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N° 111 Sept. / Oct. 2007
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de la pose à domicile
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- 6 - Des services... même à la maison !
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- Bexley a trouvé chaussure à son pied
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- Écran plat, la TV passe un cap
Bexley a trouvé chaussure à son pied
Éric Botton,
P-dg de bexley
Grâce à son concept innovant du “chic et pas cher”, Bexley a conquis le marché de la chaussure de luxe pour hommes.

Dynamique et innovante, Bexley, créée par Éric Botton en 1985, est aujourd’hui leader de la vente en ligne de la chaussure haut de gamme et compte plus de 165 000 clients satisfaits. Retour sur le succès de l’enseigne avec son fondateur.

Comment vous êtes-vous lancé dans l’aventure de la chaussure de luxe ?
Éric Botton :
Au départ, je n’avais pas d’expérience dans ce domaine. J’étais marchand de bien et j’avais quelques connaissances du monde de la vente par correspondance. J’ai acheté un local à Lyon, avec pour objectif de me lancer dans le cachemire et de concurrencer Bompard. C’est finalement par hasard que je me suis lancé dans la chaussure de luxe.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce marché ?
Je voulais un produit intemporel dont on puisse maîtriser le développement, de sa conception à sa mise en vente. Tout le processus de création est fait chez nous, à part la fabrication, et cela nous garantit une très grande qualité. Le fait de tout intégrer nous permet de “sentir” le marché : nous étudions nos statistiques, nous choisissons les modèles. Nous restons ainsi à la pointe de la mode et de la demande.

Quel est votre point fort ?
Depuis 1991, nous avons évolué en terme de prix, car nous n’étions pas assez agressifs. À l’époque, nous vendions une paire de chaussures 1 200 francs (environ 180 euros) ; aujourd’hui, nous vendons deux paires pour 199 euros. C’est presque la moitié du prix et pourtant les composants restent les mêmes. C’est un rapport qualité / prix extrêmement intéressant, et nous sommes les seuls à proposer cela.

Vous êtes numéro un de la vente de chaussures de luxe en ligne. Comment avez-vous abordé l’outil Internet ?
Lorsque nous nous sommes tournés vers Internet, nous avions déjà cinq boutiques. Je savais que c’étaient deux canaux complémentaires et que ce serait un plus pour l’enseigne. Au départ, Internet était comme une sorte de catalogue où nous présentions nos collections et que nous mettions à jour régulièrement. Et petit à petit, c’est devenu un vrai canal de vente avec sa structure propre et un véritable centre de profit : Internet représente 20 % de parts de marché.
En moyenne, il y a 5 000 connexions par jour sur notre site français (www.bexley.fr) et 1 000 connexions sur notre site en anglais (www.bexley.com).

Quelles sont les difficultés de la vente sur Internet ?
La pointure peut être un frein. En moyenne en France, les retours pour problèmes de taille sont entre 20 et 25 %. En Suisse et en Allemagne, ils frôlent même les 40 %. Chez Bexley, nous avons seulement 8 % de retour, car nous supervisons le développement de la chaussure de A à Z. Nous vendons nos produits, nous savons donc qu’un 41 sera un 41 dans toutes les formes. Cela impose donc une plus grande rigueur de notre part. Les clients le savent et c’est une façon de les fidéliser.

Comment se porte Bexley aujourd’hui ?
Nous avons huit boutiques, dont deux à Lyon, une à Annecy et cinq à Paris. Nous avons 35 salariés, dont 10 au siège à Lyon. Au début, j’étais tout seul ! Quant à notre chiffre d’affaires, il a progressé de 30 % par rapport à 2006 et nous devrions atteindre les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année.
Le secteur de la chaussure haut de gamme n’est pas en croissance actuellement, c’est  un marché difficile. Mais nous avons su tirer notre épingle du jeu grâce à notre concept original.

Quelles sont les perspectives de développement ?
Nous avons le projet d’ouvrir des boutiques à Bruxelles et à Londres. Par ailleurs, nous allons proposer de nouveaux articles sur Internet, où nous avons plus de liberté que dans les magasins. Nous allons commencer par les chemises, un produit encore intemporel. C’est facile d’en acheter par lot de trois ou de six sans se tromper. Les accessoires se vendent également très bien sur Internet, et c’est un axe que nous allons sans aucun doute bientôt développer.

Propos recueillis par Marion Poinso
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Bexley a trouvé chaussure à son pied
Photo : F. Marigaux
En chiffres
CA (en millons d'€)
2006 > 7 M €
2007 > 10 M € (Chiffre prévisionnel)

35

C'EST LE NOMBRE DE SALARIÉS de l’enseigne Bexley, dont 10 sont intégrés au siège, à Lyon (69).

5 000
VISITEURS UNIQUES
se rendent, chaque jour, sur le site français www.bexley.fr.

8
BOUTIQUES EN FRANCE
constituent le réseau Bexley : 2 à Lyon, 1 à Annecy et 5 à Paris.
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