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de Dynamique Commerciale
N° 101 Décembre 2005 / Janvier 2006  
Partout, la culture a la cote !
Planète meuble, le nouveau satellite de Maison & Objet
Auchan et Leclerc font exploser la distribution du gaz
Havrey ouvre à temps !
Des centres très "remarqués"
Les "champs" sous pression
Gérard Blintzowsky : "Les vertus du merchandising opérationnel"
Cartes cadeau Cetelem,
un "plus" pour le commerce
Distribution…
L’âge d’or de la culture
Amazon...
le "pure player" ouvre
la culture à l'électronique
Œuvres d’art à partir de
25 euros… Des galeries s’engagent !
La distribution met le marché du livre dans tous ses " étals"
La RMN repense ses boutiques dans les musées
Quels enjeux pour
le commerce derrière
le grand écran
Internet, un nouveau canal pour la musique
Tryba… un spécialiste ouvert sur l’innovation !
Art Up Déco œuvre pour rendre l’Art accessible
Picwic gagne dans la cour des grands
Les cavistes trinquent à la santé des ventes… en ligne
Le luxe remet les montres à l’heure
Édition
La distribution met
le marché du livre dans tous ses “étals”

Libraires indépendants, espaces culturels, clubs du livres, hypers, etc. se partagent les lecteurs. Cette pluralité des réseaux de distribution oblige chaque acteur à se singulariser.

La France compte près de 6 000 points de vente réguliers plutôt hétérogènes. Sur fond de profusion éditoriale - + 18,3 % de nouveautés et de nouvelles éditions en 2004 -, la part des librairies traditionnelles est passée de 38 % en 1995 à  18,4 % en 2001. Ce recul s’explique par la montée en puissance des clubs de VPC (France Loisirs, Grand livre du mois), des grandes surfaces multimédia et des grandes surfaces non spécialisées qui s’octroient respectivement 18 %, 20,5 % et 21,1 % de parts du marché.

Les livres sont partout…
En s’implantant en périphérie des villes, les réseaux des
30 magasins Cultura et des 87 Espaces culturels Leclerc sont devenus les quatrième et deuxième librairies de France, derrière la Fnac (67 points de vente).
Implantées majoritairement en centre-ville, les librairies indépendantes côtoient les Fnac, Virgin, Extrapoles ou Furet du Nord. Pour résister à ces temples à l’offre culturelle riche mais quelque peu uniformisée, les libraires de quartier ont dû évoluer, et axer parfois leur offre sur des créneaux porteurs comme la littérature jeunesse, policière, la BD, les mangas, etc. Il s’agit d’un métier d’échanges où le relationnel client tient une place fondamentale, reconnaissent les libraires indépendants.

…même où on ne les attend pas
Dans les gares, les hôpitaux… Les livres sont donc partout, avec Relais H notamment. Ils investissent même les rayons des Truffaut, Go Sport, Nature & Découvertes… Autant d’enseignes qui, non contentes de proposer une offre éditoriale très ciblée, sortent parfois leur propre collection !
Propos recueillis par Bertrand Bourgine


 
"Millepages cherche à prendre des parts de marché"

Pascal Thuot directeur général délégué de la librairie Millepages à Vincennes
La librairie Millepages a fêté ses 25 ans cet automne…
En 25 ans, la librairie est passée de un à vingt salariés et a ouvert deux autres lieux de vente (jeunesse et BD-disques) en 1995 puis 2003.

Quels sont les atouts d’une librairie indépendante ?
Oui, les Réunionnais renouvellent régulièrement leur voiture. Résultat : ce marché mature, structuré et professionnel, représente l'activité la plus importante du CMOI.

Quels sont les secteurs de la distribution à fort potentiel ?
L’accent sur l’accueil, le choix, la découverte et le partage avec les lecteurs. Nos “coups de cœur” sont présentés avec l’avis personnalisé des vendeurs. Nous faisons du conseil éditorial de proximité !

Êtes-vous sélectif ?
Si nous défendons une politique d’auteurs, nous avons aussi une table avec les “best”. Notre intérêt est de prendre des parts de marché aux GSS, aux hypers, et de fidéliser les lecteurs occasionnels de plus en plus nombreux !

 
"Maxi-Livres donne une seconde vie aux ouvrages"

Xavier Chambon P-dg de Maxi-Livres France
Comment réussissez-vous à proposer des livres moins chers ?
Nous vendons des livres déclarés en arrêt de commercialisation par l’éditeur. De fait, ces ouvrages sortent de la loi Lang, et nous pouvons pratiquer des remises allant de 40 à 70 % par rapport à l'ancien prix de vente public.

Vous éditez aussi à petit prix…
Oui. Nous pouvons nous permettre des prix 30 à 40 % moins chers, car nous limitons les intermédiaires et nous en imprimons de grandes quantités.

Quels sont les livres les plus plébiscités par votre clientèle ?
Le fond de commerce se fait sur les beaux livres et la collection Succès du Livre (best-sellers moins chers à 9 et 12 euros). Les Maxi-Poches, au prix unique de 2 euros, sont en forte progression.


"Millepages cherche à prendre des parts de marché"


Pascal Thuot directeur général délégué de la librairie Millepages à Vincennes


"Maxi-Livres donne une seconde vie aux ouvrages"


Xavier Chambon P-dg de Maxi-Livres France

 E-commerce
Une offre éditoriale plus "net"
Les librairies en ligne, qui réalisent déjà 3 à 4 % du volume des ventes, apportent une solution aux difficultés structurelles du commerce des livres. Internet permet de virtualiser l’offre à faible rotation et supprime les retours aux libraires puisque la vente s‘y fait en compte ferme. À côté d’Amazon ou Alapage, Virgin, Carrefour ou Auchan ont trouvé là un canal de distribution complémentaire. D’autres acteurs proposent des services innovants comme chapitre.com (livres rares) ou se concentrent sur des marchés spécifiques comme eyrolles.com (livres “pros”).

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