Les entreprises
de vente à distance possèdent une longueur d’avance dans le commerce
électronique. Le point avec Bernard Siouffi, délégué général de
la Fédération des entreprises de vente à distance (Fevad).
Comment la
VPC se positionne-t-elle par rapport au commerce électronique ?
Bernard Siouffi : Les entreprises de vente à distance pratiquent
le commerce électronique depuis plusieurs années par le biais du
Minitel. Proposer ses produits sur l’Internet est une évolution
logique. Parmi les 300 adhérents de la Fevad, 163 ont déjà un site
et 140 vendent directement sur le Web. Ils ont compris l’intérêt
de l’Internet, qui n’est pas un simple média de transactions, comme
le Minitel, mais véritablement un média d’offres.
La Fevad
a mis en place un système de label pour les sites marchands, quel
en est l’objectif ?
Le “Label site” sera accordé aux sites acceptant les vingt-quatre
règles du référentiel rédigé conjointement par la Fevad et la FCD,
Fédération des entreprises du commerce de distribution. Notre ambition
est de garantir aux consommateurs des commerces de qualité et de
les inciter à faire leurs emplettes sur le net en toute confiance.
Ainsi, en sécurisant les commerçants, le “Label site” rassurera
les clients qui seront encore plus motivés à acheter en ligne.
Les consommateurs
ressemblent-ils aux “accros” des catalogues ?
Non. Sur l’Internet, la VPC touche des consommateurs qui jusque
là n’achetaient pas par correspondance : clientèle plutôt masculine,
à revenus confortables, familière de l’informatique, assez jeune,
pressée, et qui se laisse facilement tenter au bureau par des produits
à valeur ajoutée. En 1998, le CA généré par le Net était de 60 MF,
en 1999 il sera de l’ordre de 400 MF. C’est encore peu, mais tous
les espoirs sont permis. Sans aucune menace pour le catalogue papier
!
Florence
Elman |