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Dédiées
à l’industrie ou aux biens de consommation, les places de marché
font leur apparition. Objectif : optimiser les coûts d’achat et
améliorer la chaîne logistique.
4800 milliards
de dollars ! C’est la taille que devrait atteindre le commerce
électronique dans le B to B en 2003, selon le cabinet d’études
Boston Consulting Group. Les échanges interentreprises – ou B
toB – concernent 80 % du commerce électronique si l’on en juge
les prévisions de tous les analystes réunis. De quoi aviver les
appétits des intermédiaires et des éditeurs de solutions pour
Internet, sur un marché dont le vecteur de croissance touche essentiellement
le pilotage des flux et de la logistique (connu sous le nom de
supply chain).
Réduire
les coûts d’approvisionnement
Afin de répondre aux attentes des industriels qui désirent
mutualiser leurs ressources, les éditeurs proposent des solutions
sur Internet baptisées “places de marché”. Particulièrement destinées
aux secteurs d’activités qui font appel à un grand nombre de fournisseurs,
les places de marché mettent en relation l’ensemble des partenaires
de chaque secteur. Elles forment ainsi une communauté intégrant
aussi bien les fournisseurs, les acheteurs, les distributeurs,
les prestataires de services,etc...
L’objectif est d’effectuer des économies d’échelle afin d’obtenir
le meilleur coût à l’achat, même si les acheteurs sont concurrents.
Ainsi, par exemple, Nestlé
et Danone,
qui sont deux compétiteurs, viennent de créer la première place
de marché de produits de grande consommation en Europe. En mutualisant
leurs ressources, Nestlé et Danone comptent améliorer l’efficacité
de la chaîne logistique tout en réduisant les coûts d’approvisionnement
des partenaires qui distribuent les produits de grande consommation.
Boeing, Ford,
Carrefour…
organisent à leur tour leurs places de marché en mettant en place
des réseaux interentreprises sur Internet.
Bataille
entre les éditeurs pour signer avec les industriels
Trois types d’acteurs proposent des solutions de création de place
de marché : les éditeurs de PGI (progiciel de gestion intégré)
tels qu’Oracle,
SAP, IBM,
Peplesoft, JD
Edward… les éditeurs de gestion de la chaîne logistique comme
I2 Technologies
; et les éditeurs spécialisés dans les achats en ligne : Ariba
ou Commerce
One par exemple. Parmi les alliances les plus récentes, citons
celles de Carrefour et Sears
avec Oracle, visant à créer un marché mondial de l’approvisionnement
estimé à 80 milliards de dollars auprès de 50 000 fournisseurs.Danone,
Nestlé et Henkel
ont choisi SAP pour optimiser les flux de production et de distribution
des produits de grande consommation (voir encadré ci-contre).
Côté automobile, Ford, General
Motors et Daimler
Chrysler viennent de créer le plus grand marché virtuel du
monde pour gérer leurs achats auprès des fournisseurs.En utilisant
les nouvelles technologies du Web, les places de marché devraient
permettre aux acheteurs de mieux se concentrer sur la qualité
des produits, la compétitivité et la performance des fournisseurs
ainsi que la rapidité de mise sur le marché. Un nouveau modèle
qui devrait radicalement modifier les méthodes d’approvisionnement
dans la distribution.
Annie
Lichtner
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