Lynx Optique
fonctionne comme un véritable showroom des marques de
lunettes.
Rachetée en 2003, Lynx
Optique a su
conserver son identité de
showroom des marques. Qualitative, l’enseigne se développe
et affiche aujourd’hui un dynamisme supérieur à celui
du marché.
Le point avec Franck Deschamps, directeur de
l’enseigne.
Racontez-nous l’histoire de Lynx
Optique...
Franck Deschamps : Depuis sa création
en 1968, Lynx Optique a toujours été une enseigne
assez imaginative avec des clefs innovantes. Nous avons été les
premiers à mettre en place des normes de montage aujourd’hui
adoptées par toute la profession, à imaginer
des relations avec les prescripteurs (notamment les ophtalmologistes), à nous
installer dans les centres commerciaux, à tenter l’aventure à l’étranger
dès 1992.
En revanche, nous avions du mal à modéliser notre
concept et notre business model. L’enseigne a finalement été rachetée
en décembre 2003 par Guildinvest [La Guilde des Lunetiers – NDLR].
Pourriez-vous nous présenter le groupe Guildinvest
?
Guildinvest est le leader français de l’optique
avec environ 30 % de part de marché, notamment grâce à ses
quatre enseignes Lynx Optique, Krys, Vision
Plus et Vision
Originale,
qui partagent le même back office : le système
informatique, la centrale de négociation des produits,
le service agencement et la plate-forme sont communs. Nous mutualisons
donc des outils. En revanche, chaque enseigne conserve son axe
marketing spécifique,
son concept, sa politique commerciale, tarifaire et de référencement,
et sa propre communication.
Quelle est la place de Lynx
Optique dans ce groupe ?
Nous sommes un showroom orienté vers l’innovation,
avec une valeur ajoutée, en comparaison des mégastores.
Le marché a complètement changé ces quinze
dernières années. De prothèse médicale
dans les années 1980, la lunette s’est transformée
en véritable accessoire.
Le client a de nouvelles attentes en termes de marque, de style
et d’innovation technique. Pour y répondre, nous
avons développé un côté “avant-première”,
notre ambition étant que l’on vienne chez nous
pour voir quelles sont les nouveautés. En somme, nous
proposons du quasi shopping de divertissement, et notre clientèle
est plutôt de catégorie socioprofessionnelle supérieure.
Comment
travaillez-vous cette image ?
Le premier travail a été de repenser nos boutiques.
Nous avons cassé les univers de lunettes standard, préférant
travailler comme les grands magasins en corners de marques, que
nous avons regroupés par typologie de clientèle.
C’est surtout la marque qui attire aujourd’hui le
client final. Nous travaillons par ailleurs sur un parcours client
qui fait le tour du magasin en suivant les petites alcôves
liées aux marques. Dans la partie centrale du magasin,
une zone plus cosy, en parquet, accueille la partie plus médicale
du métier, où l’on conseille le client sur
les verres adaptés pour une vision et un confort optimisés.
Proposez-vous
votre propre marque dans vos showrooms ?
Oui, il s’agit de la marque OXXO. Comme nous la considérons
comme une marque à part entière, vous ne trouverez
pas le sigle Lynx Optique accolé à OXXO. Le style
et le design sont très travaillés, le prix est
juste plus abordable, autour de 100 euros quand une griffe
se situe plutôt vers 200 euros. Le client peut tout à fait
imaginer retrouver cette marque ailleurs, alors que c’est
une exclusivité Lynx Optique.
Quel est votre rythme
de développement actuel
?
Lynx Optique compte 130 magasins en France et 14 à l’étranger :
en Pologne, au Maroc et en Côte d’Ivoire. Nous
avons ouvert 12 nouveaux points de vente en 2006 et nous sommes
sur un rythme de 15 ouvertures par an. Notre ambition, c’est
plutôt d’être présents dans les grands
centres commerciaux et les agglomérations au-dessus de
100 000 habitants. Développer oui, mais intelligemment,
lorsque notre cœur de cible est suffisamment présent
dans la zone.
Lynx Optique affiche un vrai dynamisme…
En effet, Lynx Optique est une enseigne qui marche bien. Notre
réseau de franchise affiche une croissance de + 4,4 %
depuis le début de l’année, alors qu’on
estime le marché entre 1 et 1,5 %, nous allons
donc trois plus vite. Nous avons déjà 12 projets
de nouveaux magasins pour 2007, avec des ouvertures prévues à Cannes, à Marseille, à Rouen… Cette
réussite tient au fait que le client désormais
très éduqué a de nouvelles demandes comme
je le disais, il se reconnaît donc de moins en moins
dans les opticiens généralistes à l’offre
plus standardisée. Notre force, c’est notre exigence !
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