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sports
Au Vieux Campeur l'enseigne qui a su rester jeune ! |
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jacques-yves de rorthays
pdg du vieux campeur |
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L’enseigne hyperspécialisé du Quartier
Latin ne couvre qu’un nombre limité de disciplines sportives,
mais avec une offre inégalée. Et cela marche depuis 65 ans !
L’enseigne d’articles de sport d’origine parisienne
est devenue une véritable institution pour des générations d’adeptes
de la montagne ou des fonds marins. Jacques-Yves de Rorthays,
fils du fondateur et PDG depuis 1979, explique comment « Le Vieux »
a su évoluer au gré des évènements, rajeunir d’un an chaque
année… sans rien changer pour l’essentiel.
Comment résumer l'esprit et la singularité
de votre enseigne ?
Jacques-Yves de Rorthays : J’ai toujours
voulu que Au
Vieux Campeur ne ressemble pas aux autres enseignes. Ou
plus exactement, qu’il soit différent. L’entreprise a toujours
gardé le même cap. Mais dès que l’une de nos activités concerne
un domaine beaucoup plus jeune, on y va avec beaucoup de force.
Cela a été le cas avec le snowboard, puis avec le freeride.
En fait, nous ne couvrons qu’une petite dizaine d’activités,
mais avec une spécialisation très pointue et un choix de 90 000
références qui n’est égalé, ni même approché, par aucune enseigne
concurrente.
Comment fait le client pour s’y retrouver ?
Il y a nos catalogues annuels Neige et Terre qui font plus de
600 pages, et ceux Eau et Orientation d’environ 200 pages.
Ce sont de véritables bibles avec l’avis du Vieux, les +, les
-. Ils sont rapidement épuisés malgré des tirages conséquents,
très prisées par nos clients, nos fournisseurs et même nos concurrents !
Heureusement ces supports papier sont déclinés sur notre site
Internet. Sinon il y a toujours la passion, la compétence et
l’expérience de nos vendeurs…
Quel est votre politique de prix ?
Depuis 1963, donc bien avant Darty,
nous garantissons nos prix au plus bas du marché et remboursons
nos clients si ces derniers trouvent moins cher ailleurs. Ainsi
nous avons la combinaison de ski pour enfant la moins chère
du marché. Mais aussi la plus chère… pour satisfaire les passionnés
de glisse qui cherchent des vêtements techniques pour la neige
et le froid. C’est cela aussi la spécificité du Vieux Campeur
!
Quels sont les contraintes rencontrées avec cette spécialisation ?
L’entretien d’un tel choix entraîne inévitablement
une lourde rotation des stocks. Mais c’est le prix à payer pour
être différent et tenter d’être le meilleur face à d’autres
magasins de sport où l’offre de matériel ou de textiles techniques
s’est réduite comme peau de chagrin.
Vos petites boutiques, disséminées à Paris et Lyon,
cela ne relève pas aussi du casse-tête ?
J’ai toujours dit : 3 magasins c’est un problème, 25
c’est un système ! En saison creuse, certains vendeurs font
du gardiennage alors que l’on aurait besoin d’eux à côté. Les
clients tournent parfois en rond dans le quartier à la recherche
de la bonne boutique. Il m’arrive de me balader dans le quartier
et de jouer au chef de gare. Et pour les habitués, on change
parfois les articles de boutique… Cela fait partie de notre
approche marketing particulière !
Vos vendeurs sont des passionnés et des pratiquants
?
Côté recrutement, nous ne demandons pas à un vendeur
d’être vendeur. L’enseigne s’en charge. Il faut simplement que
le postulant pratique le sport qu’il va avoir à vendre. Plutôt
qu’un rapport vendeur-client, on parlera plutôt d’un échange
« passionné-passionné », avec des avis très pointus,
parfois orientés mais toujours sincères. |
| Propos
recueillis par Bertrand Bourgine |
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| Photo : F. Béraud |

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En
chiffres |
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CA
(en millions d'€)
2004 > 77
2005 > 87 |
1941
CRÉATION
de la première boutique,
rue des Écoles, dans le 5e arrondissement parisien.
300
SALARIÉS
environ sont employés Au Vieux Campeur, en France, à la fin de l’année 2005.
40
BOUTIQUES,
réparties sur 7 sites : Paris, Lyon, Sallanches, Thonon, Toulouse, Strasbourg et Albertville. |
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