Avec l'arrivée d'Internet, et encore
plus depuis la croissance du nombre de connexions haut débit,
l'e-commerce reprend des couleurs.
En 1999/2000, Internet bouscule les entreprises. Impossible
alors d'échapper à l'"e-stratégie" !
Deux millions d'internautes, c'est autant de consommateurs potentiels
et les perspectives d'équipement des foyers en micro-ordinateurs
sont étourdissantes. Toutes les enseignes se ruent sur
la toile, avec, parfois, un peu de précipitation.
Les produits ne sont pas égaux
Les atouts du web pour développer une activité
commerciale sont certes réels : capacité
à proposer une offre très large sans contrainte,
visibilité globale à moindre coût, etc.
Mais le consommateur rechigne un peu à confier ses emplettes
d'épicerie à la toile. Pour lui, cela revient
à sous-traiter deux fonctions (le "picking"
en magasin et la livraison à domicile) avec un surcoût
(minimum 15 euros par commande) qui ne lui paraît
pas vraiment justifié. Cinq ans après que Carrefour,
Casino et Promodès, poussés par leurs actionnaires,
ont créé leur cyberenseigne, l'e-commerce alimentaire
demeure une minuscule niche. Casino a même jeté
l'éponge !
Le consommateur est gagnant
Sur les autres marchés, en revanche, le bénéfice
du web est évident, et le potentiel commercial bien réel.
À commencer par les produits dématérialisables :
voyages, logiciels, musique, etc. En s'émancipant du
point de vente, Internet contribue à baisser leur prix,
tout en offrant rapidité et praticité. Logique
dès lors que le site voyages-sncf.com soit désormais
le premier site marchand en France. Sur les produits high-tech
également, les sites marchands sont en bonne position :
cdiscount (Casino), pixmania, alapage (Wanadoo), etc.
Avantage de ces sites : de faibles coûts d'exploitation.
Il leur revient certes de livrer les marchandises, mais le rapport
poids/prix d'un appareil photo numérique est moins pénalisant
que celui d'un pack de bouteilles d'eau !
Au final, le consommateur, rassuré par la sécurisation
des paiements, est gagnant. Résultat : cette année,
le e-commerce devrait générer près de 7 milliards
d'euros de recettes. |