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Une moyenne
d'âge supérieure à 25 ans, une surface moyenne de 4 m2, des robinets
qui gouttent.La salle de bains des Français fait encore trop souvent
triste mine. Heureusement, la mutation est en marche!
Quantitativement,
tout va bien ! L'Insee est formel : 98 % des Français disposent
d'une baignoire ou d'une douche, alors que dans les années 50,
10 % seulement des foyers possédaient une "vraie" salle de bains.
Qualitativement, ça se gâte ! Si les attentes sont clairement
identifiées : vasques encastrées, séparation des toilettes, cabine
de douche en supplément de la baignoire, seconde salle de bains
pour les enfants, la réalité est nettement plus décevante. La
rénovation de cet espace, dans lequel nous passons plus d'une
heure par jour, devient une priorité émergente dans les investissements
des ménages.
Un concurrent
de taille : la cuisine
"Depuis les années 70, la cuisine se taille la part du lion",
revendiquent les professionnels. Et depuis 1990, la morosité économique
tétanise le rajeunissement de la salle de bains…" Tous segments
confondus, le marché hexagonal stagne donc bon an mal an à quelque
7 milliards de francs. La robinetterie et la céramique sont les
deux postes les plus gourmands, respectivement 29 et 20 % de part
de marché. Le carrelage et le mobilier font parts égales à 13,5
et 12 %… Viennent ensuite les douches, parois et cabines (8 %),
les baignoires (6,5 %) et les accessoires divers (11 %)… Lorsque
la décision d'investissement est prise, quelle somme les ménages
consacrent-ils à leur "espace beauté" ? En moyenne 7 000 à 8 000
francs, ce qui reste peu. Heureusement, la mutation est en marche.
"Aujourd'hui, 65 % des chantiers de rénovation entrepris dans
un logement concernent la salle de bains", peut-on lire dans la
revue professionnelle Cuisign Aquadéco*. Baignoires d'angle, douches
intégrales, jacuzzis… Toutes les salles de bains ont aujourd'hui
l'élément à leur pointure.
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La
cuisine "complète" a la cote
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l'étude Meubloscopie 98 réalisée par l'IPEA, le marché
du meuble de cuisine atteint - après plusieurs années
moroses - 9,5 milliards de francs, soit une croissance
de 1 à 2% depuis deux ans. En moyenne, les ménages
dépensent 9500 francs pour meubler cette pièce maîtresse.
La "cuisine complète" représente 73 % en valeur du
marché, avec une facture moyenne de 20500 francs.
Le kit a du succès, puisque 57 % des cuisines complètes
sont achetées sous cette forme, contre 43% en assemblées.
Circuits privilégiés des ménages, les spécialistes
"cuisine" dominent largement avec 39 % de part de
marché en valeur. Le jeune habitat (Ikea, Habitat…),
reste encore loin avec 9 %… |
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Aller au
devant de la demande
Mais si les Français hésitent, c'est souvent parce qu'ils ne savent
pas à qui s'adresser. Les "bainistes" purs (Bains Plus, Espace
Bain, GME…) sont trop peu nombreux à avoir pignon sur rue. Du
coup c'est encore souvent le "cuisiniste" (Mobalpa, Cuisine Plus,
Schmidt, Arthur Bonnet…) qui s'occupe de la salle de bains. Ce
manque de visibilité de l'offre "salle de bains" est un problème
sur lequel une quarantaine d'industriels avant-gardistes (céramique,
robinetterie, sanitaires…) se sont penchés, en partenariat avec
leurs négociants et installateurs. Un collectif dénommé "Salles
de bains d'aujourd'hui" et un logo sont nés de cette réflexion.
Plus de 500 show-rooms spécialisés font désormais partie de ce
réseau offensif. Objectif : aller au devant de la demande.
Le temps
des "petits plus"
Espace "santé", espace "beauté", espace "forme"… La salle de bains
change de vocation. Bain bouillonnant, accessoires de gymnastique
ou de musculation, douche hydromassage, robinets "économes", meubles
design… de nouveaux besoins émergent. La montée en puissance de
la balnéothérapie confirme bien cette évolution des mentalités
: le marché progresse de 10 % par an, avec 15 000 pièces vendues
pour un chiffre d'affaires de 120 MF.
Florence
Elman
*Cuisign Aquadéco - Revue professionnelle bimestrielle - Tél.
: 01 43 97 95 23 |