Depuis 1984,
l’enseigne au nom d’île exotique a conquis
sa
place sur le podium de la parfumerie sélective.
En réalisant 16 % du CA du marché français
de la parfumerie sélective, Nocibé se
place en 3e position derrière Marionnaud (28 %) et
Sephora (20 %). Autant dire que l’enseigne a fait
du chemin depuis son fief lillois ! Aujourd’hui installée
jusqu’en
Guadeloupe et en Martinique, Nocibé n’en finit plus
de se développer. Dernière action en date, une
ouverture à la parapharmacie. Les détails avec
Cécile Gautiez-Godart, responsable de communication.
Née à Lille en 1984, Nocibé a depuis
conquis l’ensemble du territoire français…
Cécile Gautiez-Godart : Au départ, Nocibé est
une entreprise du Nord et aussi une entreprise familiale, créée
par Daniel Vercamer. En 1997, le rachat de la chaîne Beauty
Shop, dans le sud de la France, a constitué un premier
tournant. L’année suivante, Nocibé s’est
rapprochée du distributeur néerlandais Kruidvat
- leader sur le marché de la parfumerie, présent
dans sept pays (NDLR) - dont le poids financier soutient, aujourd’hui
encore, la croissance de l’entreprise.
Dès lors, Nocibé a racheté de nombreuses
parfumeries. Nous avons aujourd’hui 300 succursales, 80
franchises, et le compteur tourne toujours ! Notre objectif est
d’atteindre 550 parfumeries.
Quels sont les atouts
de Nocibé sur le marché ?
L’une de nos forces est notre image très accessible.
Nous travaillons sur l’attractivité de nos prix
en proposant tous les quinze jours une animation nouvelle. Pour
cela, notre service marketing élabore chaque année
un plan marketing anticipé, par exemple le calendrier
d’animations 2007 est déjà prêt. Cette
dynamique nous permet aussi de recruter de nouvelles clientes.
De plus, l’Institut de formation Nocibé dispense
des formations à l’ensemble du réseau sur
les valeurs de l’entreprise, les métiers de la parfumerie
et la sensibilité aux parfums, pour que chaque conseillère
beauté Nocibé sache faire rêver le client
et vendre avec passion.
Les instituts ne sont-ils pas un autre de vos atouts
?
Chez Nocibé, à peu près 40 % de notre
parc propose le service institut, avec 200 cabines existantes.
Et nous avons recruté cette année une personne
pour développer cet axe de fidélisation. Nous
allons notamment largement communiquer afin que les clientes
repèrent
mieux ce service.
Quelle est la répartition de
votre offre entre la parfumerie et les soins ?
L’essentiel de notre chiffre d’affaires est réalisé par
les parfums. Sur les soins, nous avons encore des choses à prouver
par rapport à la concurrence, et par conséquent
un fort potentiel de développement. Cette année,
nous avons donc mis en place un plan d’action afin d’augmenter
notre savoir-faire sur cette catégorie. En plus d’un
large choix de produits sélectifs, nous commençons
ainsi à référencer des marques émergentes,
notamment à connotation éthique, qui sortent de
l’ordinaire et séduisent des consommateurs nouveaux.
Baiser
sauvage a rejoint Nocibé en
2000, ouvrant l’enseigne à la lingerie. Qu’en
est-il aujourd’hui ?
Nous avons, durant un temps, inséré des corners
de lingerie dans nos boutiques, grâce au rachat de Baiser
sauvage, mais le résultat n’a pas été satisfaisant.
Nous avons donc changé d’orientation et racheté,
finalement, le réseau d’enseignes de parapharmacie
Euro Santé Beauté.
Nous avons aujourd’hui des magasins exclusivement parfumerie,
une dizaine de boutiques mixtes où cohabitent parfumerie
et parapharmacie, et une vingtaine de magasins 100 % parapharmacie
qui restent à l’enseigne Euro Santé Beauté.
En
2002, vous aviez pourtant choisi d’intégrer
l’ensemble des franchisés sous votre enseigne
unique…
Oui, et ce fut un gain considérable au niveau notoriété.
Avant le client ne faisait pas le lien entre les boutiques Nocibé,
Baiser Sauvage, Process Blue…. Aujourd’hui c’est
clarifié. Et en plus d’un vrai souci de cohérence
du parc, appuyé par une dynamique commerciale identique
en termes d’animation d’enseigne et une politique
d’achats cohérente sur l’ensemble du réseau,
nous réalisons des relookages réguliers afin d’harmoniser
le réseau. Quant aux boutiques Euro Santé Beauté,
elles pourraient évoluer pour porter le nom de Nocibé,
peut-être sous le nom « Nocibé Para »…
Envisagez-vous
un développement à l’international ?
Même si certaines de nos franchises en s’installant
hors de métropole, en Martinique et en Guadeloupe, pourraient être
une sorte d’entrée en matière, l’international
n’est pas encore inscrit dans la stratégie de l’enseigne.
Nous préférons gérer et développer
notre notoriété en France avant de nous développer
ailleurs. Cela dit, Xavier Dura, qui a succédé en
2005 à Daniel Vercamer à la présidence
de Nocibé, prête toujours attention aux opportunités
qui pourraient se présenter à l’étranger.
Pourquoi pas pour racheter un jour une petite chaîne en
Espagne ou en Italie ?
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