 |
-Matuvu,
la pub sur des roulettes
- Gateway ouvre les stores
- Xoom en France
- Carrefour encore plus fort au Brésil |
 |
- Les
courses en main pour tous chez Safeway
- Bénéfices “net”, les clés
du succès
- Botanic recrée le
paradis sur terre
-Orchestra au service des
bébés
- G20 sur le web : des
clients en plus |
 |
- Garouste
& Bonetti : "L'éthnique remplace le style français,
les clients veulent rêver"
- Compagnons du Détour,
artistes de la "récup" |
 |
- Euro
et an 2000, Cetelem anticipe les échéances
- Passage à l'an 2000, le
bogue en trois questions |
 |
Décoration
: les goûts et les coûts
- Introduction
- Ambiances et matières,
la maison à l'écoute des sens
-Le design, de l'utile à
l'agréable
- Avec Conran Shop et Ikea, le vent
du nord souffle sur la déco
- Antiquités, brocantes,
puces, chacun retrouve le plaisir de chiner
-Architecture d'intérieur,
les Français sont courtisés par la planète |
 |
- Tour
du monde avec Terre & Décoration
- Ambiance Tiffany, la priorité
au style
- Geneviève Lethu met
le couvert pour notre plaisir
- Bois et chiffons en action |
 |
- Internet
met le feu aux enchères
- Les enseignes bricolent mieux !
- Les abonnés et les connexions
s'envolent |
 |
| -Rentrée
des clases : 14 millions de consommateurs captifs |
 |
-
Consommation des ménages
- Activité commerciale |
 |
|

Le
contemporain et le moderne enterreront-ils l’ancien ? Designers
célèbres et indépendants, Elisabeth Garouste et Mattia Bonetti livrent
leurs convictions sur
les tendances de la déco. |
|
|
De
la “Chaise Barbare”, réalisée en 1979, aux meubles pour le
catalogue automne-hiver 1998-99 des 3 Suisses, Elisabeth Garouste
et Mattia Bonetti déambulent dans l’univers de la décoration
depuis vingt ans. Designers reconnus en France et à l’étranger,
ils créent et réalisent des objets pour le plus grand nombre
ou à tirage limité.
Pouvez-vous retracer l’histoire de Garouste & Bonetti ?
Elisabeth Garouste : Tout a commencé en 1979, une période
où l’on ne parlait pas réellement de décoration. C’était l’époque
du high-tech, c’est-à-dire des meubles fonctionnels. Mattia
Bonetti et moi avons eu envie de créer des produits complètement
différents. Nous avons réalisé une première exposition en
1980, qui a fait couler beaucoup d’encre dans la presse parce
que nous proposions un style très innovant. |
|
|
En quoi votre style était-il innovant pour les années 80
?
Mattia Bonetti : Nous travaillions à partir d’éléments
nouveaux sur le marché de la décoration, comme le bronze
et la terre cuite. Nous aimions aussi beaucoup le fer forgé
; un matériau qui, aujourd’hui, fait fureur. D’autre part,
nous amenions de la couleur. Du jamais vu.
La décoration d’intérieur est très à la mode. Pouvez-vous
dater le début de cet engouement ?
E. G. : Je le situe au début des années 90. Je le relie
à la crise économique. L’attrait pour la décoration a succédé
à l’intérêt des Français pour la mode vestimentaire. Avec
la crise, les gens ont eu tendance à rester chez eux et
à développer un certain “cocooning”. Ils ont eu envie d’aménager
leur intérieur et de se créer un univers personnalisé dans
lequel ils se sentaient bien. Les Français ont alors commencé
à acheter des objets pour leur maison. Cette tendance s’est
confirmée au fil des années et a été soutenue par les médias
qui ont abordé de plus en plus souvent le thème de la décoration.
Pour preuve, le nombre croissant de magazines de “déco”.
|
|
Les
enseignes répondent-elles à cette demande ?
M. B. : En
partie seulement. Il est vrai que beaucoup de boutiques de décoration
se sont ouvertes. D’autre part, des couturiers se sont mis à réaliser
des objets pour la maison : Kenzo, Christian Lacroix, Castelbajac...
Pourquoi “en partie seulement” ?
M. B. :
Je pense qu’il existe encore un grand vide sur le marché de la décoration,
notamment au niveau de l’ameublement. Au Salon du Meuble, je vois
beaucoup de copies d’anciens et très peu de meubles contemporains.
Il y a encore des places à occuper...
Mais que recherchent vraiment les consommateurs ?
E. G. : Ils
désirent se détacher de leur héritage. Les consommateurs prennent
conscience qu’ils ne veulent plus forcément conserver du mobilier
de famille, généralement vieillot. Ils ont envie d’échanger l’ancien
contre du contemporain, voire du moderne, les couleurs bois contre
du fluo, des tons gais et chauds... Ils troquent le style français
contre de l’ethnique (Afrique, Asie...). Ils veulent rêver...
La qualité reste-t-elle une priorité d’achat
?
M. B. : Non, parce qu’elle va souvent de pair avec l’ancien.
Avec Ikéa, Casa... les consommateurs ont découvert des meubles et
des objets de décoration moins bien fabriqués mais aussi moins chers.
Comme les vêtements, le mobilier doit s’user pour être changé plus
souvent.
Quelles sont les tendances à venir ?
E. G. : Le style contemporain va prendre de l’ampleur.
Les distributeurs vont devoir renouveler fréquemment leurs collections
pour suivre la mode et fidéliser leur clientèle. Véronique
Le Hen
Garouste
& Bonetti : 01 43 57 50 07 |
Haut
de la page
Recyclage

Recycler
une vieille porte en table basse, transformer un balcon de fer forgé
en lampe... Les huit salariés des Compagnons du Détour excellent
dans l’art de restaurer et détourner les objets de récupération.
Un concept original présenté par Jean-François Lebrun, l’un des
deux fondateurs de la société.
Quelle est la vocation des Compagnons du Détour ?
Jean-François Lebrun : Elle est triple. Artistique parce que
nous créons des pièces uniques. Écologique puisque nous recyclons
des objets abandonnés. Sociale, enfin, car nous accueillons des
personnes en difficulté. |
Comment est né ce concept ?
Il vient d’une démarche personnelle. J’aime le mobilier original
et je ne peux pas m’empêcher de transformer les objets ! D’autre
part, je trouve que nous vivons dans une société de gaspillage et
c’est inacceptable.
Quelle est votre clientèle ?
Agés de 35 à 45 ans, nos clients sont issus d’un milieu socio-culturel
élevé et disposent de moyens financiers assez importants.
Comment expliquez-vous votre réussite ?
Notre succès passe par l’originalité de notre offre, la qualité
de nos produits, des prix raisonnables et la personnalisation de
notre fabrication. Cette relation privilégiée provoque un effet
de fidélisation…
Barbara Desvilles
Les
Compagnons du détour :
Les
Compagnons du détour
: 01 46 28 00 82 |
Haut
de la page
|