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Innovation, le choix gagnant des grandes chaînes de cafés |
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Les cafés à thème
sont parvenus à tirer leur épingle du jeu malgré un
marché en baisse... Créés par des chaînes
nationales et internationales. Explications.
Le parc français des bars
et brasseries est en pleine mutation.
Confrontés à une baisse
de la fréquentation et à une
législation restrictive (lois
Evin et Sarkozy), ils sont passés,
entre 1960 et 2003, de 200 000 à 40 000 établissements,
avec 500 ouvertures par an. Chiffre d’affaires
total du secteur : 5,4 milliards
d’euros
en 2005 (Insee). Les entreprises individuelles
réalisent encore 75 % de
ce chiffre. L’émergence
des cafés à thème
Le renouveau du marché s’effectue
aujourd’hui à travers l’émergence
de cafés à thème.
La musique et la décoration y
jouent un rôle clé (voir
pages suivantes) et contribuent à séduire
une clientèle féminine.
Autre levier de relance : des opérations
comme “Service en tête”,
lancée par France Boissons, filiale
de distribution du groupe Heineken (voir
ci-contre).
Néanmoins, les stratégies
les plus ambitieuses émanent des
chaînes nationales et internationales.
Au premier rang : Bars & Co
(CA : 200 millions d’euros).
Cette filiale du géant belgo-brésilien
Inbev est
n° 3 sur le marché français
de la bière avec 9,5 % de
part de marché, derrière
Heineken et Kronenbourg,
qui accaparent à eux
seuls 70 % du gâteau hexagonal.
Elle contrôle un réseau
de 200 établissements, rangés
derrière cinq enseignes. Avec
ses 113 unités, Au
bureau en est
la tête de pont. Suivent le Café Leffe
(une quarantaine de cafés), Irish
Corner (une
quinzaine de cafés), le spécialiste
de la bière Guinness et le Belgian
Beer Café (11 cafés).
Dernier-né :
Boh, un concept de bar-sandwicherie
dessiné par
Jean-François Dumas. Le premier
point de vente a ouvert à Bordeaux
en 2006. Chiffre d’affaires annuel
moyen ht par café : 1 million
d’euros, pour une marge nette de
12 %, selon Franck Gaillaerde, P-dg
de Bars & Co.
Nouveaux concepts
En
France, Inbev fait figure de Formule 1.
Parmi ses concurrents, seul Kronenbourg
a investi dans la distribution en réseau.
Le brasseur alsacien anime quatre enseignes
: Maître
Kanter (72 unités,
CA de 154 millions d’euros), qui
vient de faire évoluer sa décoration
intérieure et de se doter d’un
nouveau concept “Bâtiment
solo”, Comptoir
de Maître
Kanter (20 cafés), Pub
irlandais (52 pubs) et Bar australien
(19 bars). Heineken,
lui, a ouvert un concept-store de 1 000
m2 sur les Champs-Élysées
(Paris). Nouveaux venus sur le marché :
les hôteliers. Accor a lancé le
Novotel Café (40 établissements)
et Hyatt... Le Café M. |
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| Slimane
Boukezzoula |
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| Un
ticket moyen à 15 euros |
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Franck
Galliaerde
P-dg de Bars & Co,
filiale d’inbev |
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Comment
se portent les établissements du réseau
Inbev ?
Les brasseurs subissent en Europe une baisse
conjoncturelle de 4 % cette année. Pour
autant, notre réseau ne connaît
pas d’endettement. Dès lors que
nos établissements sont bien tenus et
qu’ils servent des produits de qualité,
ils connaissent des croissances de l’ordre
de 3-4 % chaque année.
Comment
gagner de nouveaux consommateurs ?
On n’attrape pas les mouches avec du
vinaigre. Nous avons donc consenti d’importants
investissements en matière de décoration.
Nous proposons des ambiances haut de gamme
avec un ticket moyen à 15 €. Les
femmes y viennent plus facilement : elles représentent
42 % de notre clientèle. |
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Un
label
Heineken |
| Avec
son programme “Service en tête”,
la filiale distribution du groupe Heineken,
France Boissons, veut aider les patrons d’établissements à améliorer
la qualité de service dans leurs établissements.
Les cafés adhérents s’engagent
sur une charte de satisfaction et sur un cahier
des charges précis : qualité dans
les repas-boissons, confort... |
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