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N° 113 Janv. / Fév. 2008
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- Olivier Gonzalez :
2007, une très belle année pour le Meuble
- Mobalpa s’offre un écrin de luxe
- Le salon du meuble fait peau neuve...
- Aquamondo se jette à l’eau
- Naturéo, supermarché bio
- Nespresso sur les Champs
- Jean-Michel Truong : Sourcing... à vos marges !
- Flavien Neuvy : "Le e-commerce est devenu une réalité économique"
- Cetelem, deux fois plus Observateur
- Groupes régionaux : portraits de familles
- 1 - Didier Baumgarten : "Des groupes très impliqués dans la vie locale"
- 2 - Sésame : le champion des bas prix affiche une ambition nationale
- 3 - Le groupe Bayle, un développement multi-enseignes
- 4 - La Céruseraie : un concept, des ambiances
- 5 - 5 générations de Meubles Coppin !
- 6 - Richard Stefanski, le self-made man du meuble
- 7 - La fulgurante ascension des Meubles Leflond
- 8 - Portraits chinois du groupe régional…
- Graine d’intérieur, la petite enseigne qui pousse
- BoConcept la danoise qui a su séduire en France
- La literie rebondit en ligne
- La déco rallume la lumière
Le groupe Bayle,
un développement
multi-enseignes
Jean-Paul et Cédric Magrez
Géré par Magrez père et fils, le groupe couvre tous les segments du marché du meuble.

Multiplicité des franchises, ancrage régional : c’est la recette du succès pour le groupe Bayle, géré depuis plus de 100 ans par la même famille. Interview croisée de la 3e et 4e génération.

Le premier magasin Bayle a ouvert à Bordeaux en 1854…
Jean-Paul Magrez :
Oui, mais le véritable fondateur du groupe, c’est Émile Bayle, mon grand-père. Dans les années 1900, il a créé un faubourg du meuble avec un magasin leader de 3 000 m2, entouré de six magasins annexes, plus spécialisés, sur le cours d’Albret. Sa fille (ma mère) Colette Magrez, a repris les rênes de l’affaire en 1946, en restant à Bordeaux. Après trois ans chez Prisunic, j’ai rejoint ma mère en 1966. Dans un premier temps, elle m’a confié la gestion des six magasins annexes.

Comment avez-vous développé le groupe ?
Jean-Paul Magrez :
J’ai suivi deux directions. D’abord, je l’ai l’étendu à la périphérie, afin de répondre à l’évolution commerciale des années 1970 et 1980. Ensuite, j’ai transformé les magasins sous ma responsabilité en franchises – nous sommes le plus ancien franchisé Roche Bobois (1966) – puis j’en ai créé de nouveaux, toujours franchisés. Au fil des années, nous avons diversifié les enseignes du groupe : But en 1972, Fly et Crozatier dans les années 1980, Monsieur Meuble, Cuisines Schmidt dans les années 1990, etc. À présent, nous gérons dix-neuf magasins et onze enseignes, une situation unique en France.

Pourquoi ce choix de multiplier les enseignes ?
Jean-Paul Magrez :
Cette diversité nous permet de couvrir les deux grands segments du secteur du meuble : la grande distribution avec But et Fly et le commerce spécialisé, avec les neuf autres enseignes. Par ailleurs, la franchise facilite énormément notre travail car les enseignes interviennent à de nombreux niveaux : la sélection des produits, la publicité nationale.
Cédric Magrez : La multiplicité des enseignes nous donne une vision exceptionnelle et unique sur le secteur du meuble en France. Côtoyer de nombreux franchiseurs nous apporte une grande richesse d’informations sur la profession.

Comment se passe le travail “en famille” ?
Cédric Magrez :
Très naturellement. Quand j’ai intégré le groupe en 1992, mon père m’a d’abord laissé la gestion des magasins But, comme sa mère avait fait avec ses magasins annexes. Je travaille avec lui sur l’ensemble du groupe depuis quatre ans.

Quels sont vos objectifs pour le groupe ?
Jean-Paul Magrez :
Continuer son développement régional. Dès que nous avons une opportunité d’ouvrir un nouveau point de vente, nous la saisissons. En novembre dernier, nous avons ouvert cinq nouveaux magasins dont trois sur le bassin d’Arcachon.
Cédric Magrez : Notre chiffre d’affaires prévisionnel 2008 s’élève à 70 millions d’euros ; nous voulons atteindre 100 millions d’ici à cinq ans. Sur notre site de Mérignac, avec six enseignes différentes (Roche Bobois, But, Fly, Crozatier, Château d’Ax, Poltronesofa) nous avons créé un “petit Domus” à ciel ouvert, dans la lignée du faubourg du meuble créé autrefois par Émile Bayle à Bordeaux.
Selon les opportunités, nous pourrions l’agrandir et le compléter de quatre à cinq enseignes supplémentaires. À Biganos et à Artigues, nous développons également ce type de petits villages du meuble.
Propos recueillis par Marianne Gérard
Didier Baumgarten : "Des groupes très impliqués dans la vie locale"
Sésame : le champion des bas prix affiche une ambition nationale
Le groupe Bayle, un développement multi-enseignes
La Céruseraie : un concept, des ambiances
5 générations de Meubles Coppin !
Richard Stefanski, le self-made man du meuble
La fulgurante ascension des Meubles Leflond
Portraits chinois du groupe régional…
Photo : F. Marigaux
EN CHIFFRES
1854
C'EST LA DATE D'OUVERTURE du tout premier magasin de la maison Bayle.

54
MILLIONS D'EUROS. C’est le chiffre d’affaires réalisé par le groupe en 2007.

260
C'EST LE NOMBRE DE SALARIÉS à temps plein du groupe.
ENSEIGNES

Le groupe possède 19 magasins répartis entre 11 enseignes différentes :
- 4 But,
- 2 Fly,
- 1 Monsieur Meuble,
- 1 Cuisines Schmidt,
- 2 Roche Bobois,
- 2 Crozatier,
- 3 Château d’Ax,
- 1 Poltronesofa,
- 1 Mise en scènes,
- 1 Intérieur design,
- 1 Literieland.

Il inclut également trois corners Stressless à Bordeaux, Mérignac et Biganos.

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