Même les
enseignes de proximité se lancent dans l’e-commerce.
Objectif : générer du chiffre d’affaires
additionnel grâce à des paniers moyens d’une
valeur 3 à 4 fois supérieure.
Les cybermarchés fleurissent sur la toile : expressmarche.com,
driveu.fr, coursengo.com, c-mescourses.com, g20-livraison.com...
Apparue il y a dix ans, la vente en ligne fait aujourd’hui
partie de la stratégie commerciale des enseignes de
proximité. “Nous avons lancé coursengo.com
l’année dernière pour booster les ventes
de Franprix et renforcer notre image de proximité en
région parisienne”, explique Olivier Quélin,
directeur général adjoint de la centrale Franleader,
qui ne regrette pas cet investissement. De 15 euros chez
Franprix, le panier moyen atteindrait 160 euros sur Coursengo
! La tendance n’est pas à ce ratio, mais la
valeur du panier moyen en e-commerce serait tout de même
3 à 4 fois supérieure à celle d’un
panier en magasin. L’explication ? La livraison étant
souvent gratuite autour de 150 euros, les cyberconsommateurs
font leurs courses du mois via Internet.
Trucs et astuces
pour vendre mieux
Assurées de générer du chiffre d’affaires
additionnel, les enseignes investissent massivement sur Internet.
Proxi
Business s’est spécialisée sur
ce créneau. “Nous proposons des solutions avec étude,
plate-forme, design, base produits, formation, aide logistique à 15 000 euros,
mais l’investissement comprenant les moyens
humains et matériels représente plus de 60 000
euros la première année”, explique
Cyril Vinot, responsable commercial de la société.
Et pour aider les supermarchés à rentabiliser
leur site, Proxi Business vient de mettre en place un outil
qui permet au consommateur, avant de valider son panier,
de remplacer des produits de marque par des MDD. Une façon
astucieuse de développer les ventes de produits à forte
marge…
Point critique : cent livraisons par
jour
À la mise en place de solutions Internet pour augmenter leurs ventes,
les distributeurs doivent également trouver de nouveaux moyens pour
optimiser leur logistique. “Souvent, les supermarchés gèrent
eux-mêmes leurs commandes en store-picking, c’est-à-dire
en prenant dans leurs rayons”, explique Gérard Ladoux, secrétaire
général de l’Acsel, Association pour le commerce et les
services en ligne. Mais au-dessus de 100 livraisons par jour, ce modèle
ne suffit plus.
Pour les acteurs les plus importants, des prestataires prennent
en charge le stockage et la préparation des commandes,
ou des entrepôts dédiés sont mis en place.
La solution de livraison ou l’installation de points
relais pour le retrait des commandes représentent
aussi un investissement important. Mais, avec 35 % de
progression du commerce en ligne en 2007, l’investissement
est vite rentabilisé !
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