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Succès
ou échec ? Le droit de vie et de mort du consommateur sur le produit
échappe parfois au marketing le plus rigoureux...
1998 : les
tops et les flops
de l'année
Qu'en sera-t-il
des produits et des tendances qui ont fait le succès de l'année
1998 ? Quelle sera la durée de vie de l'hyper-yo-yo, de l'iMac (Apple),
de la boutique Zidane sur les Champs-élysées, de l'agenda Palm pilot
III... ? Difficile de répondre. Avait-on prévu le succès de la Deux-chevaux,
du Frigidaire ou de la Cocotte-minute, passés dans le langage générique
? Inversement, l'échec de la voiture électrique, de la Smart ou
du quotidien Le Matin étaient-ils écrits ? Tout créateur de produit
- ou de marque - s'inscrit évidemment au départ dans la durée... Mais
n'est-ce pas le consommateur qui porte aux nues tel produit et sonne
le glas de tel autre ? Et si, parfois, on a l'impression que l'offre
crée la demande, c'est peut-être simplement parce que les nouveau-nés
arrivent au bon moment.
La bonne santé
des parcs d'attractions (Astérix, Disney,
Walibi...) en est une excellente illustration. La niche des produits
porteurs de "rêve" permet en effet d'échapper à la crise. "Famille"
et "plaisir", valeurs sur lesquelles les parcs se sont construits,
ont le vent en poupe dans un quotidien marqué par l'incertitude
et l'individualisme et font un tabac là où on ne les attend pas
forcément. Chez le fabricant de vêtements Gap, par exemple, qui
habille la famille du "baby" à l'adulte !
Répondre au
rêve ou a un besoin
| Tubes,
best-sellers, modes, grands-messes sportives... chaque
année génère son lot de "tops" et de "flops". De l'éphémère
à la graine de "produit éternel", tous les espoirs sont
permis ! |
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Un produit "top"
est une machine à fabriquer du mythe, du rêve, ou à répondre à un
besoin concret. Jeunesse éternelle (Nivéa Vital), star (Adidas), tribu
(Rollerblade), modernité (Wanadoo), mode "créateur" (Calvin Klein),
utilité (Mégane Scénic)... Des concepts qui évoluent avec le temps :
la femme active se superpose à la ménagère, le senior "voyageur" et
"sportif" s'affirme. Le "top" participe aux courants sociologiques.
Il peut même en être le déclencheur. Témoin : le téléphone mobile,
véritable star de l'année 1998. Il répond au besoin de rester joignable
24 h/24 et aux impératifs d'une vie de plus en plus nomade. Au même
titre que les vêtements griffés "sport", les consoles de jeux vidéo
(PlayStation de Sony) et les romans "à faire peur" sont les signes
de ralliement des collégiens et lycéens. Point de recette miracle
! Le succès d'un produit est semble-t-il un cocktail non reproductible.
La clef de voûte ? Un homme ou une femme qui y croit, une bonne idée,
au bon moment... et au bon prix.
Autonomie,
découverte et plaisir
Beaucoup
d'irrationnel, mais aussi une démarche concrète d'innovation, de
marketing et de communication. En lançant halloween sur le marché
français, le spécialiste français du déguisement César a, pour l'année
1998, multiplié ses ventes par quinze ! En période de crise, faire
la fête est un exutoire et l'événementiel, un créneau porteur :
Coupe du monde, Notre-Dame de Paris, concert de Johnny Hallyday...
s'inscrivent dans la même logique.
Autre caractéristique forte de l'année 1998, l'hédonisme. Valeur
au cœur des attentes d'un consommateur qui privilégie le "mieux-être".
Les "technologies" et les concepts "venus d'ailleurs" (Ordning et
Reda, Muji, Camper...) sont également porteurs de valeur ajoutée,
d'autonomie et de confort, de découverte et de surprise. Car s'il
est deux idées pour résumer la philosophie du top, c'est qu'il doit
étonner et procurer du plaisir ! Tubes, best-sellers, modes, grands-messes
sportives... chaque année génère son lot de "tops" et de "flops".
De l'éphémère à la graine de "produit éternel", tous les espoirs
sont permis !
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Les
marques les plus connues en France
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En
1998, la Secodip pose aux Français la question suivante
: "Quel que soit le domaine d'activité, pourriez-vous
citer les trois premières marques qui vous viennent
à l'esprit ?"
Le quinté de tête est, dans l'ordre d'arrivée, Renault
(19,1 %), Danone (10,6 %), Peugeot (10 %), Philips
(8,5 %) et Citroën (8,3 %).
Pas de réelle surprise par rapport aux années 1992
et 1995, si ce n'est l'arrivée de Danone !
Malgré les modes, les tops et les flops... les
marques demeurent ! |
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