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bricolage
Briconautes,
le groupement...
sans abonnement |
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Philippe Obry
PDG du groupement Le Club |
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Les Briconautes, comme les Jardinautes, fondent leur succès sur la rentabilité et la souplesse de leur organisation mère : Le Club.
Depuis sa création en 1993, Le Club, groupement d’indépendants, a réussi à fédérer quelque 405 adhérents. Parmi eux, 135 magasins ont adopté l’enseigne Les Briconautes lancée en 2000. Philippe Obry, indépendant dans l’âme, revient sur les origines du Club qu’il a fondé et explique pourquoi ses confrères sont de plus en plus nombreux à se rallier à son groupement, et aux enseignes Briconautes et Jardinautes.
Comment le groupement appelé Le Club a-t-il démarré ?
Philippe Obry : En 1993, j’ai eu l’idée de regrouper une dizaine de magasins de bricolage indépendants à travers une structure libérale et économique. Le coût exorbitant des enseignes existantes m’exaspérait. Je souhaitais donc un groupement sans cotisations, et avec des coûts d’adhésion proches de zéro.
La participation à trois catalogues par an permet à la centrale de s’autofinancer. Les économies générées par les volumes ont permis de faire vivre la structure et, pour les adhérents, de récupérer les bénéfices de ces économies. La même philosophie continue de nous animer.
Avec Les Briconautes, n’est-il pas paradoxal de loger des indépendants à la même enseigne ?
Une relation de confiance s’est nouée au fil des
ans. Par ailleurs, nous avons de plus en plus de services globalisés.
En qualité d’organisation la plus économique
du marché, nous avons permis à une grande majorité
de magasins de restaurer leurs marges.
À la fin des années 1990, les adhérents ont eu envie d’aller plus loin, de faire le lien entre une notoriété locale et une puissance nationale en se dotant d’une identité visuelle forte. Mon magasin de Brives s’appelle Les Briconautes-Obry, et c’est rassurant pour le consommateur. Si Le Club propose, les adhérents disposent.
Quels sont les points forts du Club et de l’enseigne Les Briconautes ?
Le premier atout de notre organisation originale, c’est son économie et sa proximité.
Nous faisons de "vrais" magasins de bricolage que l’on sait rentabiliser sur de faibles bassins de population (villes de 3 000
à 5 000 habitants).
Comment vous positionnez-vous sur le marché du bricolage ?
Le marché s’est durci. Un signe : nous n’avons jamais eu autant d’adhésions qu’en 2005. D’où notre positionnement sur les produits premiers prix baptisés Éconautes, dont le concept a été testé en 2004 dans le magasin de Guéret. Notre ambition est d’offrir aux clients une large gamme de produits à prix discount... à proximité de chez eux. Et, qui sait, de créer une nouvelle enseigne discount dans les années à venir.
Quelles sont les attentes des consommateurs ?
Dans l’univers de la déco et du bricolage, le client
est multiple. Il est difficile d’aller chercher la clientèle
féminine et, en même temps, de faire du discount
sur des produits très basiques. Il faut avoir un positionnement
consommateur.
Par ailleurs, il y a un gros travail à faire sur le référencement de nos produits. |
| Propos
recueillis par Bertrand Bourgine |
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| Photo : F. Marigaux |
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