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Rues
piétonnes, recette-miracle ou
voie sans issue ? |
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Pour redynamiser
leur centre, les villes optent souvent pour l’aménagement
de rues piétonnes. Une démarche qui doit s’accompagner
d’une bonne politique de transports.
À Chartres, tout le “triangle d’or” est
piéton. Baptisé ainsi à cause de sa configuration,
l’hypercentre est composé de trois rues interdites
aux voitures, qui accueillent commerces de franchises,
multimarques et indépendants. L’objectif est d’inciter
les touristes de passage (la cathédrale draine 1,5 million
de visiteurs par an) à découvrir la ville et
d’augmenter ainsi la fréquentation des boutiques.
Une
politique d’accompagnement
“La piétonisation n’est pas un but en soi mais un accompagnement
intéressant pour relancer la dynamique de la ville, insiste, de son
côté, la mairie de Châlons-en-Champagne. Comme le centre
est petit, nous avons voulu créer un cheminement pour favoriser la promenade.
On traverse les deux places commerçantes de la ville sans faire plus
de 600 mètres.” En contrepartie, 400 places de parking souterrain
ont été mises à la disposition du public.
Des solutions
mixtes
Le phénomène se généralise quelle
que soit la taille des villes. L’engorgement régulier
du centre par le trafic automobile et la pollution le rendent
de moins en moins praticable. Des solutions mixtes sont aménagées :
ne piétoniser qu’en partie ou laisser circuler
les voitures à certaines heures. La réaction
des commerçants n’est, a priori, pas toujours positive.
Motif invoqué : la restriction de l’utilisation
de la voiture risque de faire fuir les clients. Un argument
balayé une fois la transformation des rues accomplie,
assure la ville de Metz, une pionnière. “L’augmentation
du chiffre d’affaires des magasins a été sensible
dès les mois qui ont suivi la piétonisation.
Aujourd’hui, ce sont des commerçants qui nous
le demandent.”
Une affirmation nuancée par Bernard Dumont, président
de l’association des commerçants du marché couvert
de la ville de Moulins : “La piétonisation est
bonne pour le commerce car elle incite les gens à flâner
et à regarder les vitrines, mais il faut un potentiel
de parkings suffisamment proches du centre !”
Des
parkings proches du centre : une nécessité
La nécessité d’une politique de parkings
relais en périphérie et de transports en commun
suffisants est d’autant plus impérative que, comme
le rappelle Stéphane Merlin, responsable de STM conseil-Pivadis,
société de stratégie pour le développement
commercial, le rayon d’action d’une ville de 25 000
habitants est de 90 à 140 000 habitants ! |
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| Anne
Thiriet |
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Partenariat
public-privé |
| La
ville de Nantes veille à un mix grandes enseignes-boutiques
innovantes dans le centre-ville. Pour protéger
les quartiers constitués en pôles et leurs commerces
de proximité, et en accord avec la chambre de
commerce et d'industrie, la mairie peut ainsi
limiter l'installation d'enseignes sur une dizaine
de places et de lieux. |
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