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Mettez, l’enseigne de l’indémodable
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Alain Francès,
P-DG de Mettez
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Fondée
en 1847, la maison Mettez assure sa longévité grâce à sa
capacité de renouvellement. Aujourd’hui encore,
elle connaît une croissance à deux chiffres grâce à un
nouveau positionnement.
Autrefois célèbre pour sa fameuse “toile
Mettez” indestructible et imperméable, l’enseigne
s’est spécialisée dans la vente de vêtements
de loisirs haut de gamme. Un créneau qui lui assure aujourd’hui
une croissance de 10 % par an. Les explications de son P-DG
Alain Francès.
Racontez-nous l’histoire de
Mettez…
Alain Francès : Elle a commencé en
1847 lorsque cette entreprise familiale a fabriqué la “toile
Mettez”, un tissu très solide en lin et en coton
destiné à de nombreux usages : bâches
agricoles, toiles pour la marine et la pêche, pour
les voitures… et même pour recouvrir les ailes des
premiers aéroplanes. Puis l’enseigne s’est
spécialisée dans la fabrication de vêtements
de chasse. Aujourd’hui, nous avons étendu notre
gamme aux vêtements de loisirs et sommes les seuls à importer
des modèles artisanaux conçus en Autriche. Nous
ne fabriquons plus que quelques vestes de chasse traditionnelles à façon,
dans la fameuse toile tissée à la main qui a fait
notre réputation. Mais nous ne sommes pas sûrs de
pouvoir continuer car le dernier tisserand a disparu…
Quel
est le concept Mettez ?
La recherche de l’authenticité. Nous vendons à la
fois les produits ET leur origine. Aujourd’hui, tout le
monde fait des duffle-coats ou des lodens, mais nous, nous proposons
de véritables duffle-coats anglais, des lodens d’Autriche,
des pulls en poil de chameau d’Écosse… Nous
ne sommes pas dans la mode – je dirais même que nous
la fuyons ! – mais dans l’indémodable.
Notre philosophie n’est pas d’imposer quelque chose à nos
clients, mais de répondre à leur demande. Or, nous
sommes sur un créneau de clientèle aisée,
la génération du baby-boom qui a aujourd’hui
entre 50 et 65 ans. Ce sont des seniors qui, retraités
ou actifs, ont du temps, partent à la campagne, à la
chasse ou au golf. Ils veulent des modèles confortables
et élégants, et des classiques qui forment la
base d’une garde-robe. Mode ou pas mode, là n’est
pas la question. Un loden peut être à la fois ringard
et très mode ! Notre clientèle est la même
depuis vingt ans, et la génération suivante prend
le relais. Notre stratégie est de maintenir la tradition.
Vous
vendez beaucoup de vêtements d’hiver.
Que représentent les fêtes de fin d’année
dans votre activité ?
Ce n’est plus ce que c’était. Mais nous faisons
70 % de notre chiffre d’affaires sur les cinq mois
d’automne/hiver,
de septembre à janvier. Cela dit, nous faisons aussi du
chiffre en été grâce à la “niche” que
l’on trouve dans les collections autrichiennes, par exemple
les chemisiers brodés, les jupes légères
et les modèles en lin… Comme nous ne travaillons
pas avec des soldeurs – question d’image –,
nous gérons nous-mêmes nos fins de série.
Il nous arrive parfois de solder des modèles d’été en
plein hiver. L’avantage, pour le client, est de trouver
un article à n’importe quelle saison.
En revanche,
le problème, pour nous, est d’être
obligés de tourner avec un stock important. Par exemple,
dans les vestes autrichiennes, nous avons 70 modèles en
stock, homme et femme. |
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| Propos
recueillis par Florence Leroy |
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| Photo :
F. Marigaux |
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En chiffres |
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C.A.
en millions d’euros HT
2006 : 1,7
2007 : 1,9
10 %
C’EST LE TAUX DE CROISSANCE actuel de l’entreprise.
1 000
RÉFÉRENCES SONT PROPOSÉES dans les points de vente.
8
C’EST LE NOMBRE DE SALARIÉS de
cette TPE (Très petite entreprise). |
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