Commerce électronique  

- Du neuf dans le monde de la distribution

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- E-boutix :l’annuaire Internet des sites agréés par Cetelem
- Pulsat,la sécurité avec Aurore

introduction
- Bio, la ruée vers l'or vert
- La qualité,cercle vertueux entre producteurs et distributeurs
- Le goût : un enjeu marketing
- La sécurité,un enjeu économique et sanitaire !

- Les étiquettes alimentaires mode d’emploi !

- Michel Bras par mets et par vins
-Côté vert le bio et l’authentique
- Hédiard 150 ans d’épicerie fine et pas une ride
-Les places de marché,un nouvel atout en ligne pour le B to B
- Roller: l’esprit ”glisse“ des pieds à la tête
- La consommation des ménages
- L’activité commerciale
 
 

Dédiées à l’industrie ou aux biens de consommation, les places de marché font leur apparition. Objectif : optimiser les coûts d’achat et améliorer la chaîne logistique.

4800 milliards de dollars ! C’est la taille que devrait atteindre le commerce électronique dans le B to B en 2003, selon le cabinet d’études Boston Consulting Group. Les échanges interentreprises – ou B toB – concernent 80 % du commerce électronique si l’on en juge les prévisions de tous les analystes réunis. De quoi aviver les appétits des intermédiaires et des éditeurs de solutions pour Internet, sur un marché dont le vecteur de croissance touche essentiellement le pilotage des flux et de la logistique (connu sous le nom de supply chain).

Réduire les coûts d’approvisionnement
Afin de répondre aux attentes des industriels qui désirent mutualiser leurs ressources, les éditeurs proposent des solutions sur Internet baptisées “places de marché”. Particulièrement destinées aux secteurs d’activités qui font appel à un grand nombre de fournisseurs, les places de marché mettent en relation l’ensemble des partenaires de chaque secteur. Elles forment ainsi une communauté intégrant aussi bien les fournisseurs, les acheteurs, les distributeurs, les prestataires de services,e
tc... L’objectif est d’effectuer des économies d’échelle afin d’obtenir le meilleur coût à l’achat, même si les acheteurs sont concurrents. Ainsi, par exemple, Nestlé et Danone, qui sont deux compétiteurs, viennent de créer la première place de marché de produits de grande consommation en Europe. En mutualisant leurs ressources, Nestlé et Danone comptent améliorer l’efficacité de la chaîne logistique tout en réduisant les coûts d’approvisionnement des partenaires qui distribuent les produits de grande consommation. Boeing, Ford, Carrefour… organisent à leur tour leurs places de marché en mettant en place des réseaux interentreprises sur Internet.

Bataille entre les éditeurs pour signer avec les industriels
Trois types d’acteurs proposent des solutions de création de place de marché : les éditeurs de PGI (progiciel de gestion intégré) tels qu’Oracle, SAP, IBM, Peplesoft, JD Edward… les éditeurs de gestion de la chaîne logistique comme I2 Technologies ; et les éditeurs spécialisés dans les achats en ligne : Ariba ou Commerce One par exemple. Parmi les alliances les plus récentes, citons celles de Carrefour et Sears avec Oracle, visant à créer un marché mondial de l’approvisionnement estimé à 80 milliards de dollars auprès de 50 000 fournisseurs.Danone, Nestlé et Henkel ont choisi SAP pour optimiser les flux de production et de distribution des produits de grande consommation (voir encadré ci-contre). Côté automobile, Ford, General Motors et Daimler Chrysler viennent de créer le plus grand marché virtuel du monde pour gérer leurs achats auprès des fournisseurs.En utilisant les nouvelles technologies du Web, les places de marché devraient permettre aux acheteurs de mieux se concentrer sur la qualité des produits, la compétitivité et la performance des fournisseurs ainsi que la rapidité de mise sur le marché. Un nouveau modèle qui devrait radicalement modifier les méthodes d’approvisionnement dans la distribution.

Annie Lichtner


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