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Puériculture :
un marché mature
et diversifié |
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Afin de gagner
des parts de marché, les enseignes s’adaptent aux
modes de consommation des parents.
La puériculture se porte à merveille : en
2005, la valeur globale de ce marché s’élevait à 620
millions d’euros. Une bonne santé liée à la
croissance démographique (les Français ont le
taux de natalité le plus élevé d’Europe
avec 830 000 naissances recensées en 2006), mais
aussi à la
venue de plus en plus tardive du premier enfant au sein d’un
couple installé (une femme a en moyenne 29,8 ans) :
les parents travaillent, leur pouvoir d’achat augmente. “Les
parents veulent ce qu’il y a de mieux pour leur bébé ;
d’autant qu’ils culpabilisent de le laisser pour
aller travailler”, analyse Bertrand Tiburce, directeur
de Baby Adgency, agence de conseil des marques.
Nouvelles
habitudes de consommation
L’arrivée d’un nouveau-né bouleverse
donc les habitudes de consommation des jeunes parents. Selon
l’Institut
des mamans, 32 % d’entre eux achètent
une nouvelle voiture. L’achat d’un appartement
plus grand devient également une priorité. Car,
désormais, ce qui compte c’est la sécurité et
le confort de l’enfant. Pour 30 % des 780 femmes
enceintes interrogées par l’Institut des mamans
en 2005, l’ameublement et l’achat d’une poussette
passent avant l’achat de couches (21 %). 70 %
ouvrent même un compte en banque pour leur progéniture
future !
Les enseignes à l’écoute
des parents
Les enseignes spécialisées dans la distribution
d’articles de puériculture ont bien compris ce
changement de mentalité. Aubert, leader avec près
de 200 magasins en France, Bébé 9, n° 2
du marché (180
magasins), et Autour
de Bébé (plus de 80 magasins),
ont su s’adapter à une clientèle exigeante.
Elles proposent un grand choix de marques dans le textile,
le mobilier, le bain... dont les prix vont de l’entrée
de gamme au très haut de gamme. Surtout, elles comptent
sur leur qualité de conseil. C’est là qu’elles
feront la différence avec les hypermarchés, qui
proposent des produits souvent moins chers... sur un marché qui
a de beaux jours devant lui : les experts estiment sa valeur à 685 millions
d’euros en 2008. Pourvu que le taux de natalité des
Français soit toujours à la hausse... |
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| Marion
Poinso |
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| EN
SAVOIR PLUS |
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À
LIRE |
L’enfant consommateur
: variations interdisciplinaires sur l’enfant
et le marché, dirigé par
Valérie-Inès de La Ville, éd.
Vuibert. L’approche de différents scientifiques
(historiens, sociologues, managers...), afin de développer
un comportement responsable face à l’entrée
de l’enfant dans la société de
consommation.
Kids marketing,
Joël Brée, éditions EMS (2007). Un point
sur les derniers travaux scientifiques sur les enfants, leur
consommation et les entreprises qui s’adressent à eux.
Kids Attitudes,
IPSOS (2005).
L’Observatoire des 6-14 ans sur les dernières
stratégies marketing mises en place par les grandes
marques.
Étude européenne,
IPSOS (2003).
Une analyse de l’influence des enfants sur le budget
familial.
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À
CONSULTER |
www.ifm-paris.org L’Institut
français de la mode propose en ligne ses publications “La
Lettre économique” et “DistriBilan”.
www.actukids.fr
Au delà de newsletters mensuelles et hebdos, ActuKids
se présente comme une véritable veille d’informations
destinée aux distributeurs spécialisés.
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À
VOIR |
Kidexpo,
du 1er au 3 juin
La première édition de Kidexpo ambitionne
de devenir “Le” rendez-vous des 4-14 ans
et de leurs parents. www.kidexpo.fr. |
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