Dossier : Promotions, remises, déstockages... l'effet prix ! 

- Du neuf dans le monde de la distribution

- Richard Ladwein : "Promotions, seule la sensibilité compte !"
- Observateur 2000 : L'Europe de la consommation
- Vers une meilleure prise en compte client

Promotions, remises, déstockages... L'effet prix !
Introduction
1 - Il faut savoir solder à point
2 - Marques Avenue écoule les surstocks
3 - Les prix réduits sur le Net
4 - Autos : prix et remises à la baisse
5 - Grande distribution : les promos non stop

- Compositions adapte le meuble
- Aigle à l'aise dans ses bottes et ses vêtements
- Clust.com passe à l'action
- Le marketing en ligne à l'affût des actes d'achat sur Internet
- Jeux vidéo: guerre des prix et course techno !
- La situation de la France
 
 

Loteries, lots gratuits, anniversaires, coups historiques, bons d’achat, semaines du blanc ou du brun… Aucune enseigne ne peut se targuer d’échapper à la spirale infernale des “promotions permanentes.”Les promotions envahissent les boîtes aux lettres, les radios, les chaînes de télévision. Et tant pis si le consommateur sature… Un jour, il finira bien par céder à la pression !

Méga budgets,méga promos
Mais cette guerre commerciale revient très cher aux enseignes qui déploient des trésors de créativité pour attirer le chaland ! La surenchère est permanente, puisque chaque opération concurrente appelle sa réplique, mieux, la riposte... Sans relâche, les empires contre-attaquent !
Les budgets consacrés aux promos ne cessent d’augmenter. Carrefour a doublé ses investissements médias en trois ans, dépassant le cap du milliard de francs annuel en dépenses de communication. Son retour sur investissement ? Une augmentation du taux de pénétration de 2 points par rapport à Auchan, soit quelques dizaines de milliers de consommateurs.

L’effet an 2000
Clients zappeurs profitant de l’occasion ou clients fidélisés ? Un suspense que le passage à l’an 2000 et sa surenchère promotionnelle n’ont fait qu’amplifier.
Les opérations du millénaire, les “coups historiques” de Carrefour (3000 billets Paris-Hong Kong à 2999 francs…), “Changeons la vie pour l’an 2000” d’Auchan (10000 produits en promotion), ou “Changez d’air avec Leclerc pour l’an 2000” modifieront-elles de façon durable le comportement des Français vis-à-vis de leurs enseignes habituelles ?
L’influence sur le chiffre d’affaires est plus facile à mesurer que la fidélité : la campagne massue des “35 ans” de Carrefour aurait généré 18,5% de recettes supplémentaires sur les 18 jours de l’opération, les “100 jours Auchan”, +7,6% à période comparable.

Du prix barré au lot virtuel
Promotions événementielles ou traditionnelles (baisse de prix en tête de gondole et en fond de rayon), les enseignes savent faire jouer l’alternance. Si les premières dopent les ventes par une augmentation de trafic qui peut atteindre 20 %, les secondes entretiennent la fidélité.
Dans les faits, la panoplie des distributeurs est très large: deux collants pour le prix d’un, 50 % de céréales en plus dans le paquet, foire à 10 francs...
Plus sophistiqués, le bon d’achat de 200 francs remis à la caisse pour une dépense de 500 francs au rayon jouets chez Carrefour en décembre, le Grand jeu du millénaire de Monoprix et ses 32 millions de tickets à gratter…

Bientôt la promotion virtuelle
Pour l’Institut Français du Merchandising, les consommateurs restent sensibles à la promotion “visible”, c’est-à-dire celle qui permet de calculer immédiatement son gain. Ils sont en revanche, encore peu réceptifs à la “promotion virtuelle” à la caisse qui fait déjà ses preuves aux États-Unis et permet de recueillir des informations stratégiques sur le client. Le principe est simple : l’achat de deux ou plusieurs produits, listés sur un prospectus, déclenche une réduction en caisse.
Ce type de formule intéresse autant les marques que les points de vente, car la tête de gondole et les formats spécifiques coûtent cher, générant une logistique contraignante (stockage, “queues de promotion”), pour rapporter à terme peu de clients fidèles.
Selon le panel Nielsen, il faut compter en moyenne une dépense de 5000 francs par tête de gondole, pour un revenu supplémentaire de 1000 francs par semaine, avec mise en avant de l’offre et prospectus… Le lot virtuel, en test dans plusieurs enseignes, réalisera-t-il de meilleures performances ? L’avenir proche nous le dira.

Florence Elman

 

Les autres articles du dossier :
Introduction / 1- Magasins et boutiques, sachez solder à point / 2 - Marques Avenue écoule les surstocks / 3 - Prix réduits sur le net : à la pêche aux affaires / 4 - Autos : prix... et remises sont en baisse / 5 - Grande distribution : les promos non stop

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