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Entretien avec
Sabine Duvosquel, vice-présidente de Concepts & Distribution, qui
est responsable du développement et de l’évolution du concept de
Marques Avenue Troyes.
Les centres
de magasins de marques ont-ils toujours leur raison d’être en période
de reprise ?
Sabine Duvosquel : Ce circuit de distribution, né dans les années
80, en période de crise, est solidement enraciné dans les habitudes
d’achats des Français.
La dernière enquête Sofres/Marques Avenue Troyes le confirme : 75%
des Français savent ce qu’est un magasin d’usines et nos centres
commerciaux de magasins de marques représentent la forme la plus
évoluée de ces centres spécialisés; 60 % des consommateurs se rendant
à Marques
Avenue le font au moins une fois par an.
Et ils viennent de loin: 296 km aller-retour
en moyenne !
Pourquoi
les consommateurs viennent-ils à Marques Avenue ?
Les prix,
les marques et le choix sont leurs trois motivations principales.
Le panier moyen est de 1020 francs par voyage. Les étiquettes affichent
des réductions allant de moins 30 % jusqu’à moins 70 % par rapport
au circuit traditionnel. Le bail de Marques Avenue impose aux industriels
présents sur le site un prix réduit de 30 % au minimum.
Comment l’industriel
y trouve-t-il son compte ?
La filière textile/habillement génère 5 à 10 % d’invendus. Les centres
de magasins permettent d’écouler les surstocks des années précédentes
dans de bonnes conditions : respect de la marque et du réseau de
distributeurs, charges d’exploitation limitées, maîtrise des prix,
soutien du centre commercial (études consommateurs, publicité, etc.).
Auparavant,
les marques se débarrassaient de ces invendus, en lots chez des
“soldeurs”. Les produits étaient ensuite revendus dans un environnement
bas de gamme, dévalorisant pour la marque…
Les magasins
d’usines limitent- t-ils les pertes des marques ?
Oui ! Et c’est un atout non négligeable, lorsque l’on sait que les
marques prennent de plus en plus de risques pour sortir des collections
séduisantes... mais sans garantie de succès !
Propos
recueillis par Véronique le Hen
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