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plate forme
Où et comment
les plates-formes sont-elles localisées ? |
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Pour se développer, les plates-formes logistiques doivent être situées au centre de leur zone de couverture, répondre à des contraintes environnementales et fournir plus de services.
Les entrepôts se sont d'abord développés à côté des sites de production industrielle, aux abords de villes. Il s'agissait de structures restreintes n’excédant pas 5 à 10 000 m2. L'extension urbaine et l’augmentation foncière induite, les ont amenées à se déplacer en périphérie des pôles de consommation. “Avec l’accroissement de la ville, les municipalités ont privilégié l’implantation de sièges sociaux ou d'établissements publics dans les zones urbaines et les entrepôts ont dû migrer en périphérie, explique François Rispe, directeur général d'Eurinpro France, une société spécialisée dans la livraison de plates-formes logistiques “clés en mains”. Depuis, leur développement, obéit à de multiples critères : l’activité des entreprises, leurs tailles, leurs circuits de distribution et la volonté politique des régions.”
Plus c'est frais, plus c'est près
Les fabricants et les distributeurs de produits à rotation lente privilégient la concentration et la “massification” pour optimiser leurs coûts. Les distributeurs spécialisés tels que Conforama, But, Castorama ou Ikéa jouent la carte du regroupement au sein de gros entrepôts de 50 000 à 70 000 m2. À l'inverse, les distributeurs de produits frais privilégient la régionalisation pour des raisons de préservation limitée. Ils ont d'ailleurs été les premiers à développer le concept de plates-formes d'éclatement au sein desquelles plusieurs fournisseurs regroupent les stocks destinés aux différents points de vente d’une même enseigne.
De l'entrepôt au parc logistique
La taille de l’entreprise influe également. Dans le prêt-à-porter par exemple, Kiabi ne dispose que d’un seul entrepôt en région lilloise pour alimenter l’ensemble de son réseau alors que Carrefour ou Auchan disposent de 50 à 100 plates-formes disséminées sur le territoire. Les régions, enfin, multiplient les efforts pour favoriser l'implantation de ces plates-formes qui génèrent des recettes fiscales et créent de 20 à 40 emplois par hectare. Elles créent pour cela des parcs logistiques qui disposent de multiples infrastructures routières, fluviales, ferroviaires et humaines : points de restauration, parkings, crèches. |
| Frédéric Constans |
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| Entrepôts en voie de sécurisation |
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La France a développé
une réglementation très aboutie concernant
la sécurité des personnes et des produits,
le voisinage et l'environnement des entrepôts.
Ceux d’un volume supérieur à
50 000 m3 ne peuvent pas comporter de
cellules de stockage de plus de 6 000 m2
et doivent intégrer des murs coupe-feu 2 heures,
des issues de secours et un système de confinement
des eaux usées afin d'éviter une pollution
des nappes phréatiques en cas de sinistre
par exemple.
Lors de la dernière SITL (Semaine internationale
du transport et de la logistique) en mars dernier,
la société GSE a reçu le prix
de l'innovation dans la catégorie Implantation
de sites en récompense de son concept
de plate-forme logistique Optima designed by
GSE. Ce nouveau type d'entrepôts repose
sur 10 innovations axées sur la rationalisation
des opérations et le développement
durable : hauteur du bâtiment autorisant un
stockage de
6 palettes, abris de quai, retraitement des eaux de pluies, énergie solaire photovoltaïque... tout est pensé pour l'avenir. |
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