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enjeu
Pourquoi
optimiser ses coûts avec le sourcing ? |
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Caroline N'Guyen
consultante chez ksa |
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Pour les enseignes, faire des économies passe aujourd’hui par la réduction des coûts d'achat. Dans ce contexte, la tentation est forte de s’approvisionner à l’étranger. Le sourcing deviendrait-il une solution miracle ? Réponse de Caroline N'Guyen, consultante chez KSA, cabinet de conseil spécialisé dans les produits de grande consommation et la distribution.
Pourquoi le sourcing est-il devenu un enjeu stratégique ?
Caroline N’Guyen : Pour faire face à la concurrence, les distributeurs subissent une pression très forte, en aval, sur leurs activités orientées vers le consommateur. L’optimisation de leurs performances en la matière atteint donc ses limites. Résultat : il n'y a plus autant de leviers pour augmenter ses prix de vente et faire un mix-marketing de marge.
L’enseigne doit alors vraiment se battre sur un rapport qualité/prix qui soit évident pour le client. L’optimisation des coûts ne peut donc plus venir qu’en amont, et en premier lieu du sourcing.
Quels coûts faut-il prévoir avant de s’approvisionner à l’étranger ?
À l’international, il faut non seulement analyser les facteurs de coûts (production, acheminement des matières premières, contrôle qualité, frais de logistique, d’import, etc.), mais aussi les facteurs de "non coûts".
Par exemple : le savoir-faire du pays, ses infrastructures logistiques, sa disponibilité en matières premières, ses risques politiques et éthiques, ainsi que sa capacité à respecter les chartes qualité... et bien sûr les délais de production !
Quels sont les facteurs de réussite ?
Un sourcing réussi, c’est évidemment la maîtrise de la baisse des coûts par rapport à la qualité, mais aussi l’amélioration du taux de service, de la flexibilité et de la réactivité dans sa gestion des flux.
Comment optimiser son sourcing ?
Le sourcing doit prendre en compte les contraintes et la notion de durée de vie des produits dans les magasins. Dans le prêt-à-porter par exemple, s’il est envisageable pour le cœur des collections de fabriquer en Asie, il est préférable d’acheter de l’actualisation de produit et du réassort dans les pays en zone proche (Afrique du Nord, Turquie, Italie ou pays de l’Est). Sinon, le risque est de manquer de réactivité... et de passer à côté de la mode.
Un bon sourcing géographique permet d’avoir un portefeuille de pays qui peuvent produire en fonction des rythmes d’achat.
Quelle est la position de la France par rapport aux autres pays ?
La France, comme l’Allemagne d’ailleurs, est très en avance à cause du poids de la grande distribution, de la VPC, des chaînes spécialisées et intégrées. Pour faire son sourcing à l’étranger, il faut du volume qui permet d’amortir les frais de logistique. |
| Propos
recueillis par Bertrand Bourgine |
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| Photo : F. Béraud |
| EN SAVOIR PLUS |
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À
LIRE |
Le grand bazar mondial, de Laurence Benhamou. Bouin Éditeur, 19 euros.
La folle aventure de ces produits apparemment
"bien de chez nous". Prix des
lecteurs du livre d'économie 2005. |
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www.comundi.fr |
À
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