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"Il
existe trois marchés du bien-être" |
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FranÇoise
Serralta,
directrice
de Recherche et Prospective chez Peclers |
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Ni les enseignes,
ni les marques de ce secteur ne s’en plaindront... Le consommateur
français aime de plus en plus se rassurer en se faisant
du bien. Décryptage et perspectives de cette déferlante
de bien-être en compagnie de Françoise Serralta,
directrice de Recherche et Prospective chez Peclers.
Selon
vous, le marché du bien-être a-t-il
de beaux jours devant lui ?
Françoise Serralta : Chômage, logement,
sida… Notre
société crée énormément d’ambiances
anxiogènes. En réaction à ces angoisses,
notre cerveau “archaïque” décuple nos
envies de bien-être. C’est un marché qui explose
parce que nous sommes soumis à une foule d’angoisses
et… ce n’est pas près de s’arrêter
!
Aujourd’hui, quels sont les produits qui procurent
du bien-être aux consommateurs ?
Tous ceux qui ont un rapport aux soins, à commencer par
ceux qui sont dispensés dans les spas. Il y a également
tous les cosmétiques “naturels” à base
de boue, de plantes, d’algues, les produits bio, mais aussi
tout ce qui peut contribuer à rassurer les êtres
angoissés que nous sommes…
C’est large !
Contrairement aux apparences, le marché du bien-être
ne se limite pas seulement aux spas et aux cosmétiques
bio. On retrouve cette notion dans de nombreux secteurs. Les
voitures propres, les bio-carburants, le coaching virtuel ou
le vin bio contribuent à notre bien-être au même
titre qu’un bain de boue ou qu’une crème anti-rides
aux fruits…
Existe-t-il un profil
type du consommateur de bien-être ?
Il n’existe pas un mais trois profils types auxquels
correspondent trois marchés du bien-être. Le premier
repose sur le marketing de la polysensorialité. Il répond
aux attentes des bobo-biomaniaques qui recourent à “mère
nature” pour calmer leurs angoisses. Pour eux, le bien-être
passe par un retour aux sources, à la matière, à la
texture via les spas, les vêtements 100 % coton, les
produits issus de l’agriculture naturelle, etc. Si ce marché n’a
fait qu’exploser au cours de ces dernières années,
il arrive aujourd’hui à saturation et les associations
de consommateurs commencent justement à se méfier
de ces solutions 100 % naturelles.
Pourquoi ?
Elles se sont rendu compte que les matières naturelles
pouvaient elles aussi nuire à votre santé ! Nombreuses
sont les étiquettes des vêtements qui nous promettent
des matières nobles (100% coton, soie naturelle, pure
laine vierge…). Mais elles omettent de mentionner que
ces fibres contiennent de nombreux produits chimiques, produits
chimiques qui peuvent provoquer de sérieux problèmes à ceux
qui les portent : eczémas, allergies, et parfois même
des nausées ! Les plus exposés sont les petits
enfants avec leur peau fragile mais aussi des adultes.
Parlons
des deux autres profils…
Le deuxième profil se rassure avec le
bien-être raisonné. Il croit au dévelop-pement
durable et fait encore confiance à la nature. Il achète
du vin bio, des produits cosmétiques Docteur Hauscka issus
de plantes médicinales cultivées de manière
biodynamique et des voitures “propres”. C’est
le marché le plus porteur à court terme, parce
que nous sommes là dans des solutions alternatives. On
ne revient pas à la grotte archaïque comme pour les
premiers consommateurs cités, et nous ne sommes pas non
plus dans les solutions 100 % artificielles et radicales
adoptées
par le troisième profil.
En quoi le troisième
profil adopte-t-il des solutions plus radicales ?
Pour lui, le bien-être ne passe que par des solutions
100 % artificielles. C’est un consommateur de bien-être
qui n’attend plus rien de la nature. Il passe par la technologie
pour créer artificiellement un bien-être qui ne
se trouve plus à l'état naturel, laissant entrevoir
une interaction entre l'homme et la machine toujours plus forte.Tropicana
Island*, la luminothérapie... seront très vite
les produits phares de ce marché…
On
doit donc s’attendre, à l’avenir, à une
part croissante de biotique dans les produits liés au
bien-être ?
Précisément ! Nous assistons aujourd’hui
aux Etats-Unis ou au Japon, aux prémisses de cette nouvelle
révolution technologique née du mariage de la biologie
et de l’informatique. Toutes les recherches menées
actuellement sur les exosquelettes confirment par exemple cette
tendance qui devrait nous offrir dans un futur très proche
toujours plus de services et de solutions technologique à notre
quête de bien-être.
* Bulle tropicale
où l’on peut se ressourcer, près
de Berlin |
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| Propos
recueillis par Karl Falcon |
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| Photo : F. Marigaux |
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| EN
SAVOIR PLUS |
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À
LIRE |
Le Guide de la thalassothérapie,
de Catherine Tinghérian, Solar, 2005
(25 €).
L’auteur, qui a testé l’ensemble des
centres de thalassothérapie en France, aide à choisir
sa destination, selon ses envies et ses besoins.
Le Marché mondial de l’outdoor
et ses perspectives en 2010
Étude Eurostaf décembre 2005, 120 pages,
1 350 €.
Tél. : 01 49 53 89 10
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À
CONSULTER |
www.alisse.insee.fr
Accès en ligne aux statistiques structurelles
d'entreprises (base Alisse) de l'Institut national de
la statistique et des études économiques.
observatoiredelafranchise
Le site de L’Observatoire de la franchise.
thalassofederation.com
Le site de la Fédération internationale
de thalassothérapie fourmille d’informations
pratiques pour tous ceux qui rêvent de
faire une cure.
resonances.fr
Le site de Résonances,
la chaîne de magasins qui se
spécialise dans les produits
bien-être.
mondialspaetbeaute.com
Salon organisé en partenariat
avec le magazine Cabines,
destiné aux professionnels
de l’esthétique
et des spas.
Du 3 au 5 mars 2007, Paris.
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À
VOIR |
Outdoor 2007
Le Salon phare international du secteur de l’outdoor à Friedrichshafen
(Allemagne) du 19 au 22 juillet 2007.
Tél. : + 49 7541 708-0
european-outdoor.de |
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