Rencontre avec ...  

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- Christiane Féral-Schuhl : "Aujourd'hui sur le web chacun cherche sa loi"
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- Meuble et Internet, quel avenir sur le réseau des réseaux ?
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Cyber-commerce, le vrai démarrage
Introduction
1 - Quand l'Internet fait sa publicité
2 - Vente à distance : le passage du média de transactions au média d'offres
3 - Le back office, la solution qualité
4 - Quand le serveur espionne nos envies
5 - Paiement en ligne, des solutions enfin sécurisées pour longtemps !

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Institutions européennes ou nationales s’évertuent à trouver un statut juridique à l’Internet. Le tour de la question avec Maître Feral-Schuhl.

Spécialisée dans les domaines de l’informatique et des nouvelles technologies, Christiane Féral-Schuhl est avocat associé au cabinet international Salans Hertzfeld & Heilbronn. Elle est aussi l’auteur du livre “Cyberdroit, le droit à l’épreuve de l’Internet”.

Le droit de la consommation est-il adapté au commerce électronique ?
Christiane Féral-Schuhl
: D’une part, le Parlement européen et le conseil de l’Union européenne ont adopté, le 20 mai 1997, une directive concernant la protection des consommateurs en matière de contrats à distance. Elle devra être transposée en droit national au plus tard le 4 juin 2000. Toute personne ouvrant un site web devra faire apparaître clairement un certain nombre de mentions comme le prix TTC, la durée de la garantie, l’éventuelle existence d’un service après-vente. D’autre part, le Centre national de la consommation a rendu un avis en date du 4 décembre 1997 concernant le commerce électronique.

Quels en sont les termes ?
Cet avis insiste sur deux objectifs : premièrement, faciliter l’accès des consommateurs aux sites commerciaux par une “rationalisation” des modalités d’identification des sites (mots-clés standardisés). Ensuite, garantir la loyauté des offres commerciales diffusées par l’Internet. Enfin, le Conseil d’État a rendu public, le 8 septembre 1998, un rapport sur l’Internet. Les auteurs de ce rapport ont retenu cinq priorités parmi lesquelles figure en bonne place le commerce électronique, et tout particulièrement la protection du consommateur.

Quelles sont les principales questions à se poser pour ouvrir un site marchand ?
Trois interrogations sont vraiment récurrentes. La première est de savoir comment faire pour respecter la réglementation française. La deuxième consiste à se demander comment faire la preuve de la transaction en ligne. La troisième question, enfin, concerne la fiscalité liée à l’Internet. Il s’agit d’une zone obscure qui touche notamment le domaine de la TVA.

Et quels sont les point litigieux, les pièges à éviter ?
La plupart des créateurs de sites web ont tendance à utiliser des éléments sans se préoccuper des droits de tiers. L’exemple le plus courant concerne les droits photographiques qui ont été acquis pour un support papier mais pas pour une exploitation “on line”.

Quelle est la principale contrainte du web ?
L’offre diffusée est mondiale et d’autres cadres juridiques peuvent se greffer sur les règles de l’État. Si l’on admet que la loi applicable est celle du consommateur, la question sera de déterminer qui est destinataire de l’offre. Le fournisseur aura donc intérêt à cibler son offre et à connaître la réglementation en vigueur afin d’éviter tout litige.

Propos recueillis par Véronique Le Hen

www.dalloz.fr

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