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Quand les enseignes auto mettent le turbo |
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Les enseignes de réparation automobile se sont unies pour gérer leurs déchets.
L’automobile, c’est la promesse de voir la vie en rose, mais pas toujours en vert… D’un côté, elle est jugée indispensable à la qualité de vie au quotidien, de l’autre, elle est accusée de nuire à l’environnement. Chaque année, les ventes de voitures particulières en France avoisinent les 2 millions, pour autant de préoccupations concernant le devenir de ses déchets.
Pollution automobile
En effet, on estime la quantité de Véhicules hors d'usage (VHU) à 2 millions par an. Selon l’Ademe, un VHU est aujourd’hui valorisé à hauteur de 85 %. Cela représente près de 230 000 tonnes par an de déchets automobiles, soit l'équivalent en poids de 23 tours Eiffel ! Ajoutez les 290 000 tonnes d'huiles usagées, les 7 millions de batteries (soit 21 000 tonnes d'acide sulfurique, 120 000 tonnes de plomb) et les 30 millions de pneus usagés et vous aurez compris l’enjeu de l’automobile pour nos sociétés industrielles.
Conscientes des inquiétudes engendrées par cette production des déchets, cinq grandes enseignes d'entretien et de réparation automobile, Feu Vert, Midas, Norauto, Speedy et Euromaster, ont uni leurs efforts : “Ces enseignes ont créé, dès 1995, l’association ECA (Environnement Commerce Automobile), rappelle Pascal Fraumont, président de l’association. Elles ont décidé de faire face, ensemble et de manière volontariste, à la gestion globale de leurs déchets de façon rationnelle et organisée, en France.”
La profession agit
La profession veut se débarrasser de son image de pollueur et se montrer soucieuse de l’écologie. Car nul n’échappe à la loi ! Obligation est faite à ces enseignes de séparer les déchets industriels spéciaux (DIS), tels que les batteries, solvants, huiles usagées, filtres... et les déchets industriels banals (DIB), comme les pneus, verres, plastiques... Le code de l'environnement stipule que le producteur ou détenteur du déchet en est responsable jusqu'à son élimination. Les directions régionales de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) effectuent les contrôles. “Notre activité génère des volumes importants de déchets soumis à cette réglementation. Nous avons donc sélectionné les prestataires référents en matière de collecte et de recyclage : Veolia, Chimirec et Aliapur. De même, l’évolution de la réglementation nous a conduit à travailler avec les parties prenantes.” Parions sur la bonne conduite des entreprises du commerce automobile pour prendre le bon virage du développement durable ! |
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| Gilles Girot |
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| EN
SAVOIR PLUS |
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À
LIRE |
Le Guide de l’ameublement équitable,
Ademe. Le guide est téléchargeable
sur le site de l’Ademe, rubrique Espace
Presse.
Représentations et pratiques de la
consommation engagée, Crédoc,
P. Croutte, F. Delpal, G. Hatchuel, décembre
2006. Cette étude
mesure l’écart entre le
discours et les pratiques en matière
de consommation engagée.
“La consommation engagée s’affirme comme
une tendance durable”, Crédoc,
F. Delpal, G. Hatchuel, mars 2007. Une étude
téléchargeable sur le site du Crédoc.
Dynamique commerciale, n° 107 (janv -fév 2007), L’interview
de Dominique Mignon, directrice du développement
des écosystèmes en charge des relations
avec les partenaires et adhérents sur le rôle
des distributeurs suite à l’adoption de
la D3E.
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À
CONSULTER |
www.novethic.fr
Un site sur l’actualité des entreprises
en matière de développement durable. Une
information utile pour les professionnels comme pour
le grand public.
www.ademe.fr
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise
de l’énergie est un partenaire public incontournable
pour les entreprises qui se lancent dans une démarche
de développement durable.
www.legrenelle-
environnement.fr
Le site du Grenelle de l’environnement.
www.eca-asso.com
Le site de l’association Environnement Commerce
Automobile. |
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