Marchés et Perspectives  

- Un été chaud pour la grande distribution
- Les juniors dans la ligne de mire
- Manuel du parfait négociateur
- Le sport fait son cinéma
- Kilo, méga et giga-octet
- Bons de réduction on-line
- "Le chouchou" fait peau neuve
- La "Distribution citoyenne"

- Michel Mouillart : "le marché de l'habitat entretient bien sa forme"
- Consommation et habitat, Cetelem passe au crible
- Cetelem prend ses marques

Décoration : L'habitat dans tous ses états
Introduction
1 - Chaleur domestique
2 - "Brico-conso"
3 - Salle de bains
4 - Artisans partenaires
5 - Extérieurs toutes !

- Les piscines Jean Desjoyaux mettent tout le monde à l'eau !
- K par K, fidèle à son slogan depuis dix ans
- Rénovation, le conseil et le sur-mesure font Lapeyre
- Dynamique Commerciale en ligne
-Immobilier : la valeur "pierre" redore son blason
- La situation de la France
- L'avenir
- Les dépenses des français
 
 


Les prix de l'immobilier remontent et les Français dépensent en moyenne 44000 francs par an pour se loger.

Le secteur de la construction pilier de la croissance dès l'an 2000 ? Pourquoi pas ! Selon l'Insee plusieurs indicateurs plaident en faveur de ce scénario. La démographie porteuse, qui devrait générer une demande annuelle de 300000 logements neufs d'ici à 2005, et la baisse des taux d'intérêt de 10 % à 5,5 % en cinq ans pour les taux fixes sont autant de facteurs favorables au secteur.

Flambée des ventes au premier trimestre 1999
75 % des Anglais, 80 % des Allemands, 85 % des Américains sont propriétaires de leur logement. En France, le taux est stable à 54 %, et les professionnels estiment pouvoir gagner maximum 3 à 5 points ! Principal frein : le prix. Un ménage français doit investir en moyenne 545000 francs pour acquérir une maison. Un prix "artificiel" qu'il convient de surcoter largement en région parisienne et sur le littoral méditerranéen. Pénurie foncière, forte demande et amortissement Périssol obligent, la spéculation s'en mêle inévitablement. En 1998, le prix moyen du m2 a atteint 26400 F dans le neuf parisien, 14600 F à Nice et 9800 F à Dijon.
La valeur "pierre" redore son blason ! La Chambre des notaires affiche une véritable flambée des transactions au premier trimestre 1999 (+ 35 %), avec 35000 ventes, soit 34,7 milliards de francs. Les professionnels retrouvent le sourire de l'avant-crise ! Pour les locataires (39,7 % des ménages), l'heure est à la qualité et à la stabilité des prix. Dans Paris, le prix moyen se stabilise à 83 F le m2, pour 66,70 F* en banlieue.
Le confort s'améliore puisque la surface des résidences principales est passée de 68 à 88 m2 en 25 ans - excepté à Paris, où la moyenne par logement reste de 58,9 m2. Une surface peu adaptée aux familles avec enfants. D'où un engouement pour la maison individuelle, qui enregistre 168200 mises en chantier en 1998 (+ 11 %).

Florence Elman

*Le marché immobilier français - Les chiffres et les sources. Institut de l'épargne immobilière et foncière. Collection immobilier et finances.

http://www.fnaim.fr

L'an passé, 67 % des investissements en bureaux, soit 22,8 milliards de francs, ont été finalisés par des opérateurs étrangers. Des Américains et des Allemands qui profitaient de la frilosité des banques, caisses de retraite et assureurs hexagonaux, encore tétanisés par la crise, pour acheter à bon prix des adresses parisiennes. Les investisseurs français ont redressé la barre en 1998, avec 11,2 milliards de francs de transactions, soit 44 % de plus qu'en 1996. La demande ? Elle porte surtout sur des surfaces neuves de plus de 5000 m2. Un produit rare ! La Défense affiche complet (stock vacant 1,3 %), et 50 % des programmes à livrer en 2001 (Cœur Défense) sont quasiment déjà loués. L'avenir est à l'est : le parc du Millénaire, entre les portes d'Aubervilliers et de la Villette, ressort des cartons. Le m2 y serait à 1200 francs, contre 2200 à la Défense. En 23 ans, le parc de bureaux a doublé en Île-de-France, passant de 22 à 42 millions de m2. En province, il est de 66,3 millions de m2.

 

 





 
3 questions à Catherine Sainz Directeur des études au Cetelem
L'immobilier repart… Faut-il craindre un mouvement spéculatif ?
Pour l'instant les prix restent sages et maîtrisés. À Paris, le prix moyen du m2 est de 15 000 francs. L'embellie confirmée en 1999 a surtout permis de faire fondre les stocks, sans répercussion lourde sur les prix. Aujourd'hui ces stocks ne représentent plus que six mois de commercialisation contre neuf mois en 1997… Les négociations sont plus rapides, et certains produits en vente depuis plusieurs mois trouvent enfin des acquéreurs. Pour l'instant on vend mieux, mais pas plus cher! Le marché est redevenu sain, actif et fluide. Comment réagissent les ménages face à ce retour à la croissance ?
Ils sont plus optimistes… Mais aussi plus exigeants! Certains produits sont très recherchés : la maison individuelle et l'appartement familial de qualité. D'où des tensions sur les prix extrêmement localisées, sur des quartiers dits "résidentiels". Dans la première couronne parisienne, la pénurie foncière limite déjà les mises en chantier… L'investissement locatif est-il encore d'actualité?
Après une période morose, il revient au goût du jour. Le rendement brut moyen est à nouveau orienté à la hausse, en moyenne 7 %, soit un peu plus de 4 % en net. La diminution des taux d'intérêt et les avantages fiscaux rendent l'opération rentable. Et bon nombre de ménages y voient une alternative "revenus" intéressante.

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