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Grande
première pour Cetelem qui sort une étude sur l'habitat présentant
les comportements et les mécanismes décisionnels des consommateurs
sur ce marché. Michel Jeffroy, directeur commercial de l'aménagement
de l'habitat au Cetelem, et Catherine Sainz, directeur des études,
présentent ce nouvel outil.
Dans quel
contexte s'inscrit l'étude Cetelem sur l'aménagement de l'habitat
?
Catherine Sainz : L'étude s'inscrit dans une démarche globale,
celle de l'Observateur Cetelem. Dans le cadre de ce document annuel,
nous avons décidé de réaliser, ponctuellement, des cahiers sur
des sujets spécifiques. Des thèmes qui sont dans l'air du temps
ou qui correspondent à une demande des marchés. C'est le cas avec
l'étude sur l'aménagement de l'habitat.
Quels sont
les objectifs de l'étude ?
Michel
Jeffroy : Nous avons privilégié la mise à jour des mécanismes
décisionnels présidant aux comportements des Français pour cinq
sous-marchés spécifiques de l'habitat : cuisine/salle de bains,
chauffage, fenêtre, véranda et piscine. Pour chacun d'eux, nous
avons dressé un bilan pragmatique et opérationnel sur la façon
dont sont entrepris les travaux au sein d'un foyer français, de
leur genèse à leur réalisation et leurs conséquences, en passant
par leurs modes de financement.
Quelle
méthodologie avez-vous adoptée ?
C. S. : Nous avons eu une double approche : à la fois qualitative
et quantitative, sur l'ensemble du marché de l'habitat et des
sous-marchés. Au total plus de 1 000 personnes ont été interrogées.
Le marché de l'habitat est très hétérogène.
À qui cette
étude s'adresse-t-elle ?
M. J. : Elle nous rapproche de nos distributeurs en leur apportant
une meilleure connaissance des consommateurs. Cette étude s'adresse
au commercial, à l'artisan, au fabricant, comme au responsable
d'enseigne. En interne, elle permet d'orienter notre réflexion
stratégique et de définir des actions commerciales à disposition
de nos équipes.
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Sur
le marché très concurrentiel de l'habitat, Cetelem
enregistre de fortes progressions et participe, pour
la première fois, au salon Batimat. Michel Jeffroy
dévoile les clés du succès.
Quel
est le positionnement du Cetelem sur le marché de
l'habitat ?
Michel Jeffroy : Il y a cinq ans, animés par la
volonté de pénétrer ce marché, nous avons mis en place
une structure interne, avec des commerciaux et des
produits dédiés. Peu à peu, nous avons acquis la culture
propre à ce secteur. Aujourd'hui, nous possédons une
bonne maîtrise et une meilleure visibilité sur le
marché de l'habitat.
Qu'apportez-vous aux distributeurs ?
Nous nous positionnons en partenaire plutôt qu'en
fournisseur. Au-delà de nos produits, nous leur apportons
nos connaissances des clients et du marché.
Quelles
sont vos perspectives d'avenir ?
Nous allons évoluer vers une meilleure compréhension
des processus de fonctionnement du marché de l'aménagement
de l'habitat. Une connaissance que nous souhaitons
partager au mieux avec les différents acteurs de ce
marché.
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Quels sont
les principaux thèmes de l'étude ?
C. S. : Ils sont au nombre de quatre : l'attitude des consommateurs
face à l'aménagement de l'habitat, la relation des Français au
marché et à ses professionnels, le coût des travaux et leur financement,
et le vécu de ces travaux par les consommateurs.
Qu'est-ce
qui motive les Français à entreprendre une amélioration de leur
habitat ? M. J. : Essentiellement une démarche patrimoniale.
Une fois cette démarche entreprise, le cycle captif dans lequel
entre le consommateur l'amène à adopter une logique de thésaurisation.
Chaque réalisation doit être acquise, les unes s'ajoutant aux
autres.
L'élaboration
des projets d'aménagement est-elle strictement "masculine" ?
C. S. : Absolument pas. C'est une volonté partagée par le
couple qui s'accompagne d'une spécialisation des rôles : la femme
conservera une primauté de prescription en matière d'esthétisme
et de praticité, et l'homme sera plus souvent le garant de la
pérennité du projet.
Comment
les Français perçoivent-ils ce marché ainsi que ses acteurs ?
C. S. : Le savoir-faire des professionnels est perçu positivement
mais la reconnaissance de leurs qualités techniques ne rassure
pas le consommateur dans sa démarche. Il se sent vulnérable et
craint le non-respect des engagements initiaux. Face à ces peurs,
le consommateur se professionnalise. Il peut même aller jusqu'à
réaliser lui-même ses travaux. En conclusion, le consommateur
souhaite disposer de toute l'information nécessaire aux arbitrages,
techniques notamment, afin de déterminer la solution la mieux
adaptée à son cas.
Propos recueillis
par Véronique Le Hen
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L'aménagement de l'habitat, comportements et attentes des consommateurs,
sera disponible sur le stand Cetelem au salon Batimat.
csainz@atelier.fr
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