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Le
recyclage,
un passage obligé |
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Dominique Mignon
Directrice du Développement D'Eco-systèmes,
en charge des relations avec les partenaires et adhérents |
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Avec la mise en application
de la directive européenne relative au recyclage des déchets
des équipements électriques et électroniques
(D3E), en novembre 2006, les distributeurs doivent participer à la
collecte et au recyclage de ces produits. Dominique Mignon, directrice
du développement d'Eco-systèmes,
l’un
des quatre éco-organismes en charge de la filière
des D3E, nous en dit davantage sur leur implication et leurs
obligations.
À quelles obligations les distributeurs
sont-ils soumis ?
Dominique Mignon : Avant même le
15 novembre, ils ont contribué, notamment au sein d’Eco-systèmes, à la
mise en œuvre d’une véritable filière
de collecte et de recyclage des D3E. Aujourd’hui, ils sont
distributeurs d’équipements, mais également
collecteurs de déchets. Face au client, ils sont en première
ligne. Concrètement, outre l’étiquetage obligatoire
de la contribution financière des consommateurs (l’éco-participation),
les distributeurs ont l’obligation dite de “un pour
un” : ils doivent reprendre les appareils usagés
dès lors qu’un produit similaire est acheté.
Ils ont également une obligation de communication pédagogique
auprès du consommateur.
Qu’est-ce que l’éco-participation exactement ?
C’est la contribution financière payée par
le consommateur pour la collecte et le recyclage des D3E. Son
affichage en point de vente garantit au consommateur transparence
et lisibilité sur les coûts liés à la
prise en charge des équipements électriques et électroniques.
Comment
les distributeurs ont-ils participé à la
création de cette filière ?
Les distributeurs, actionnaires et partenaires d’Eco-systèmes
y travaillent, aux côtés des producteurs, depuis
deux ans. Tout a été anticipé : une fois
calculée l’éco-participation, celle-ci a été intégrée
dans le système d’information et de gestion des
distributeurs afin de l’afficher à temps en magasin
et sur catalogue.
Qui finance la collecte des
D3E et le recyclage ?
L’éco-participation couvre l’ensemble des
coûts. Ensuite, chaque distributeur supporte des coûts
résiduels d’organisation et de gestion, difficiles à évaluer.
Un distributeur a même comparé ce coût à celui
du passage à l’euro ! Cela donne une idée
de l’importance des dépenses et des efforts qu’il
a fallu pour former les gens, adapter les systèmes d’information
et de gestion, changer les étiquettes…
Quels
changements logistiques la mise en œuvre de cette filière
recyclage a-t-elle entraînée ?
Certains
distributeurs étaient déjà très
avancés dans l’organisation de la récupération
des équipements usagés. Beaucoup avaient des
circuits de livraison qui pouvaient reprendre les équipements
encombrants. Ces circuits se développent et les distributeurs
s’organisent de manière à mettre à l’arrière
des magasins des contenants pour stocker les vieux appareils.
La collecte des D3E nécessite en effet une surface de
stockage supplémentaire et la mise en place d’une
organisation technique.
Quel est l’objectif de collecte pour les distributeurs ?
L’objectif
de collecte national est de 4kg/hab./an. C’est un objectif
minimum imposé à l’État français
sur l’ensemble de la filière. On pense que ça
peut aller plus vite que prévu : dans les pays du
Nord, l’objectif des 4 kg a été très
vite dépassé. En France, il y a déjà un
acquis de 2 kg, et il est sans doute possible de monter
très
vite en puissance grâce à la communication mise
en place par les distributeurs auprès des consommateurs. |
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| Propos
recueillis par Sophie Paturel |
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| Photo :
F. Marigaux |
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