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En
thalasso, détente
et relaxation passent désormais
avant la santé |
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La thalassothérapie
a su évoluer pour fidéliser de nouveaux clients,
venus pour se relaxer et non plus pour
se faire soigner. Explications.
La thalassothérapie est un marché prospère.
Cinquante centres existent aujourd’hui en France. Situés
sur les bords de l’Atlantique, de la Méditerranée
ou de la Manche, ils exploitent les bienfaits du milieu marin,
connu pour ses vertus thérapeutiques, sous le contrôle
de professionnels de la santé.
Dans les années 1960, de nombreux indépendants
ont créé des
centres, mais le coût des infrastructures, souvent très élevé (il
faut compter environ 12 millions d’euros pour un centre de 200 curistes),
a permis à de grands groupes de se tailler la part du lion. Ainsi, quatre
d’entre eux se partagent l’essentiel de ce marché : Accor
Thalassa, leader en nombre de centres, Thalazur, Thalacap et
Phélippeau.
Des
hébergements intégrés
L’hébergement est intégré à la
thalassothérapie. Selon le Syndicat national de la thalassothérapie,
le chiffre d’affaires hôtelier, toutes gammes et
tous produits confondus, s’élève à 142 206 000 €
en 2005, soit une augmentation de 2,4 % par rapport à 2004.
Ce chiffre d’affaires est d’ailleurs supérieur à celui
de la thalassothérapie, qui a généré 83 916 000 €
en 2005.
Le résultat est peu surprenant si l’on considère
que de nombreux centres ont été rachetés
par de grands groupes hôteliers dans les années
1990 : la marque Louison
Bobet est ainsi devenue
la propriété de Royal Monceau. Ces groupes se
tournent également vers les pays du pourtour méditerranéen,
notamment la Tunisie, pour étendre leur savoir-faire,
la France étant mondialement réputée.
Des offres de plus en plus pointues
Les centres peuvent accueillir entre 100 et 350 curistes par
jour, pour des durées de plus en plus courtes. Si
en 1996 la durée moyenne d’un séjour était
de 5,8 journées, en 2005 elle était de 3,22
journées. Les centres ont dû s’adapter à cette
nouvelle clientèle de week-end, issue des 35 heures
et plus exigeante. Elle vient désormais moins pour
y être soignée que pour y trouver la parfaite
relaxation. “La thalassothérapie fait partie
du tourisme de loisir, reconnaît Michel Saes,
directeur marketing du groupe Thalacap. Les clients
demandent des soins pointus, et c’est à nous
de les fidéliser en leur proposant énormément
de nouveautés.”
Aux côtés des traditionnels bains de boue et
des soins à base
d’algues, on retrouve des cures antitabac, maman-bébé,
régime minceur, relaxation, etc. Les centres continuent
d’innover en créant des espaces massages, épilation,
et toutes prestations d’instituts de beauté. Le
Syndicat de la thalassothérapie a d’ailleurs noté que
le chiffre d’affaires beauté, boutiques et annexes
a ainsi augmenté de 9,9 % entre 2004 et 2005. |
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| Marion Poinso |
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Les
hommes
se jettent à l'eau ! |
| Si
la thalassothérapie a longtemps été prisée
par les femmes, les hommes en apprécient
de plus en plus les vertus apaisantes. En 2005,
36,3 % d’entre eux se relaxent en bord
de mer, contre 31 % dix ans plus tôt. Serge
Blanco a été le premier à créer
des cures spécialement masculines, et
aujourd’hui de nombreux centres suivent
ses traces. Soins anti-stress et massages se
conjuguent avec des activités sportives
spécialement adaptés pour eux. |
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