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achats
Les fournisseurs étrangers ont la cote |
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L’approvisionnement dans les
"low-cost countries" (LCC)
a du succès, d’autant qu’ils allient bas
prix et qualité.
En France, la chasse aux fournisseurs proposant des prix réduits
est ouverte, majoritairement en Asie et en Europe de l'Est.
Elle n'est plus réservée à la grande
distribution et aux vépécistes, mais se propage
aux petites structures.
Vet'Affaires
ignore les marques et privilégie les collections basiques,
un nombre limité de référence et des
volumes de commande importantes pour obtenir les meilleurs
prix. L’enseigne fait un shopping 100 % Asie plus
d’un an à l'avance, dans les périodes
creuses, sans les contraintes de réactivité
liées aux produits mode. Ces discounters, dont le panier
moyen tourne autour de 15 euros, ont souvent un faible chiffre
d'affaires au m2 mais des marges brutes élevées
sur chaque article vendu.
Leur objectif est double : réduire les coûts
d’achat, mais aussi conquérir de nouveaux marchés
en implantant des enseignes sur place, comme Carrefour
dans les PECO, Wall Mart, Tesco ou Décathlon
en Chine.
Une nouvelle répartition
Géographiquement, même si le "made in China"
reste gagnant dans la course au "pays à bas coût",
il n’est pas seul en lice. Dans le secteur du textile,
le retour des quotas l’été dernier a incité
les professionnels à diversifier leurs achats. Chez
Véti (ex-Vétimarché, l'enseigne textile
des Mousquetaires), les acheteurs sourcent ainsi au Vietnam,
au Sri Lanka et en Inde. Ce dernier pays a fait d’importants
progrès en matière de logistique et reste compétitif
face à la Chine.
Un savoir-faire qui évolue
Par ailleurs, la mise en place d'un sourcing avec des pays
à bas coûts entraîne un accroissement notable
des distances et des délais d'acheminement. À
la clé : des risques potentiels sur la fiabilité
et la réactivité des approvisionnements. C'est
pourquoi les pays méditerranéens ou d'Europe
de l’Est, moins éloignés de la France, ont leur carte
à jouer. Au 1er semestre 2005, les importations françaises
de produits turcs ont ainsi enregistré une croissance
de 9,8 % par rapport à la même période
de 2004 (Ubifrance).
Enfin, le savoir-faire des pays à bas coûts
évolue, comme en témoigne le nombre de plus
en plus élevé de certificats de qualité
délivrés à l'Est. En Hongrie, la fabrication
de gros électroménager a remplacé le
textile. Le pays a pour ambition de devenir la plaque tournante
logistique de la nouvelle Europe pour desservir des voisins
comme la Roumanie ou l’Ukraine qui découvrent
les joies de la consommation. L'heure n'est plus aux volumes
produits à bon marché, mais aux prestations
à valeur ajoutée ! |
Bertrand Bourgine |
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"Nous privilégions la Turquie à l'Asie"
Marc Seroussi,
Président de Body One,
125 magasins de lingerie à petits prix |
Pour vous, en quoi se fournir à l’étranger est-il stratégique ?
Le prix de revient d’un ensemble est de 3 à 6 euros en Asie,
à peine plus cher en Turquie. En France, il est de 12 à 15 euros !
Outre le prix, que privilégiez-vous ?
La réactivité, car la lingerie doit suivre la mode. Nous faisons donc fabriquer en Turquie, qui assure des délais de livraison de
3 semaines contre 3 à 6 mois
pour la Chine. L’Asie fabrique surtout nos "basics", commandés en grandes quantités et présentés en toute saison.
Quels conseils donneriez-vous pour réussir son sourcing ?
étaler ses commandes pour minimiser les retards de livraison et trouver l’équilibre entre
le prix de revient et la qualité.
En lingerie, une cliente déçue
est une cliente perdue ! |
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Principales régions de sourcing pour l’Europe et
les Etats-Unis
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+ 14,5 %
C'EST EN ASIE
que le volume des exportations de marchandises a enregistré la plus forte croissance dans le monde, en 2004. |
20 %
C'EST LA PART
DE L’ASIE
dans le commerce mondial de meubles. Le bon marché va
à la Chine et au Vietnam, le plus
haut de gamme
à
la Thaïlande et
à
la Malaisie. |
48 %
C'EST
LE BOND DES IMPORTATIONS françaises de textile et habillement en provenance de la Chine en 2005. Avec la levée des quotas au 1er janvier 2005, ces importations s’élèvent à 3,3 M d'euros. |
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L’Est joue
la carte qualité |
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| Dans le secteur de l'électroménager, les constructeurs accélèrent les délocalisations de leurs unités de production vers les PECO (pays d’Europe centrale et orientale). C’est par exemple la stratégie adoptée par le suédois Electrolux (n°1 mondial avec ses marques Arthur Martin, Zanussi, AEG, Frigidaire, etc.) et l'italien Candy. Ils profitent aussi des aides et avantages fiscaux consentis aux entreprises qui s’implantent dans les régions les moins développées des nouveaux entrants dans l’Europe. |
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| EN SAVOIR PLUS |
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À
LIRE |
Le grand bazar mondial, de Laurence Benhamou. Bouin Éditeur, 19 euros.
La folle aventure de ces produits apparemment
"bien de chez nous". Prix des
lecteurs du livre d'économie 2005. |
À
VOIR |
Profession acheteur.
Le congrès annuel des fonctions achats
du 16 au
20 octobre 2006 à Paris
Tél. : 01 46 29 68 68
www.comundi.fr |
À
CONSULTER |
Éditeur de solutions de maîtrise des dépenses, Ariba vise à aider les entreprises à optimiser leurs résultats financiers.
Un guide d'achat en ligne
pour trouver des produits et des marques auprès de 100 000 sociétés de Hong Kong et de Chine.
Le site de la Fédération des entreprises et entrepreurs de France, représentant les entreprises indépendantes trvaillant avec la grande distribution. |
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