Dossier : Qualité, sécurité, goût... l'ère du mieux manger

- Du neuf dans le monde de la distribution

- Saadi Lahlou : “je mange donc je suis !”
- E-boutix :l’annuaire Internet des sites agréés par Cetelem
- Pulsat,la sécurité avec Aurore

introduction
- Bio, la ruée vers l'or vert
- La qualité,cercle vertueux entre producteurs et distributeurs
- Le goût : un enjeu marketing
- La sécurité,un enjeu économique et sanitaire !

- Les étiquettes alimentaires mode d’emploi !

- Michel Bras par mets et par vins
-Côté vert le bio et l’authentique
- Hédiard 150 ans d’épicerie fine et pas une ride
-Les places de marché,un nouvel atout en ligne pour le B to B
- Roller: l’esprit ”glisse“ des pieds à la tête
- La consommation des ménages
- L’activité commerciale
 

Producteurs et distributeurs sauront- ils travailler ensemble pour que nos assiettes tournent rond ? La démarche est amorcée, sous la pression des consommateurs.

De la protéine en poudre pour les vaches
Selon un sondage Ifop réalisé fin 1999, 44 % des personnes interrogées citent au moins un aliment comme source d’inquiétude. Les femmes, les plus de 50 ans, les cadres supérieurs et les professions libérales sont les plus sensibles à la qualité. 60 % se disent plus vigilants lorsqu’ils mettent un poulet dans leur Caddie et 68 % affirment être prêts à changer de lieu d’achat si une enseigne leur proposait de meilleures garanties sur l’origine et la qualité des produits. Pourtant, selon les spécialistes,jamais nous n’avons mangé aussi sain… Un paradoxe ! En réalité, c’est l’opacité de la chaîne alimentaire qui trouble les consommateurs. Les vaches ne broutent plus l’herbe des prés, mais absorbent des protéines en poudre, les plats cuisinés à l’ancienne sortent d’usines high-tech, la poule pondeuse de l’an 2000 produit 300 oeufs dans l’année contre 78 il y a cinquante ans, la vache laitière fournit 1 000 litres de lait de plus que son ancêtre née dix ans plus tôt. Du coup, le consommateur perd ses repères et s’inquiète. Jusqu’où ira cette course à la productivité ? La qualité, difficilement palpable, n’en prend-elle pas un coup ?

Les distributeurs s’impliquent en amont
Depuis quelques années – au nom de cette qualité –,les grandes enseignes de la distribution signent des accords de filière avec le monde agricole. Objectif : maîtriser les approvisionnements et monter en gamme. Ainsi Carrefour écoule déjà 2 000 bovins signés du logo Filière qualité Carrefour (FQC). Les FQC, au nombre de 77 début 2000, devraient passer à 200 à l’horizon 2003. Carrefour a fédéré 35 000 agriculteurs autour de sa démarche.

Les ingénieurs agronomes à la rescousse
IMême option chez Casino, où les 45 fruits et légumes signés Terre et Saveur ont enregistré une progression des ventes de 15 à 25 % sans aucune publicité. L’enseigne n’a pas hésité à y mettre les moyens : une équipe de cinq personnes, dont deux ingénieurs agronomes, définit les cahiers des charges et accompagne les producteurs sur les méthodes de culture. De son côté, Auchan joue le jeu avec des produits arborant un logo “Agriculture raisonnée”, etc. Les signes de qualité se multi-plient, les officiels (Label rouge, AOC, Agriculture biologique…), et ceux créés par les distributeurs eux-mêmes. Le consommateur ne va-t-il pas finir par s’y perdre ? Un souci d’information s’impose.

Florence Elman

 


Les autres articles du dossier :
Introduction / 1-Bio, la ruée vers l'or vert / 2 - Qualité, le cercle vertueux / 3 - Goût :une éducation à faire / 4 - Les enjeux de la sécurité / 5 - Etiquettes, mode d'emploi