Dossier : Cyber commerce  

- Du neuf dans le monde de la distribution
- Changement : "Chers amis du commerce le monde bouge !" par Marcel Doucet

- Christiane Féral-Schuhl : "Aujourd'hui sur le web chacun cherche sa loi"
- Clients et distributeurs au coeur de Cetelem
- Meuble et Internet, quel avenir sur le réseau des réseaux ?
- Un coup de jeune au salon du Meuble

Cyber-commerce, le vrai démarrage
Introduction
1 - Quand l'Internet fait sa publicité
2 - Vente à distance : le passage du média de transactions au média d'offres
3 - Le back office, la solution qualité
4 - Quand le serveur espionne nos envies
5 - Paiement en ligne, des solutions enfin sécurisées pour longtemps !

- Darty, le contrat de confiance en ligne
- 200 références pour le site précurseur d'Ambia
- Club-Internet, star du web
- Bourses sur le web, tout le monde passe à l'action
- La musique en ligne, c'est une révolution en marche !
- La dernière tentation de l'an 2000
- Consommation des ménages, Activité commerciale
 

Les consommateurs ont peur de livrer sur le réseau leur numéro de carte bancaire. Angoisse légitime ou mauvaise information ? La Redoute, qui gère déjà quelques 200 prises de commandes par semaine sur son site Web, assure n’avoir rencontré aucun problème de piratage. D’ailleurs, les acteurs de la VPC se veulent rassurants sur ce point : “le paiement par Minitel n’a jamais été sécurisé et le nombre d’incidents reste anecdotique.”

L’exception française
La mise en place d’un environnement sécurisant – tant pour les acheteurs que, les vendeurs – s’avère une condition sine qua non de développement du commerce électronique. En assouplissant la réglementation sur le chiffrement en 1998, l’État a initié cette étape de mise en confiance des consommateurs.
Explications : pour sécuriser des transactions en ligne, il faut pouvoir utiliser des logiciels de brouillage des données. Or en France, au nom de la sécurité intérieure et de la Défense nationale, il était jusque-là interdit de crypter des données. Ce frein a été levé en mars 1998 par une loi annonçant la libéralisation partielle du recours à la cryptologie.
L’utilisation d’un logiciel permettant de coder des chiffres et des données est donc désormais libre, à condition qu’il soit autorisé par le Service central de la sécurité des systèmes d’information (SCSSI). Des règles qui pourraient encore évoluer, puisqu’une directive européenne est en cours de rédaction. Objectif : harmoniser, d’ici à deux ans, les approches des pays européens.

Quel système utiliser ?
Kleline (filiale BNP-Paribas), créé en 1996, aujourd’hui leader européen des services de paiements sécurisés sur l’Internet, vient de lancer le K-Wallet. C’est un portefeuille virtuel, entièrement sous interface qui permet de régler ses achats sans surcoût, directement à l’écran.
Kleline a opté dans un premier temps pour un cryptage RSA 512 bits hautement sécurisé, mais passera très vite au protocole de chiffrement SET (Secure Electronic Transaction).
En effet, le logiciel de codage SSL (Secure Socket Layer) utilisé jusqu’ici par des centaines d’entreprises est aujourd’hui remis en cause. Car s’il est fiable en matière de chiffrement, il ne permet pas de certifier que la personne réglant un achat sur le Web avec une carte bancaire en est bien la propriétaire…

Lecteur carte bancaire intégré
D’autres solutions émergent, notamment Cybercard (groupement Carte Bancaire, Europay…) et e-Comm (BNP, France Télécom, Crédit Lyonnais…), qui proposent d’intégrer un lecteur de carte bancaire à l’ordinateur. Les banques pourraient aussi proposer ce périphérique à leurs clients. Seul frein le coût : “l’idéal serait de ne pas dépasser 10 euros”, avance-t-on chez CyberComm.
De toute évidence, la sécurisation des paiements électroniques entre aujourd’hui dans sa phase active. Avec des outils de plus en plus sophistiqués : le Pay Line (Experian), le Cybermut (Crédit Mutuel de l’Est), le Paybox du Crédit Agricole, le Sips d’Atos (Secure Internet Processing Service )…
En novembre, cette “caisse virtuelle” gérée par Atos a ainsi traité plus de 60 000 transactions pour quelques 300 enseignes (dont Aquarelle, Dell Computer, Fnac Direct…).
Comme ses concurrents, le Sips utilise des méthodes de cryptage : les numéros de cartes bancaires ne circulent jamais tels quels sur le réseau…
Autre avantage pour l’internaute : l’apparition à l’écran de la mention HTTPS ou d’une clef indiquant que le paiement est sécurisé. Le serveur affiche aussi un certificat de paiement, une preuve d’achat qui remplace le traditionnel ticket de caisse.
Sécurisation pour le commerçant également, puisque chaque paiement est associé à une demande d’autorisation auprès du réseau bancaire CB. La vérification porte sur l’existence de la carte, l’identification du porteur, la solvabilité, et la non opposition…
Et en cas de problème, la hot line d’Atos répond à toutes les questions des commerçants !

Florence Elman

www.redoute.com
www.kleline.fr


Les autres articles du dossier :
Introduction / 1-Les armes de la séduction / 2 - De l'offre à la transaction / 3 - La solution back office / 4 - Base de données / 5 - Le paiement sécurisé


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