Italia, en 1996. En 1998, César réalise un chiffre d'affaires
de 800 MF, dont 70 % à l'étanger. |
Dynamique
Commerciale : Le groupe César est aujourd'hui un acteur important
du marché de la fête. Comment expliquez-vous un tel succès ?
Michel Petit : à la tête de ce genre d'aventure, il y a toujours
un homme... Le groupe César est le résultat d'une stratégie mondiale
menée avec brio par notre PDG Richard Roizen. Fabricant de vêtements
de poupées, puis de panoplies de déguisement pour Noël, il a su
désaisonnaliser son activité et prendre position par des rachats
d'entreprises sur tous les segments de la fête : masques, perruques,
déguisements, cotillons...
D.C. : Vous
avez réussi à lancer halloween en France... Quelle est votre recette
?
M.P. : Halloween marche très bien aux états-Unis et nous avons
fait le pari de la transposer en France en créant une mode... En 1992,
nous avons réalisé un premier stand au Printemps puis, l'année suivante,
des animations dans un fast-food des Champs-élysées... En même temps
nous avons "installé" halloween dans des lieux branchés. Notre action
repose essentiellement sur des animations qui créent la demande.
L'an dernier il faut reconnaître que la presse a bien relayé l'événement.
| Le
flop 98 |
La
Smart patine au démarrage
La petite voiture aux couleurs vives lancée par Swatch
et Mercedes n'a pas eu le succès escompté. Trop en retard
sans doute sur la niche des petites citadines, elle arrive
six ans après la Twingo ! |
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D.C. : Les
Français sont-ils réceptifs aux produits festifs ?
M.P. : Lorsqu'il y a peu d'offre, il y a peu de demande... La
France est en retard sur le segment de la fête. Il n'y a pas encore
de magasins de chaîne. Les spécialistes sont peu nombreux et la
grande distribution a négligé ce créneau. Depuis la Coupe du Monde,
les choses évoluent... Les enseignes ont compris qu'il y avait un
marché à saisir. Demain, elles auront certainement, toute l'année,
un "corner" d'articles de fête. D'halloween au carnaval en passant
par les mariages, les anniversaires, les baptêmes, la Saint-Valentin...
la demande est annuelle.
D.C. : Le
prix est-il un frein ?
M.P. : Pour les enfants, le budget masque et déguisement ne
doit pas dépasser 150 francs. Pour les adultes, le prix n'est pas
un obstacle. Les produits de fête sont un "achat plaisir", lié à
la convivialité, aux retrouvailles, au jeu... |