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Crédit
et monétique
En 1987,
le crédit s'ouvre
à la concurrence |
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Qui se souvient encore de l'encadrement du crédit
? Instauré dans les années 1970, principalement
pour lutter contre l'inflation, cet encadrement consistait à
fixer, pour l'ensemble du pays, une enveloppe de crédit
qu'il était impossible à dépasser. La plus
grande partie étant consacrée au crédit
immobilier, le crédit à la consommation se trouvait
ainsi réduit à la portion congrue.
Le crédit
une aide à la consommation
des ménages !
Durant les années 1980, toutefois, l'inflation est
progressivement maîtrisée, et le soutien à
la consommation des ménages devient une nouvelle priorité.
Ainsi, en 1987, le premier gouvernement de cohabitation décide
de lever cette mesure et de donner un nouvel élan au
crédit et à la consommation.Certains ont d'abord
cru à une hausse de l'endettement des ménages,
mais ces derniers ont su rester raisonnables. De 30 % du
revenu disponible dans les années 1970, ce taux a en
effet dépassé la barre des 40 % au début
des années 1980 puis celui des 50 % dans le courant de
l'année 1987, pour ensuite se stabiliser légèrement
au-dessus de la barre des 50 %. Récemment, un rapport
d'information du Sénat a noté que cette quasi-stagnation
se soldait par un impact négatif sur la consommation
des ménages de 0,3 point par an soit, en cumul sur une
dizaine d'années, un "manque à gagner"
de 1,6 point de croissance pour l'économie française.
De la consommation à la fidélisation
Cette évolution a marqué le début d'une
époque de rationalisation : en 1987, la France compte
2 152 établissements de crédit, nombre ramené
à 1 100 établissements au début du
nouveau millénaire. Ce mouvement est essentiellement
dû à des fusions. Mais, l'offre de crédit
a également bien changé avec, notamment, le crédit
revolving, le crédit gratuit, le crédit par téléphone
et les cartes privatives.
Par ailleurs, celles-ci sont aujourd'hui associées à
un ensemble de services beaucoup plus vaste : réductions
ponctuelles ou permanentes, informations privilégiées,
offres spéciales, invitations à des événements
ou à des avant-premières, etc. De fait, qu'elles
soient mono ou multi enseignes, elles sont devenues un véritable
outil de fidélisation et de gestion de la relation client.
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| Laurent Durasnel |

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Crédit
et monétique
Carte Gitem Aurore, première
carte d'enseigne privative ! |
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En 1990, la carte Aurore estampillée
Gitem est en plein essor. Déjà adoptée
par huit coopératives de commerçants spécialisés
dans l'électroménager et la télévision,
elle représente bien plus qu'un instrument performant
de paiement à crédit.
L'atout label et une visibilité accrue
Labellisée aux couleurs du Gitem, la carte s'avère
un très bel outil de communication, la notoriété
de Cetelem constituant à la fois une caution et un atout
visibilité. Autre avantage, les relevés de compte
mensuels offrent un remarquable espace de marketing direct.
Un quart des ventes du Gitem étant réalisées
à crédit, la carte s'impose donc naturellement
comme une pièce maîtresse de la stratégie
de développement du groupement.
Aurore, la carte du commerce
Adoptée rapidement dès sa création en 1985,
la carte Aurore est un facteur de modernisation de la distribution.
Avec elle, le crédit sur le lieu de vente confirme son
statut de nouveau mode de consommation.
Aujourd'hui, la première carte de crédit multi-enseignes
en Europe est détenue par plus de 15 millions de porteurs
dans le monde et acceptée dans 100 000 points de
vente en France. Et depuis Gitem, Cetelem continue de développer
des cartes Aurore privatives aux couleurs des grandes enseignes
spécialisées : Conforama, But, Fly ou encore Feu
Vert la proposent à leurs clients. |
| Julie Deh |

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