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N° 102 Mars / Avril 2006  
L’information, c'est la vie !
LG ouvre à Paris son
"wash bar"
Décathlon... À fond les MDD !
H&M et Zara,
la guerre du tissu
Le Petit Futé en grand format
Marc Benoun :
"La distribution évolue vers un 'soft discount'"
"Happy Card", pour dire merci à nos clients
Distributeurs & consumer magazines unis pour le meilleur
Le conso-lecteur adhère au consumer mag
Consumer magazine,
une invention... du siècle dernier !
A chaque distributeur
sa formule
Leroy-Merlin paraît du côté
de chez ses lecteurs
Le webzine séduit de plus
en plus d'enseignes
"Epok, le cadeau made
in Fnac !"
Album exploite la bulle bande dessinée
Briconautes, le groupement...
sans abonnement
Botanic, l’enseigne cultive
son environnement
Marketing viral,
la contagion conduit les clients en magasin
PEM, le petit électroménager branché !
bricolage
Briconautes,
le groupement...
sans abonnement
Philippe Obry
PDG du groupement Le Club

Les Briconautes, comme les Jardinautes, fondent leur succès sur la rentabilité et la souplesse de leur organisation mère : Le Club.

Depuis sa création en 1993, Le Club, groupement d’indépendants, a réussi à fédérer quelque 405 adhérents. Parmi eux, 135 magasins ont adopté l’enseigne Les Briconautes lancée en 2000. Philippe Obry, indépendant dans l’âme, revient sur les origines du Club qu’il a fondé et explique pourquoi ses confrères sont de plus en plus nombreux à se rallier à son groupement, et aux enseignes Briconautes et Jardinautes.

Comment le groupement appelé Le Club a-t-il démarré ?
Philippe Obry : En 1993, j’ai eu l’idée de regrouper une dizaine de magasins de bricolage indépendants à travers une structure libérale et économique. Le coût exorbitant des enseignes existantes m’exaspérait. Je souhaitais donc un groupement sans cotisations, et avec des coûts d’adhésion proches de zéro.
La participation à trois catalogues par an permet à la centrale de s’autofinancer. Les économies générées par les volumes ont permis de faire vivre la structure et, pour les adhérents, de récupérer les bénéfices de ces économies. La même philosophie continue de nous animer.

Avec Les Briconautes, n’est-il pas paradoxal de loger des indépendants à la même enseigne ?
Une relation de confiance s’est nouée au fil des ans. Par ailleurs, nous avons de plus en plus de services globalisés. En qualité d’organisation la plus économique du marché, nous avons permis à une grande majorité de magasins de restaurer leurs marges.
À la fin des années 1990, les adhérents ont eu envie d’aller plus loin, de faire le lien entre une notoriété locale et une puissance nationale en se dotant d’une identité visuelle forte. Mon magasin de Brives s’appelle Les Briconautes-Obry, et c’est rassurant pour le consommateur. Si Le Club propose, les adhérents disposent.

Quels sont les points forts du Club et de l’enseigne Les Briconautes ?
Le premier atout de notre organisation originale, c’est son économie et sa proximité.
Nous faisons de "vrais" magasins de bricolage que l’on sait rentabiliser sur de faibles bassins de population (villes de 3 000
à 5 000 habitants).

Comment vous positionnez-vous sur le marché du bricolage ?
Le marché s’est durci. Un signe : nous n’avons jamais eu autant d’adhésions qu’en 2005. D’où notre positionnement sur les produits premiers prix baptisés Éconautes, dont le concept a été testé en 2004 dans le magasin de Guéret. Notre ambition est d’offrir aux clients une large gamme de produits à prix discount... à proximité de chez eux. Et, qui sait, de créer une nouvelle enseigne discount dans les années à venir.

Quelles sont les attentes des consommateurs ?
Dans l’univers de la déco et du bricolage, le client est multiple. Il est difficile d’aller chercher la clientèle féminine et, en même temps, de faire du discount sur des produits très basiques. Il faut avoir un positionnement consommateur.
Par ailleurs, il y a un gros travail à faire sur le référencement de nos produits.
Propos recueillis par Bertrand Bourgine

Photo : F. Marigaux


 En chiffre
CA (en millions d'€)
2004 > 400
2005 > 500 prévision

135
ENSEIGNES BRICONAUTES.
Les Jardinautes, la seconde enseigne du Club compte 40 magasins.

25
MILLIONS DE CATALOGUES
sont édités chaque année (de quatre à soixante-quatre pages).

42
EUROS,
C’EST LE PANIER MOYEN
d’un client. Ce panier oscille entre 26 et 42 euros selon la surface de vente.

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