La concurrence
pour le contrôle du marché des bars et brasseries
est rude entre les fournisseurs. En jeu : lignes de crédit
et services.
Face à la réduction de leur portefeuille clients,
et donc du gâteau national, les distributeurs de boissons
se livrent une concurrence féroce pour développer
leur activité. Aux premiers rangs d’entre eux
: France
Boissons, Caféine et Elidis,
respectivement filiales de distribution des trois géants
de la bière
que sont Heineken, Inbev et Kronenbourg.
Le soutien
financier, le premier des services
Derrière ce trio de choc, qui contrôle plus de
la moitié du marché de la bière, des sodas,
des boissons alcoolisées et du café, on trouve
des industriels régionaux et des groupements d’indépendants
comme C10.
Plusieurs grandes enseignes de distribution telles que Metro ou Promocash sont, elles aussi, en ordre de bataille. Le principal
argument de ces dernières : le prix. Elles sont donc
la plupart du temps absentes sur le créneau du service,
une situation qu’exploitent les trois grands distributeurs “institutionnels”.
Ainsi, pour s’offrir des contrats d’exclusivité avec
leurs clients (une pratique répandue dans toute l’Europe),
France Boissons, Elidis et Caféine n’hésitent
pas à jouer le rôle d’établissements
financiers auprès d’eux. Ce soutien financier
est la plupart du temps consacré à l’ouverture
ou à la rénovation d’un établissement. “C’est
le premier des services”, déclare Gilles Babikian,
responsable Trade Marketing et Communication de France Boissons.
Le
conseil et le matériel en complément
La palette de services mise à disposition par ces intermédiaires
porte également sur la mise à disposition de
programmes de formation et de conseils sur le produit et la
zone de chalandise. Les cafetiers bénéficient
par ailleurs de l’entretien gratuit des machines à café et
des pompes à bières.
Des animations pour générer du nouveau business
sont également proposées des animations comme
ces soirées découverte pilotées sur 1 000
points de vente par Kronenbourg lors du lancement d’un
nouveau produit comme la “1664 Blanc”. “Une
fois passée cette période de dégustation,
ce type d’opération est souvent générateur
de nouveaux courants d’affaires pour les patrons de bar”,
déclare Stéphanie Klotz, responsable de la communication
des Brasseries Kronenbourg.
Peut-on en conclure, pour autant, qu’à force de
contrats d’exclusivité et de services variés,
le marché des cafés-brasseries est verrouillé par
les fournisseurs ? “Non, affirme-t-on chez Kronenbourg.
Par exemple, les patrons de bar sont libres de vendre des bières
en bouteilles, autres que celles proposées à la
pression par leur fournisseur habituel.”
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