Le marché aux
puces de Saint-Ouen attire chaque week-end plus de 150 000 visiteurs,
la braderie de Lille plus de 2 millions chaque premier dimanche
de septembre... Les antiquaires et surtout les ventes aux enchères,
en chute depuis les années 90, voient leur chiffre d’affaires redémarrer
(8,7 milliards de francs hors frais en 1997, contre 7,8 l’année
précédente). En bonne voie pour retrouver les scores des années
fastes, près de 10 milliards de francs à la fin des années 80.
“Se faire plaisir en achetant souvent des petits objets de décoration”,
telle est la motivation de 41 % des “chineurs”. “Faire des affaires”
et “trouver des meubles ou des objets insolites à transformer” en
sont deux autres. Restaurer, peindre, lasurer, détourner un meuble
de son usage traditionnel… comble les amateurs.
Les enseignes troquent à échelle nationale
En marge de la brocante, le marché éclectique du troc et de l’occasion
a désormais pignon sur rue avec des enseignes structurées et nationales
telles que La Trocante, le Troc de l’Île, Cash Converters… 67 %
des visiteurs recherchent des meubles, 33 % de l’électroménager,
27 % s’y rendent avec des objets à vendre… Le chineur est très souvent
collectionneur (29 % des Français avouent avoir ce virus). Poupées,
cartes de téléphone, disques anciens… ont désormais autant de succès
que les timbres et les pièces de monnaie.
Luc Ollivier
www.les-puces.com
www.brocantemag.com
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