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Les prix de l'immobilier remontent et les Français dépensent en moyenne 44000 francs par an pour se loger.
Le
secteur de la construction pilier de la croissance dès l'an 2000
? Pourquoi pas ! Selon l'Insee plusieurs indicateurs plaident
en faveur de ce scénario. La démographie porteuse, qui devrait
générer une demande annuelle de 300000 logements neufs d'ici à
2005, et la baisse des taux d'intérêt de 10 % à 5,5 % en cinq
ans pour les taux fixes sont autant de facteurs favorables au
secteur.
Flambée
des ventes au premier trimestre 1999
75 % des Anglais, 80 % des Allemands, 85 % des Américains sont
propriétaires de leur logement. En France, le taux est stable
à 54 %, et les professionnels estiment pouvoir gagner maximum
3 à 5 points ! Principal frein : le prix. Un ménage français doit
investir en moyenne 545000 francs pour acquérir une maison. Un
prix "artificiel" qu'il convient de surcoter largement en région
parisienne et sur le littoral méditerranéen. Pénurie foncière,
forte demande et amortissement Périssol obligent, la spéculation
s'en mêle inévitablement. En 1998, le prix moyen du m2 a atteint
26400 F dans le neuf parisien, 14600 F à Nice et 9800 F à Dijon.
La valeur "pierre" redore son blason ! La Chambre des notaires
affiche une véritable flambée des transactions au premier trimestre
1999 (+ 35 %), avec 35000 ventes, soit 34,7 milliards de francs.
Les professionnels retrouvent le sourire de l'avant-crise ! Pour
les locataires (39,7 % des ménages), l'heure est à la qualité
et à la stabilité des prix. Dans Paris, le prix moyen se stabilise
à 83 F le m2, pour 66,70 F* en banlieue.
Le confort s'améliore puisque la surface des résidences principales
est passée de 68 à 88 m2 en 25 ans - excepté à Paris, où la moyenne
par logement reste de 58,9 m2. Une surface peu adaptée aux familles
avec enfants. D'où un engouement pour la maison individuelle,
qui enregistre 168200 mises en chantier en 1998 (+ 11 %).
Florence
Elman
*Le marché
immobilier français - Les chiffres et les sources. Institut de
l'épargne immobilière et foncière. Collection immobilier et finances.
http://www.fnaim.fr
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| L'an
passé, 67 % des investissements en bureaux, soit 22,8 milliards
de francs, ont été finalisés par des opérateurs étrangers.
Des Américains et des Allemands qui profitaient de la frilosité
des banques, caisses de retraite et assureurs hexagonaux,
encore tétanisés par la crise, pour acheter à bon prix des
adresses parisiennes. Les investisseurs français ont redressé
la barre en 1998, avec 11,2 milliards de francs de transactions,
soit 44 % de plus qu'en 1996. La demande ? Elle porte surtout
sur des surfaces neuves de plus de 5000 m2. Un produit rare
! La Défense affiche complet (stock vacant 1,3 %), et 50 %
des programmes à livrer en 2001 (Cœur Défense) sont quasiment
déjà loués. L'avenir est à l'est : le parc du Millénaire,
entre les portes d'Aubervilliers et de la Villette, ressort
des cartons. Le m2 y serait à 1200 francs, contre 2200 à la
Défense. En 23 ans, le parc de bureaux a doublé en Île-de-France,
passant de 22 à 42 millions de m2. En province, il est de
66,3 millions de m2. |
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3 questions à Catherine Sainz Directeur
des études au Cetelem
L'immobilier
repart… Faut-il craindre un mouvement spéculatif ?
Pour
l'instant les prix restent sages et maîtrisés. À Paris,
le prix moyen du m2 est de 15 000 francs. L'embellie
confirmée en 1999 a surtout permis de faire fondre les
stocks, sans répercussion lourde sur les prix. Aujourd'hui
ces stocks ne représentent plus que six mois de commercialisation
contre neuf mois en 1997… Les négociations sont plus
rapides, et certains produits en vente depuis plusieurs
mois trouvent enfin des acquéreurs. Pour l'instant on
vend mieux, mais pas plus cher! Le marché est redevenu
sain, actif et fluide. Comment réagissent les ménages
face à ce retour à la croissance ?
Ils sont plus optimistes… Mais aussi plus exigeants!
Certains produits sont très recherchés : la maison individuelle
et l'appartement familial de qualité. D'où des tensions
sur les prix extrêmement localisées, sur des quartiers
dits "résidentiels". Dans la première couronne parisienne,
la pénurie foncière limite déjà les mises en chantier…
L'investissement locatif est-il encore d'actualité?
Après une période morose, il revient au goût du jour.
Le rendement brut moyen est à nouveau orienté à la hausse,
en moyenne 7 %, soit un peu plus de 4 % en net. La diminution
des taux d'intérêt et les avantages fiscaux rendent
l'opération rentable. Et bon nombre de ménages y voient
une alternative "revenus" intéressante. |
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