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Les produits
issus de l’agriculture biologique ne sont plus une niche. Le temps
est passé où seule une poignée d’originaux – végétariens et écologistes
fervents – fréquentait les petites épiceries de quartier en marge
de la grande distribution.
Une demande
supérieure à l’offre
Aujourd’hui, le bioconsomma teur est un actif urbain, âgé de 30
à 50 ans, ayant des enfants. Ses produits préférés? Le chocolat
noir, les lentilles, l’huile d’olive… mais aussi et de plus en plus
les produits bio d’origine animale. Ainsi, sur des références telles
que le poulet, les oeufs, le lait… la demande est largement supérieure
à l’offre. Selon le ministère de l’Agriculture, la production bio
devrait être multipliée par cinq à l’horizon 2004. Quelles sont
les garanties du logo officiel AB (Agriculture biologique) ? Pour
être commercialisé, un produit dit “issu de l’agriculture biologique”
doit être contrôlé et certifié par un des cinq organismes officiellement
agréés en France. De nombreux critères président au cahier des charges
emploi d’engrais “verts”, lutte naturelle contre les parasites,
ingrédients issus à 95 % du mode de production biologique, absence
de colorants chimiques…
La grande
distribution à l’assaut du bio
Où
les consommateurs font-ils leurs achats bio ? Les magasins spécialisés
en “alimentation naturelle” (Les Nouveaux Robinsons, Rayons Verts,
Naturalia, Côté Vert…) et les coopératives bio (réseau BioCoop)
représentent près de la moitié des ventes. Leur force : des magasins
de proximité où le conseil du vendeur prime. Les marchés bio, de
plus en plus nombreux dans les villes, et la vente directe chez
les producteurs totaliseraient de leur côté 20 % du marché. Des
circuits largement concurrencés depuis le début des années quatre-vingt-dix
par la grande distribution (30 % des ventes), même si, pour l’instant,
le bio ne représente pas plus de 1 % de la consommation alimentaire.
Florence
Elman
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