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Multiplex
Quels enjeux pour
le commerce derrière le grand écran |
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Réponse à une double explosion - l’urbanisation des périphéries et le budget loisirs -, les multiplex ont trouvé dans les services et la distribution une véritable manne commerciale.
Présent essentiellement chez les grands de l’exploitation
- UGC,
MK2
et EuroPalaces, regroupement de Gaumont
et Pathé
-, le multiplex est né d’une idée simple
: reconquérir le public en renforçant le lien
du spectateur à la salle.
En 1995, le premier UGC labellisé Ciné Cité ouvre ses 15 salles au Forum des Halles. Quatre ans plus tard, la France compte 65 multiplex et en 2005 le chiffre atteint 133 ! Aménagement peaufiné, nombre d’écrans impressionnant, programmation diversifiée… Le concept réinvente le cinéma plaisir à travers le confort et le choix. En 2000, UGC joue la carte de la fidélisation avec l’abonnement illimité. Mais la captation de la clientèle passe aussi par la surenchère de services : parking, restaurants, cafés, confiseurs, animation culturelle, etc.
Multiplex et distributeurs, un partenariat gagant-gagnant !
Visant le potentiel de clientèle en périphérie des villes avant d’attaquer les centres-villes, les multiplex investissent les centres commerciaux. Désormais, pour le client, shopping, grignotage et loisirs se concentrent au même endroit. Le spectateur devient client de la zone commerciale où il vient se divertir, et inversement.
Ainsi, l’UGC Ciné Cité Bercy booste depuis 1998 les commerces de Bercy Village. Et si le magasin Truffaut accolé au Pathé à Ivry-sur-Seine profite du flux de spectateurs qui viennent regarder un film, la direction du multiplex précise que "les clients de Truffaut peuvent aussi découvrir le cinéma et revenir ensuite".
Les multiplex deviennent de vrais centres commerciaux
À l’intérieur même des multiplex, le commerce fleurit. La vente de confiseries et de boissons ne cesse de grimper : au même Pathé Ivry, elle atteint en moyenne 1 euro par spectateur, soit 15 à 20 % du chiffre d’affaires. Une ressource non négligeable pour des exploitants devenus aussi des distributeurs.
La vocation est poussée plus loin par MK2. À Paris, au sein du MK2 construit près de la Bibliothèque nationale depuis 2003 et du MK2 situé quai de Loire désormais, confiseries, cafés et restaurants s’accompagnent de boutiques de biens culturels - DVD, disques, livres et produits dérivés - dont l’offre, finement ciblée, s’adresse à des spectateurs exigeants et passionnés… |
| Propos recueillis
par Julie Deh |
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Automates et Internet, rois de
la location |
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| En 1998, l’arrivée du DVD transforme le marché de la location vidéo. Tandis qu’en vidéoclub le support supplante la VHS, les points de location automatique se multiplient, et les loueurs en ligne émergent. Aujourd’hui, en dur, le leader Vidéo Futur s’oppose à Cinébank, numéro 1 de la location en distributeur, alors que sur le web, dvdfly.com, glowria.fr ou locafilm.com s’ouvrent un marché bien plus vaste en proposant un large choix à domicile. |
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