De plus en plus,
les sites de vente en ligne utilisent la technologie 3D, au point
d’apparaître dans les univers virtuels des jeux vidéo.
Un phénomène qui, pour ne pas rester un effet de
mode, doit proposer aux consommateurs de nouvelles expériences
d’achat.
Annoncés comme la nouvelle révolution Internet
il y a quel-ques années, les univers de vente en 3D
n’ont pas connu le succès escompté. L’univers
du jeu Second Life (transposition de la vie réelle sur
Internet) n’a pas vraiment décollé, les
centres commerciaux en ligne ne sont pas entrés dans
les habitudes des internautes et la 3D ne s’est pas généralisée
sur les sites e-commerce. Les mondes virtuels ne seraient-ils
donc qu’une mode passagère ?
Pas tout à fait. “La 3D souffre d’immaturité et du
manque d’expérience des distributeurs, comme des internautes”,
explique Pascal Sagnol, conférence manager e-business au salon du e-commerce.
Comme la vidéo, la 3D ne se développera vraiment que lorsque l’usage
sera simplifié.
Ensuite, les sites qui l’utilisent pour créer un nouvel espace de
vente manquent encore de fantaisie et font souvent pâle figure face à ce
qui existe dans l’univers des jeux vidéo, très imaginatifs.
“Les sites 3D ne doivent pas être un reflet de la vie. Sur Internet,
les gens veulent vivre de nouvelles expériences !”, conclut Pascal
Sagnol.
Une règle qui s’applique d’autant plus que “l’expérience” shopping
reste souvent plus complète dans la réalité que sur Internet...
De la 3D mais surtout de l’interactivité
“La 3D est intéressante pour montrer le produit, mais elle n’apporte
une vraie valeur ajoutée que lorsqu’elle est intelligemment associée à l’interactivité.
Reconstituer un magasin virtuel où les avatars peuvent faire leurs courses
n’est qu’une retranscription de la réalité. En revanche,
proposer à l’utilisateur de personnaliser son produit avant de
l’acheter est une expérience nouvelle”, explique Nathalie
Doré, directrice développement international et communication
du site de veille technologique l’Atelier.
C’est pour cette raison que des outils innovants comme
la cabine virtuelle de La
Redoute ou l’essayage en 3D
par webcam de Ray-Ban restent incomplets pour l’utilisateur
final.
De la même façon, l’intérêt
des centres commerciaux en ligne comme, par exemple, www.lecentredumonde.com ou www.shoppinglife.fr, qui recréent en ligne l’expérience
d’achat sur Internet est limité.
En revanche, lorsque
le site d’IKEA permet à l’internaute
d’imaginer des aménagements en 3D en fonction des
cotes de son appartement, il lui apporte une expérience
supplémentaire.
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