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Terence
Conran sert l'assiette anglaise à l'heure française
En investissant
l'Alcazar à Paris, Terence Conran importe les recettes d'une restauration
qui fait fureur à Londres : une bonne assiette dans un beau décor.
À vos couverts...
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Un
pôle restauration
très fort
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| "Terence
Conran a déjà créé onze restaurants à Londres, où il est
considéré comme le créateur d'une nouvelle restauration",
précise Michel Besmond. Six autres ainsi qu'un premier
hôtel (230 chambres) sont programmés pour la fin 1999.
Fort de son succès, il s'attaque aux capitales étrangères
: Paris, New York et Stockholm. |
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A côté de ses
boutiques de décoration à l'enseigne Conran Shop, sir Terence Conran,
fin gourmet passionné de cuisine et de bons vins, est devenu une
référence de la restauration en Grande-Bretagne. Entretien avec
Michel Besmond, directeur général de l'activité restauration en
France.
Dynamique
Commerciale : Terence Conran a déjà ouvert plusieurs restaurants
en Grande-Bretagne... L'Alcazar sort-il du même moule ?
Michel Besmond : Terence Conran est avant tout un designer,
chacun de ses restaurants est "une pièce unique". L'enseigne, le
décor et la carte sont toujours différents. Pas question pour lui
de reproduire le même concept à l'identique partout dans le monde...
Ses restaurants se veulent des lieux d'atmosphère, des espaces qui
étonnent. L'Alcazar - tour à tour jeu de paume, imprimerie et célèbre
cabaret - s'inscrit dans cette tendance tout juste naissante en
France.
D.C. : La
gastronomie anglaise n'a pas une très bonne image en France... L'ouverture
de l'Alcazar n'est-elle pas un pari ?
M.B. : à Londres et à New York, aujourd'hui ces lieux d'atmosphère
foisonnent... Je ne connais pas de "flop" sur ce segment. à Paris,
la restauration traditionnelle est riche, mais il y a encore peu
de concepts modernes alliant magie du décor et qualité de l'offre.
Depuis l'ouverture en novembre, nous avons servi plus de 50 000
repas...
| Le
flop 98 |
Toys'r'us
: impair, passe et manque !
Les Français boudent les magasins de l'enseigne américaine.
Sa part de marché plafonne à 12 %, et les moins performants
des 44 magasins implantés sur l'Hexagone ont été sommés
de remonter rapidement la pente. |
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D.C. : Quel
est l'esprit de la carte ?
M.B. :
Le chef, Guillaume Lutard, est issu de la restauration traditionnelle.
Au départ, il a construit la carte de l'Alcazar avec des grands
classiques de la gastronomie française. Puis peu à peu, face à une
clientèle qui s'attendait à plus d'originalité, il a rajouté des
recettes venues d'ailleurs, à base d'épices notamment.
D.C. : Les
clients du restaurant font-ils le lien avec la boutique Conran Shop
?
M.B. : La clientèle française connaît le designer Terence Conran.
Les étrangers (30 % des couverts) sont en général des fidèles de
ses restaurants. Ancien jeu de paume, puis cabaret, l'Alcazar est
aujourd'hui un restaurant. |