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N° 114 Mars / Avril / Mai 2008
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- Olivier Gonzalez :
"Qui sont les ados d'aujourd'hui ?"
- Cuisinella change de look
- Phildar prend un nouveau départ
- Irrijardin étend son réseau
- Jouetland rejoint Jouéclub
- La distribution s’engage
- La Mie Câline fait école
- Pierre Bellanger : "Le Web s’offre une nouvelle jeunesse"
- L’Atelier enrichit son dispositif de veille
- 3 questions à... Antoine Sire
- 12-20 ans, la génération consommation
- 1 - Suzanne Goirand : "Les frontières entre les générations s'estompent"
- 2 - Une cible qui pèse 3 milliards d’euros
- 3 - Une génération "techno" soucieuse de son look
- 4 - Le jean, leur seconde peau
- 5 - Les clés du succès des enseignes cultes des 15-25 ans
- 6 - Les recettes gagnantes pour parler aux jeunes
- Matelsom, le roi de la literie en ligne mise sur les services
- Cinna, créateur de styles de vie
- Loisirs & Création, le paradis des amateurs du fait-main
- La vie en communauté révolutionnée
- La bicyclette passe la seconde
Une génération "techno" soucieuse
de son look

Mordus de nouvelles technologies, connectés à toute heure, très pointus sur les marques, la mode et les “fringues”… présentation de nouvelles habitudes de consommation.

À quoi les adolescents consacrent-ils leur temps libre ? Selon l’étude de référence Consojunior de TNS Media Intelligence, ils écoutent de la musique, discutent avec leurs amis, utilisent leur ordinateur et regardent des films. Avec Internet, qui pèse de plus en plus lourd dans le quotidien des jeunes Français, toutes ces occupations se chevauchent : les adolescents téléchargent leurs chansons préférées sur Internet, communiquent avec leurs pairs par différents moyens (e-mails, messagerie instantanée, blogs, forums) et peuvent également visionner les derniers blockbusters sans aller au cinéma.

Une Netgénération très équipée
Plus de la moitié des 11-20 ans vivent dans un foyer où les deux parents travaillent : autonomes dès leur plus jeune âge, adeptes forcés des repas destructurés, ils ressentent le besoin de rester connectés à leurs proches. Si ce n’est pas par messagerie instantanée (Internet), c’est par SMS via leur téléphone portable, véritable “doudou” réclamé dès l’entrée au collège. Plus de 70 % des 11-19 ans en possèdent un et son taux de pénétration chez les 15-19 ans dépasse celui des adultes. Très sensibles aux marques, les ados plébiscitent Nokia et Samsung.
Autre “must” emblématique : l’Ipod d’Apple, devenu le “générique” pour écouter de la musique. Les consoles de jeux vidéo de salon ou portables, dont les modèles sont de plus en plus sophistiqués au fil du temps (Sony et Nintendo en arrivent à leur septième génération avec la Play Station 3 ou la Nintendo DS Lite), restent également des équipements incontournables.

Une panoplie vestimentaire savamment étudiée
Poste clé du budget des jeunes : l’habillement, qui permet en outre aux jeunes filles de s’adonner au loisir du shopping. En 2007, les 15-25 ans ont consacré 736 € à leurs achats de vêtements, soit  un total de 5,7 milliards d’euros. Plusieurs produits fédérateurs inter-tribus existent, à commencer par les chaussures : 96 % des garçons et 76 % des filles considèrent qu’elles doivent être de marque : Adidas, Nike, Puma, Reebok et plus récemment Converse. Le jean règne aussi sans partage sur les garde-robes adolescentes. Pour le reste, les garçons préfèrent majoritairement les marques de sport tandis que les filles privilégient la quantité à la qualité : elles aiment renouveler leur garde-robe très fréquemment.

Marianne Gérard
Lulu Castagnette scinde son offre
Charles Lahmi
PDG fondateur de Lulu Castagnette
PDG fondateur de Lulu Castagnette, Charles Lahmi a reçu en 2004 le premier prix décerné par le magazine LSA et la Chambre de Commerce et d’Industrie des « Champions cachés de la croissance » lors d’une cérémonie au Sénat. Lulu Castagnette compte 29 magasins dont 20 dans l’Hexagone et 9 à l’international (dont New York), est présent dans 500 multimarques en France Métropolitaine et 50 corners et stands dans les Grands Magasins.

Comment avez-vous conquis les adolescentes ?
L'ourson, emblème de la marque créée en 1996, a été très rapidement adopté par les jeunes filles. Au travers de cette icône, Lulu Castagnette a capté l’esprit des adolescentes de la fin des années 90, à la recherche d’un univers tendre et encore inspiré de l’enfance. Les pulls en maille à l’effigie de l’ourson sont très rapidement devenus des incontournables de leur garde robe.

Pourquoi ciblez-vous désormais les jeunes femmes ?
Au départ en 1997, nous nous adressions à une cible très jeune avec des collections « casual », basiques et de bon ton. Depuis, le marché du textile a changé, il est devenu plus agressif commercialement et plus concurrentiel avec l’apparition d’enseignes érigées au statut de marque à part entière, avec une mode pointue et des prix attractifs. La clientèle a également changé. Les fillettes d’autrefois sont devenues de véritables pros de mode dès 8-10 ans. Lulu Castagnette s’est adapté à ces fluctuations et a affiné son positionnement de niche. Aujourd’hui, nous ciblons davantage une jeune femme urbaine, active, charmeuse décontractée, enjouée, ouverte sur le monde.

Comment avez-vous repositionné votre offre ?
Nous avons segmenté clairement notre collection : segment kids 2-8 ans reprenant les codes d’origine de la marque, plus doux et tournés vers l’ourson, un segment junior 8-16 ans plus mode adapté à la morphologie des préadolescentes et des adolescentes et un segment jeune femme avec des produits résolument mode en interprétant de façon très féminine les valeurs de la marque.

Quels sont vos projets de développement ?
Dans le cadre d’une stratégie de complémentarité, nous avons misé sur développement d’un univers global de marque, par le biais de licences de fabrication et de distribution en cohérence avec l’image et le positionnement de Lulu Castagnette. Par ailleurs, nous envisageons de développer une nouvelle ligne de textile destinée aux magasins de sports et multimarques spécialisés sport « Lulu Castagnette Week-end ». Nous travaillons également au projet d’un site marchand présentant notre offre complète.
Kaporal 5 mixe le chic
et le rétro
Laurent Emsellem
Directeur général de Kaporal 5
Qu’est-ce qui séduit les adolescents dans Kaporal 5 ?
Lorsque nous avons lancé Kaporal 5 en 2004, nous souhaitions apporter au marché du denim une alternative créative, apportant un esprit vintage et branché. Nous avons très vite habillé les jeunes urbains « branchés » de 15 à 30 ans, qui ont trouvé dans Kaporal 5 une nouvelle façon de porter le jean, des nouvelles coupes, des nouveaux délavages et un marquage fort qui véhicule notre emblème, le logo aux deux ailes. Devant le succès des jeans, nous avons très vite enrichi nos collections de T-Shirts, polos, veste, jupes, tuniques et bermudas. Notre objectif était de proposer une alternative aux marques existantes avec des produits vendus entre 90 € et 120 €. Les jeunes se sont retrouvés dans notre façon d’exprimer le jeans et le streetwear, avec des produits créatifs qui offrent un excellent rapport qualité prix.

Combien possédez-vous de magasins sous enseigne Kaporal 5 ?
Nous envisageons d’ouvrir 14 boutiques sous l’enseigne kaporal 5 d’ici à mai 2008. Depuis le mois de novembre 2007, nous avons ouvert des magasins à Aix en Provence, Toulouse, Nice et Narbonne. Par ailleurs des franchises et magasins en affiliation ou en concession se mettent actuellement en place.

Pourquoi développer ce réseau de magasins en nom propre ?
Ces boutiques en nom propre nous permettent d’être très proche du marché pour affiner la demande du consommateur et de proposer la totalité des produits qui composent nos collections. Nous diffusons actuellement dans plus de 1000 points de vente multimarques en France et 750 dans le monde.

Comment concevez-vous l’agencement de vos concepts stores ?
Le concept a été conçu en collaboration avec le cabinet ID Retail et le bureau d’architectes parisien Métropole Concept. Nous ne voulions pas d’un style trop industriel ou trop vintage. L’idée est de mixer à la fois le chic et le rétro pour donner un autre esprit au jean. Le concept allie judicieusement l’aluminium, le bois et le verre. On y retrouve de vieilles armoires customisées, des étagères vernies, des sols en parquet et résine, des podiums, le tout sous un éclairage tamisé et une ambiance musicale techno. Kaporal 5 a ainsi donné un écrin à ses jeans.
Suzanne Goirand : "Les frontières entre les générations s'estompent"
Une cible qui pèse 3 milliards d’euros
Une génération "techno" soucieuse de son look
Le jean, leur seconde peau
Les clés du succès des enseignes cultes des 15-25 ans
Les recettes gagnantes pour parler aux jeunes
Lulu Castagnette scinde son offre
Charles Lahmi,
PDG fondateur de Lulu Castagnette
Kaporal 5 mixe
le chic et le rétro
Laurent Emsellem,
Directeur général de Kaporal 5
TOP TEN

Les produits les plus achetés par les 15-19 ans avec leur argent :

1 – Tickets de cinéma
2 – CD
3 – Vêtements
4 – Magazines et journaux
5 – Bonbons
6 – Chaussures
7 – DVD
8 – Accessoires vestimentaires
9 – Jeux vidéo
10 – Livres

Les gros achats (téléphone portable, lecteur MP3, console de jeux) sont le plus souvent des cadeaux des parents, auxquels l’adolescent peut avoir participé avec ses économies. Les équipements high tech (ordinateur, connexion Internet) restent le fait des adultes, avec une forte prescription des adolescents.

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