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"Des groupes
très impliqués
dans la vie locale" |
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Didier Baumgarten,
prÉsident de la FNAEM.
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En rassemblant plus de 2 300 points de vente dont les parts de marché sont estimées entre 75 et 80 %, la FNAEM est très représentative du secteur du négoce de l’ameublement. L’interview de Didier Baumgarten, président de la FNAEM, cogérant du groupe Sagam-Vivre, le géant du meuble.
Quel est le rôle de la Fnaem auprès des enseignes d’ameublement ?
Didier Baumgarten : Sous l’autorité de son conseil d’administration, elle exerce trois missions principales : représenter les dirigeants du négoce de l’ameublement dans l’ensemble des négociations sociales face aux syndicats de salariés, promouvoir les intérêts des magasins d’ameublement auprès des pouvoirs publics et des consommateurs et de leurs associations, assurer l’information de ses membres sur l’ensemble de ces sujets et sur certains dossiers jugés importants pour la profession (statistiques du marché, règles de publicité, certification des bois…).
Quelles sont les grandes tendances du marché du meuble en 2008 ?
Avec une croissance de 7,3 % à surfaces évolutives en 2007, notre secteur enregistre sa meilleure performance depuis… 1977 ! Certes, les performances entre points de vente et entre familles de produits varient, mais à l’exception de la vente à distance, tous les circuits de distribution ont terminé l’année en croissance.
Il faut voir dans ces bons résultats chiffrés une des premières retombées de la stratégie d’offre engagées par les professionnels de notre secteur depuis quelques années.
Aujourd’hui, je distinguerais trois grandes tendances de fond sur le marché de l’ameublement et de l’équipement de la maison : la montée en puissance des concepts mixant ameublement et décoration, sur toutes les gammes du marché ; l’influence croissante de la mode sur notre métier (couleurs, matériaux, style, etc.), source de renouvellement ; la meilleure accessibilité du produit meuble aux consommateurs. En 1964, il fallait à un ménage trois mois de salaire mensuel moyen pour acquérir un canapé moyen/haut de gamme. Aujourd’hui, il ne lui en faut plus que 1,4 ! De bien d’investissement, le meuble a acquis un statut de bien de consommation courante ou semi-courante.
Comment les groupes régionaux de meuble sont-ils organisés et comment ont-ils évolué?
Ces groupes familiaux, que nous estimons à une vingtaine environ en France, gèrent un parc important de magasins dans leur région. Ils ont parfois choisi d’occuper toutes les gammes du marché et la quasi-totalité des segments de distribution dans une zone géographique donnée, à l’instar des groupes Magrez à Bordeaux ou Cot en Rhône-Alpes.
D’autres fois, ils ont opté pour l’exploitation d’un nombre important de magasins d’une même enseigne nationale dans une région, comme les groupes Parot en Val-de-Loire ou Cogenor dans le Nord Pas-de-Calais, qui exploite une grosse douzaine de magasins aux enseignes du groupe Roche, Monnier dans l’Ouest, sous les enseignes Géant du Meuble et Cuisine Schmidt ou encore Yvrai dans le Sud Est sous enseigne BUT.
Tous ces groupes ont pour caractéristique de demeurer sous capital familial, même si, au cours des dernières années, un certain nombre d’entre eux ont été rachetés par les centrales, à l’image de la Sodice, qui exploitait une douzaine de magasins Conforama dans le Nord. Souvent, ils ont étendu leur activité au-delà de l’ameublement, dans le bricolage ou la décoration par exemple. Enfin, ils exercent souvent une activité immobilière importante.
Quel rôle ont-ils dans leur région d’implantation ?
Dans leurs régions d’implantation, ces groupes disposent d’une influence certaine. Ils groupes sont souvent très impliqués dans la vie socio-économique locale, au sein des CCI, auprès des préfectures, collectivités locales, réseaux bancaires et associatifs. Ils emploient aussi des effectifs salariés non négligeables.
Pour toutes ces raisons, ils constituent pour la FNAEM d’importants relais d’influence locale et d’information. Leur caractère familial les prédispose à une gestion patrimoniale de moyen et long terme, précieuse à la FNAEM en terme d’expertise. Leur très bonne connaissance du métier, leur proximité avec le terrain et la connaissance qu’ils ont parfois de l’exploitation de magasins dans d’autres secteurs constituent de réels atouts dans la gestion de certains dossiers FNAEM.
Comment la FNAEM les accompagne-t-elle ?
La FNAEM apporte à ces groupes régionaux ses services habituels (service juridique, Lettre de la FNAEM, extranet du site www.fnaem.fr), ainsi que le bénéfice collectif de ses principales actions (TACA, CANI, etc. ). En tant qu’adhérents de nos chambres locales, ces groupes régionaux bénéficient aussi des prestations locales de ces dernières. Nous pensons que l’influence de ces groupes régionaux pourrait aller en s’accroissant dans le temps. Il nous faudra alors réfléchir à leurs besoins spécifiques par rapport à la FNAEM et à leur rôle, notamment au plan local. |
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| Propos
recueillis par Thierry Dublanchet |
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| Photo : F. Marigaux |
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