Pour séduire les familles européennes qui prennent leurs vacances en France, la marque a entièrement repensé son offre et son identité.
Avec un concept de vacances totalement repensé, Belambra n’a conservé de son ancienne appellation VVF Vacances que les sites d’exception. Nouveau nom, nouvelle image, nouveau positionnement… La marque s’est totalement renouvelée. Le point avec l’initiateur de cette mutation, le président Olivier Colcombet.
Belambra a succédé à VVF Vacances depuis peu. Quelle est l’histoire de la marque ?
Olivier Colcombet : VVF était à l’origine une association créée par la Caisse des Dépôts en 1959. Il s’agissait d’un nouveau concept de villages de vacances pour les familles de cadres de l’industrie naissante. L’idée reposait sur l’attractivité de sites très vastes et extrêmement bien placés. Mais les sites avaient vieilli et la fréquentation baissé. La Caisse des Dépôts a alors décidé de transformer VVF en VVF Vacances, une SA opérant dans un cadre concurrentiel. Fin 2007, nous avions suffisamment repositionné le produit pour lancer la marque Belambra. Il était indispensable de créer un autre nom, pour faire passer le message à notre clientèle d’une offre très différente de celle de VVF Vacances. Belambra exprime notre nouvelle réalité.
En quoi consiste ce repositionnement ?
O.C. : Nous avons recentré notre offre exclusivement sur la France. Deuxièmement, nous avons changé de cible. Il s’agit toujours de la famille, mais européenne. Il était dès lors important d’adapter nos standards de prestations car les familles qui prennent des vacances loin de chez elles appartiennent naturellement à des couches socioprofessionnelles supérieures. Aujourd’hui, 60 % de nos clubs sont modernisés et nous voudrions atteindre 80 % en 2010. Ensuite, nous avons amélioré nos prestations : l’hébergement locatif peut s’accompagner de services hôteliers et nous proposons des formules avec restauration.
Aujourd’hui, comment définir le nouveau concept Belambra ?
O.C. : Nous avons développé le concept de “club ouvert” : nous proposons des activités à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur de nos clubs.
De plus, nous donnons le choix entre une formule “club locatif”, en appartement avec kitchenette et des services à la carte, et une formule hôtelière, où l’on prend ses repas au restaurant. Par ailleurs, nous invitons nos vacanciers à sortir à la découverte des régions d’implantation.
Comment vous différenciez-vous de la concurrence ?
O.C. : Avec 40 000 lits sur 56 sites, nous sommes n° 1 en capacité d’accueil. Mais ce qui fait notre spécificité, ce sont les enfants. Nous en recevons chaque année 80 000, et avons mis en place des clubs enfants par tranches d’âge. Certains accueillent les petits dès trois mois. C’est une grande responsabilité et nous avons du personnel très qualifié en plus d’équipements adaptés.
Vous privilégiez également le canal de la vente directe ?
O.C. : En effet, nous commercialisons nous-mêmes nos produits en exclusivité jusqu’au client final, sauf à l’étranger où nous passons aussi par des Tour Opérateurs.
Nous avons un catalogue et un centre d’accueil téléphonique, multilingue. De plus, pour vendre en Europe, Internet est incontournable. Notre site génère 40 % des réservations, dont une moitié se fait uniquement par Internet, l’autre via un contact pris depuis le site. Aujourd’hui, 14 % de notre chiffre d’affaires est réalisé directement en ligne, et nous avons pour objectif de passer à 30 % d’ici à trois ans.
Un an après le lancement de Belambra, quel bilan dressez-vous ?
O.C. : Le nom est déjà prononcé par notre clientèle de façon spontanée et sympathique mais il va falloir du temps pour imposer notre image de marque. Nous pensons qu’en 2010 nous aurons stabilisé notre positionnement !
|