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Sur Internet, le e-buyer consomme de mieux en mieux tout en se faisant plaisir. C’est ce dont témoigne l’Observateur Cetelem 2008. Un engouement qui se manifeste également sur le marché du meuble.
Le e-commerce est le thème phare de l’Observateur Cetelem 2008. Que faut-il en retenir pour les distributeurs de l’ameublement ? Entretien avec Flavien Neuvy, de l’Observateur Cetelem.
Pourquoi avoir consacré l’édition 2008 au e-commerce ?
C’est simple, on assiste à une véritable révolution dans la distribution : le e-commerce est devenu en l’espace de dix ans une réalité économique. L’Internet s’impose comme un vecteur de consommation de masse. Aujourd’hui, plus de 48 % des Français ont déjà effectué au moins un achat sur l’Internet. Sur les trois dernières années, les chiffres de ventes en ligne ont littéralement explosé et l’Observateur Cetelem prévoit une forte accélération dans les années à venir. Ainsi, en 2006, elles ont représenté 12,2 milliards d’euros et, à l’horizon 2010, elles devraient atteindre 33 milliards d’euros !
Comment expliquez-vous ce phénomène ?
Il y a plusieurs facteurs. En premier lieu, les e-buyers apprécient le côté pratique et rapide des achats qui recueillent un taux de satisfaction de 91 %. Viennent ensuite deux critères majeurs : la compétitivité des prix et l’étendue du choix. Pour résumer, Internet est pratique, confortable, rapide, ouvert 24 h/24, 7 j/7 ; il offre un choix de produits important à des prix très compétitifs. Souvent à la recherche d’un achat malin sans effort, le e-consommateur s’informe sur les sites de comparateurs de prix, qui jouent ainsi un rôle important dans la recherche de la bonne affaire.
Quelle est la place du marché du meuble dans le e-commerce ?
L’achat en ligne du meuble reste modeste, même si les intentions d’achat de ce secteur sont en forte progression : de 3 % en 2006, elles passent à 8 % en 2007.
Quels sont les facteurs qui limitent ce marché ?
Les paniers moyens sont généralement assez élevés et les e-buyers sont, pour l’instant, encore réticents à réaliser des achats supérieurs à 1 000 euros. Quand on les interroge, seulement 8 % d’entre eux sont prêts à franchir ce cap. Le deuxième frein, c’est l’impossibilité de voir et de toucher le produit avant de l’acheter. Il faut aussi noter que les marques produits en meuble sont peu connues du grand public, ce qui limite les possibilités de recherche sur le Net à l’inverse des marchés du blanc-brun-gris ou du sport. Malgré ces freins, le e-commerce du meuble ne peut que progresser. L’amélioration de la performance des ordinateurs, associée au très haut débit par fibre optique, va offrir de nouvelles possibilités technologiques. Demain, on peut tout imaginer sur la Toile, même des show-rooms plus vrais que nature !
Quel est l’impact du crédit en ligne pour les e-buyers ?
Aujourd’hui, seuls 38 % des e-buyers interrogés sont satisfaits des solutions de crédit en ligne proposées par les sites de e-commerce. Quand on voit le succès de www.cetelem.fr, on peut se dire que le développement du financement sur les sites de e-commerce sera très fort dans les années à venir et qu’il offre un potentiel de croissance de chiffre d’affaires considérable. En revanche, les sites marchands doivent répondre à un impératif : ne pas retarder le processus d’achat et de livraison. En clair, si faire un dossier de crédit en ligne bloque toute la mécanique logistique, le distributeur ne sera pas incité à proposer des solutions de paiement en ligne. Quant au e-buyer qui plébiscite le côté rapide et pratique d’Internet, il aura tendance à abandonner une opération de crédit en ligne trop chronophage. C’est pourquoi Cetelem a lancé un produit baptisé Presto (voir DC n° 112).
L’avenir appartient donc au e-commerce…
Sans aucun doute. Quand la génération post-Internet, c’est-à-dire les moins de 10 ans, sera en âge de consommer, elle ne se posera pas la question de savoir si c’est bien ou non de faire des achats en ligne ou de payer en ligne, elle consommera massivement via le Net. La Toile fait partie de leur culture. La révolution Internet n’en est qu’à ses débuts !
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